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UNTIL DEATH OVERTAKES ME - Prelude To Monolith (2003)
Par MOX le 17 Décembre 2005          Consultée 1587 fois

Allez, un dernier effort pour planter le panneau…Humpf ! « ATTENTION, FARCE ! ». Voilà, vous êtes probablement nombreux (sûrement, même…) à apprécier toutes musiques cherchant à se définir dans la lourdeur et la répétitivité. Mais reconnaissez-le au moins, à chaque expérience il vous faudra votre lot (dans notre cas, une demi-douzaine suffira) de riffs magiques, peut-être même n’êtes-vous pas trop demandants en acceptant qu’une seule note, qu’un seul accord suffise à exciter votre engouement. Errant un peu dans la même situation, c’était SKEPTICISM qui m’apparaissait comme la musique la plus tangente et la plus difficilement classable dans toutes catégories « metal ».

Bref…il est aisément compréhensible de fouiller un peu autour afin de découvrir d’autres exemples peuplant la frange funeral doom/ambient dont l’hymne à la joie n’est pas vraiment le fonds de commerce, admettons-le. Et il y a ces groupes dont on parle, les « nouvelles sensations », ou très subrepticement la « référence », ou mieux encore l’ « indispensable »… Toujours est-il que le nom d’Until Death Overtakes Me, le principal projet du très affairé Stijn Van Cauter, belge de nationalité, circule. Pire, il est accompagné de bons échos. Alors évidemment, si vous êtes aussi pitoyables que moi, dès que l’occasion à 6€ se présente, vous ne la laisserez pas passer. Tant pis si la pochette mal (très mal) montée sur Photoshop vous repousse, « y paraît qu’c’est bien ».

Alors en fait, je renverse les soupapes histoire de ne plus leurrer qui que ce soit. « Prelude to Monolith » n’est pas bien. Sur cet avis quelque peu soudain, on pourra supputer que je n’y connais rien et que je ne sais absolument pas apprécier la musique ambiante. Ce qu’il y a de vrai (et de sûr) là-dedans, c’est qu’Until Death Overtakes Me peut très difficilement se ranger dans un quelconque contexte doom, quant à l’univers metal… ça fait longtemps qu’on ne le distingue plus. Quasiment, « Prelude to Monolith » est de l’ambient parfumée de guitares, de percussions (de la batterie ? N’exagérons rien) et de chant monocorde ultra-guttural convenu. Cela dit, qu’UDOM (optimisation du temps et de l’espace) fasse dans la voix death glaireuse, sourde et incompréhensible, pas de quoi ni sauter au plafond ni pleurer pour la misère du monde face à si peu d’originalité. Même constat pour les percussions, puisque les idées ont directement été empruntées à SKEPTICISM, aussi bien les gongs que l’extrême distance à laquelle ils paraissent tant le son parvient diminué.

Le gros problème –les gros problèmes- vient surtout de la guitare qui ressemble plus à une fraise de dentiste qu’à un instrument à corde. Une sorte de saturation qui soit s’embourbe dans elle-même au point d’annihiler toute note soit s’aiguise tellement qu’elle en devient horripilante. Et par-dessus ce tas de poussière vient s’incorporer un clavier mesdames et messieurs, qui justifie l’appellation ambient. Maintenant, est-ce qu’on a l’impression de rêvasser tranquillement ou de se perdre en hallucinations morbides…En fait, non. UDOM c’est vide. C’est de la barbe à papa, c’est joli et volumineux à première vue mais c’est surtout empli d’air. Ce sont des morceaux qui n’en finissent pas de se bloquer sur trois pauvres notes synthétisées vraiment hilarantes sorties du manuel d’utilisation. Bon, il faut savoir que mes rapports avec les claviers sont loin d’être sereins, et à cette occasion je ne peux m’empêcher d’imaginer le musicien comblé par toute la puissance du son qu’il vient de trouver en appuyant là. C’est fou comme c’est nul.

Soixante-sept minutes de douleur. Bien évidemment, pas celle que l’on recherche. Mais celle qui consiste à regarder l’avancement du morceau, en déclarant, dépité : « bordel, encore quinze minutes ? Ca lui dirait de trouver une mélodie ? ». Mou, je vous l’accorde, mais ce jamais au détriment d’un moment d’évasion. « Prelude to Monolith » se veut noir, triste, profond. Quelle prétention ! Même pas en fond sonore. Ridicule cinq minutes, chiant comme la mort ensuite.

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