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BLACK/DEATH  |  STUDIO

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2016 Violator
2020 Viperous
 

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VREDEHAMMER - Viperous (2020)
Par MEFISTO le 23 Mars 2020          Consultée 1298 fois

Le Black/Death - Death/Black (ou Blackened Death pour les Anglos) n'est pas une science, loin s'en faut. C'est surtout un défouloir et une cible pour les railleries des puristes de l'Extrême, qui le considèrent comme un bâtard engendré par un Blackeux mal dégrossi et une Deatheuse trop romantique. La fusion de ces deux genres, certes si hétéroclites, mais si nichés aussi, est une explosion de lave en fusion qui, la majorité du temps, ne fait pas de quartier. Avec la qualité de production qu'on a aujourd'hui en plus, nous heurtons immanquablement un mur de briques mélodique, violent et… Passionnant.

Je ne vous causerai pas d'engeances telles que BEHEMOTH ou DISSECTION, car ce que les Norvégiens de VREDEHAMMER offrent au monde entier depuis dix ans est d'une autre nature. Ils ne s'inspirent pas nécessairement des forêts sombres où des massacres carnivores se déroulent en toute impunité, ou de la religion-opium du peuple. Ses lyrics sont tout sauf poétiques, car la musique prime.

De ce côté, "Viperous" est une orgie mortelle couplant les biceps et triceps épiques de KEEP OF KALESSIN et le groove sec et efficace d'un SATYRICON. Ouais, c'est antinomique sur papier, mais le résultat est probant. "Viperous" est infectieux des dents à la queue grâce à un matador aussi talentueux que dangereux en Per Valla, qui mène la créature au bâton comme un chef. On avait saisi le génie du bonhomme sur "Violator" et cette cuvée 2020 confirme que le Norvégien en a des tonnes dans les caleçons !

Son secret ? Mis à part, bien entendu, une sauvagerie mélodique et scotchante dans le jeu ? Ce petit saligaud de synthé, qui fournit aérations salvatrices à cette boucherie grondante et, en premier lieu, confère une personnalité au groupe. Rares sont les occasions où de telles notes kitsch se fondent parfaitement dans le lot en évitant le piège de la facilité. Si Per Valla pourra parfois être taxé de DJ raté en raison de ses pianotages curieux, ses idées s'avéreront savamment équilibrées au fur et à mesure que nos esgourdes s'habitueront. Ne vous laissez pas berner par le début de "Winds Of Dysphoria", le synthé chez VREDEHAMMER n'est pas une excuse pour retourner dans le temps, il sert davantage à asseoir les riffs et tabassages en règle de l'ensemble sur des nappes atmosphériques agréables. Un peu comme chez IMMORTAL.

L'osmose qui se dégage de cet enchevêtrement crée la magie dont "Viperous" est le maître et défenseur. Déjà que les guitares soient des instruments de divertissement massif est une bénédiction, alors si en plus l'enrobage ambiophonique est au poil, imaginez les sommets que VREDEHAMMER atteint sur ce troisième album !

La précitée "Winds Of Dysphoria" envoie du très lourd dans les blocs de départ et met la table à une déferlante qui n'aura de cesse de vous faucher en vous drainant de votre hémoglobine. En première ligne d'assaut, "Aggressor" et son refrain catchy fédérera les amateurs, la pièce-titre également avec sa trame inquiétante, alors que les KEEP OF KALESSiennes "Skinwalker" et "Wounds", la groovy et sombre "In Shadow" et l'intéressante mid-tempo en clôture, "From A Spark To A Withering Flame" (que n'aurait pas renié SATYRICON), dévoileront plusieurs facettes de cette bête féroce.

Avec "Viperous", VREDEHAMMER vient de franchir une étape de plus vers le Valhalla. S'il continue sur cette lancée, il sera bientôt le porte-étendard de la nouvelle génération de Metal Extrême norvégien, du Black/Death scandinave et Satan seul sait quoi d'autre.

Cet album, mes chers Nightfalliens, vous rendra accrocs et complètement soumis à sa volonté. Surveillez ces deux crochets venimeux qui menacent de pénétrer dans votre chair… Vous aurez été prévenus !

Note : 4,5/5.

Podium : (or) "Viperous", (argent) le duo "Winds Of Dysphoria" – "Aggressor", (bronze) "From A Spark To A Withering Flame".

Indice de violence : 3,5/5.

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- Per Valla (chant, guitare, basse, synthé)
- Kristoffer Hansen (guitare)
- Kai Speidel (batterie)


1. Winds Of Dysphoria
2. Aggressor
3. Suffocate All Light
4. Viperous
5. Skinwalker
6. In Shadow
7. Wounds
8. Any Place But Home
9. From A Spark To A Withering Flame



             



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