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DEATH METAL  |  STUDIO

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2024 Suffer & Become

E.P

2021 Antichrist
 

- Style : Hate Eternal, Anaal Nathrakh, Ulcerate, Cryptopsy
 

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VITRIOL - Suffer & Become (2024)
Par REMISSA le 28 Mars 2024          Consultée 802 fois

Oui, vous ne vous y êtes pas trompés, derrière ce sublime artwork, à la fois vivant et immuable, se cache une musique d'une intensité et d'une violence rares, même au sein des extrêmes que nous côtoyons quotidiennement et qui ne nous décrochent même plus ne serait-ce qu’un sourcillement. Cette peinture ophidienne, dont la dolente carcasse osseuse laisse penser à l'envers du décor du "Death Atlas" de CATTLE DECAPITATION, semble prédire le destin tout aussi funeste que nous réserve le deuxième album de VITRIOL. Alors, prêts à souffrir ?

Car les Américains, non contents d'avoir débauché Matt Kilner (GORGASM) au kit, ont également trouvé leur signature musicale en s’extirpant du décalquage de leurs inspirations originelles (HATE ETERNAL, NILE, ORIGIN et compagnie). Cette nouvelle singularité est en premier lieu remarquable par un riffing véloce, dissonant, truffé de tritons et en tremolo quasi constant. L’atmosphère qui s'en dégage est putride et dérangeante, et bien que l'on puisse citer n'importe quel titre au hasard pour l'illustrer, "He Will Fight Savagely" est l'exemple idéal de la violence propulsée sans retenue ni tirs de sommation. Le riffing shreddé apporte une touche ambivalente avec des aspects à la fois blackisants sur la forme et thrashisants sur le fond grâce à leur rapidité et leur explosivité.

Ajoutez à cela une brutalité et une lourdeur à la batterie tout en double pédale et des soli qui viennent se superposer au tout, sans que Rasmussen ne daigne fléchir dans son chant belliqueux, vous conviendrez aisément que cet album, en plus d'être intense, est dense. Ultra dense, au point d'en devenir presque décourageant. Le réduire au simple statut de long exutoire de plus de trois-quarts d'heure serait irrespectueux pour le travail du quartette, mais hélas, son hyper violence révèle à la fois sa force et sa faiblesse : rien ne ressort réellement du lot.
Quelques fulgurances ponctuelles, comme le chant possédé du frontman à la ANAAL NATHRAKH sur "Weaponized Loss" seront notables, mais aussitôt oubliées lors du passage au titre suivant, sans qu’aucun répit entre chacun d’entre eux ne soit proposé.

Paradoxalement, les moments les plus marquants seront l'introduction et l’interlude "Survival’s Careening Inertia" partiellement acoustiques, qui resteront d’autant plus gravés dans notre esprit car d'autant plus inhabituels pour la formation. Ils seront malgré tout plus que bienvenus pour souffler quelques instants, au regard de leur interprétation plutôt "poétique".

Pour en revenir à la brutalité, je n'ose imaginer la torture et la minutie nécessaires pour défendre les titres de cet album en live, et l’inévitable bouillie auditive en résultant dans une salle mal insonorisée ou en plein air avec un mixage approximatif. Même en dégainant son meilleur casque à son spatial il faut s'accrocher, alors je n’ose imaginer dans une fosse sauvage au milieu d'un mosh pit…

Qu'il est ingrat de faire du "Death tout court" ! Le canevas est tellement libre que l'on trouvera toujours à redire sur des passages trop mous, ou a contrario trop déments… Si "To Bathe From The Throat Of Cowardice" avait été un premier coup de semonce, "Suffer & Become" s'impose comme une frappe tout sauf chirurgicale, avec des dégâts collatéraux à souhait. Maintenant que VITRIOL a son line-up de circonscrit et sa marque de fabrique musicale, il ne lui reste plus qu’à marquer les esprits en mettant un peu d’eau dans son vin. Et si, finalement, ce n'était pas la marche la plus haute à franchir, d’acquérir de la nuance dans la violence ?

Note réelle : 3,5/5 arrondi au supérieur car je suis client, mais il pourra en assommer plus d’un.

Morceaux préférés : "Weaponized Loss", "He Will Fight Savagely", "The Flowers Of Sadism".

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   REMISSA

 
  N/A



- Adam Roethlisberger (basse, chant)
- Kyle Rasmussen (guitare, chant)
- Matt Kilner (batterie)
- Stephen Ellis (guitare)


1. Shame And Its Afterbirth
2. The Flowers Of Sadism
3. Nursing From The Mother Wound
4. The Isolating Lie Of Learning Another
5. Survival's Careening Inertia
6. Weaponized Loss
7. Flood Of Predation
8. Locked In Thine Frothing Wisdom
9. I Am Every Enemy
10. He Will Fight Savagely



             



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