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BRUTAL DEATH/GRIND  |  STUDIO

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2004 Same

TENEBRUM INFECTUS - Same (2004)
Par MOX le 11 Février 2005          Consultée 1576 fois

« Allô ? Monsieur Boulu ? »
« Non, monsieur, c’est la boucherie Sanzot ici »

J’ai la très désagréable impression que cette chronique va faire des émules rien que par la présence de cette pochette au goût douteux. Et pourtant, pas de jumeau de GRONIBARD ou ULTRA VOMIT à l’horizon. Un délire brutal death/grind aux allures peu vierges certes, mais moins débile que leurs compatriotes. Et débile n’est pas à mon sens un défaut, puisqu’il faut bien rire en ce bas monde. Mais on ne manque pas d’humour chez Tenebrum Infectus, il vous aura suffi de zyeuter allègrement la pochette aux faux airs d’étalages de boucherie sur lesquels quelques parties génitales féminines sont nonchalamment mises à la disposition de tout amateur de ce genre de viande. Drôle pendant 5 minutes, l’estomac s’occupe du reste ensuite.

Mais la Boucherie Sanzot est achalandée : 16 morceaux, dont 4 Live, ainsi que deux clips et une production pas mauvaise. Le client en a pour son argent. Si toutefois le client est venu pour assister au découpage à la mode « barbare » de la barbaque… Et ça saigne pendant 30 petites minutes, à coup de morceaux plus courts les uns que les autres. Une galette qui vous laisse donc respirer un peu dès que le groupe daigne dépasser LA fatidique minute musicale. On pourra citer les plus grands groupes de brutal death ou de grindcore sans que cela puisse éclairer votre lanterne de manière évidente. Et pourtant, je n’y vois pas d’intérêt. Chez Tenebrum Infectus, on élève, conditionne et achemine la viande à l’ancienne. Pas de techniques modernes de profit ou de restructuration budgétaire. On se sent chez soi, avec un chant porcin agréablement accompagné de cris stridents, une batterie montée sur Duracell™, des guitares sales et des breaks en veux-tu en voilà.

Alors oui, cette chère Madame Dugenou qui vient juste d’arriver en ville sera assez surprise des coups de hachoirs un peu vifs pratiqués par un boucher masqué, mais la cliente journalière n’y verra plus tellement d’inconvénients. Nos quatre Français n’hésitent pas à envoyer la sauce, ce qui est une bonne base, mais ne présentent rien de vraiment transcendant. Dans ce genre d’essai, on se retrouve souvent à la recherche d’ambiances malsaines, de rythmes fous impossibles à apprivoiser, de spontanéité inhérente au genre grindcore. Alors dans ce « Same », on fait bien quelques bonnes surprises. Des morceaux de 10 secondes qui font toujours leur petit effet « précoce », des couples rythmes réellement lents/rythmes réellement fous qui s’enchaînent très brutalement, ou encore ces passages où tout le monde semble pris de convulsions. On se délecte de ces délires, on se délecte de l’agencement approximatif des structures, c’est l’esprit qui veut ça. On rencontre bien à certains moments quelques riffs menaçants, une simple note hautement saturée et restant en l’air pendant de difficiles secondes dans « My Eternal Last Anguish », une intro particulièrement glauque à mon goût dans « Pig’s Sodomy at the Herta’s Farm » (tout un programme, le clip est d’ailleurs tout aussi explicite…), mais trop peu souvent.

Trop peu souvent l’ouverture de la cage aux lions nous conduit à observer les fauves s’entretuer. Le spectacle est là, le boucher laisse choir de nombreux lambeaux de chairs et s’évertue sur cette pauvre côte « Mais qui m’a foutu une barbaque pareille ? », mais on pourra regretter l’absence de surprises. Sons de guitare dérapants, troupe de sangliers au micro, titres effroyablement courts mais sans cette once de furie qu’on peut attendre, « Same » est un déferlement de violence d’une grosse vingtaine de minutes qui nous amène aux 4 titres Live, dont 3 sont issus de cet album. Ne boudons pas notre joie, même si guitares et batterie sont un peu étouffées, on perpétue quelque peu le plaisir.

Ai-je besoin de répéter que Tenebrum Infectus n’a pas inventé le fil à couper l’eau chaude ? Tout ce qu’ils font, ils le font honnêtement. En effet, gare à vous si vous vendez odieusement le CD promo : « Si tu le vends, t’es un gros porc », me menace-t-on. Pour ma part, même si je ne peux plus regarder volontairement la pochette, je compte sur ce petit condensé pour me laisser m’épancher en cas de journées difficiles. « Il y en a un peu plus, je vous le laisse ? »

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- Miköz (chant)
- Deaddy Sugar (guitare)
- Glenn (basse)
- F..k (batterie)


1. Sutcefni Murbenet
2. Infernal Bewitchment
3. Blood, Flesh And Darkness...
4. Raped In The House Of God
5. Vagina Sickning Pussy
6. Human's Regression
7. Pig's Sodomy At The Herta's Farm
8. The Blooding Cannibal Feast
9. Tenebrum Infectus
10. Vomit Your Soul
11. Gays Fuck Like Christians
12. My Eternal Last Anguish
13. Raped In The House Of God (live)
14. Vagina Sickning Pussy (live)
15. Blood, Flesh And Darkness... (live)
16. Spermatoïd Punishment (live)
17. Infernal Bewitchment (clip)
18. Pig's Sodomy At The Herta's Farm (clip)



             



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