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- Membre : Devin Townsend , Death, Casualties Of Cool

STRAPPING YOUNG LAD - City (1997)
Par JULIEN le 21 Décembre 2003          Consultée 11565 fois

Fichtre mes aïeux, quelle putain de baffe que ce « City » ! Vous croyiez avoir tout entendu en matière de brutalité, vous en aviez assez de vous farcir du Gore Metal à deux euros, de vous allumer le crâne de Brutal Death aussi fin qu’un troupeau de triceratops en furie, de vous taper les soirées cimetières du Black Metal ? Pas de problème, Divin, euh Devin Townsend est là pour étancher votre soif de nouveauté, et vous fracasser la tête par la même occasion !

Bon, c’est vrai, le bonhomme n’est pas un total inconnu. Les amateurs le connaissaient pour sa contribution magique au « Sex And Religion » de Steve Vai, et les esprits avisés s’étaient aperçus de l’existence d’un trublion insolite du nom de STRAPPING YOUNG LAD, dont le premier et très imparfait album « Heavy As A Really Heavy Thing » leur avait néanmoins mis la puce à l’oreille. Mais là, avec « City », c’est plus qu’une mue à laquelle nous assistons, c’est une inexorable évolution accélérée vers les cimes de l’extrême qui nous est jetée en pleine face !

« City », c’est l’aboutissement d’une brutalité sevrée au concentré de rage, dont le vocabulaire exploite toute la richesse des nuances de la colère. Insoutenable ? Que nenni ! STRAPPING YOUNG LAD refuse le concours stupide visant à décerner le prix du plus gros bourrin du cloaque Metal : STRAPPING YOUNG LAD magnifie l’ébattement sanguinaire de sa musique en la soumettant à des radiations mélodiques profondes et d’une beauté malade.

Il faut l’entendre, ce magma qui fait copuler frénétiquement les blast beats les plus impitoyables de Gene Hoglan (assurément l’un des plus grands batteurs du Metal) et les samplers emphatiques à crever (la merveille « Underneath The Waves »), les guitares denses à en filer la pétoche (le monstrueusement agressif «Home Nucleonics » les riffs saccadés proches du passage à tabac sur « Detox ») ou soulevées d’ondulations épaisses et assommantes (« AAA »). Mais comment Devin peut-il parvenir à jouer avec autant d’aisance avec des matières aussi inflammables, et à leur trouver un terrain d’entente improbable, celui du raffinement brutal ?

Difficile à croire ? Et pourtant ! Ecoutez le définitif « All Hail The New Flesh » qui, juste après l'intro emphatique de rigueur (« Velvet Kevorkian »), vous cloue sur place, tant tout y est déjà annoncé avec fracas : Guitares qui dévastent tout dans leur furie protéiforme Thrash-Black-Heavy, samplers et claviers riches, truffés de détails sonores et autres bidouillages électroniques, et qui accompagnent en permanence cette explosion de violence, batterie monumentale qui fusille toute velléité mutine, chant caméléon, oscillant entre débit Black frénétique (ouch, « Oh My Fucking God » !) et les envolées quasi spirituelles, aériennes et vibrantes d’émotion, avec ici et là quelque diction malsaine (« Room 429 »)…

Bon sang, comment ne pas comprendre que STRAPPING YOUNG LAD et Devin Townsend, avec ce « City » imparable, venaient non pas d’exploser les standards de l’extrême, mais tout bêtement d’en définir de nouveaux, à l’aune desquels il faudrait désormais mesurer les évolutions des autres formations revendiquant une fibre belliqueuse ? En cela, « City » est plus qu’une révélation, elle est une déclaration, une invitation à reconsidérer la notion de brutalité, enseignant aux plus acharnés des partisans du « très méchant Metal » qu’il était possible de tuer toute concurrence et de ridiculiser l’intégralité des formations oeuvrant en ces eaux troubles, sans jamais rogner sur le concept de mélodie. En un mot : génial ! Foncez !

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Par JULIEN




 
   JULIEN

 
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   (2 chroniques)



- Devin Townsend (chant,guitare,claviers)
- Gene Hoglan (batterie)
- Jed Simon (guitare)
- Byron Stroud (basse)


1. Velvet Kevorkian
2. All Hail The New Flesh
3. Oh My Fucking God
4. Detox
5. Home Nucleonics
6. Aaa
7. Underneath The Waves
8. Room 429
9. Spirituality



             



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