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CHAOSTAR - The Undivided Light (2018)
Par DARK BEAGLE le 3 Juin 2018          Consultée 694 fois

Appréhender un nouvel album de CHAOSTAR est toujours une espèce d’épreuve initiatique qui peut mettre à mal toutes les convictions que vous aviez concernant ce projet particulier. Parce que nous ne savons jamais dans quelle direction nous allons être menés et parce que, surtout, le résultat est souvent abscons. Le groupe de Christos Antoniou, plus connu pour son rôle au sein des Deatheux de SEPTICFLESH, bat le chaud et le froid depuis dix-huit ans, adulé par une frange du public, poliment ignoré par une autre. Tous les albums peuvent être sujet à caution, considérés comme des chefs d’œuvre ou au contraire, comme des actes grotesques et pompeux. "The Undivided Light" sera-t-il l’opus qui parviendra à ranger tout le monde derrière la formation grecque ?

CHAOSTAR propose toujours une musique sombre, puisant aussi bien dans la musique classique, une Pop assez sombre et une espèce de Darkwave qui ferait des ombres sa force motrice. Ici, juste sept morceaux sont là pour nous sustenter, pour 42 minutes de musique tout de même. Cela ne rend pas ce "Undivided Light" facile d'accès, il faut de nombreuses écoutes pour en capter toutes les subtilités. Et il faudra certainement de nombreuses autres écoutes pour se forger une réelle opinion quant à ce disque qui déploie une musique loin d’être inintéressante, mais difficile à apprivoiser.

Il faut dire que le groupe ne fait rien pour faciliter la chose et semble se complaire dans cette façon d’être difficile d’accès. Prenons "Tazama Jua" par exemple. À vue de nez et sans tricher en allant faire un tour sur Wikipedia, difficile de savoir à quelle langue nous avons à faire. Il s’agit en fait de swahili, une langue d’Afrique de l’Est. Et le résultat est vraiment très sympathique, voire très joli à l’oreille, surtout qu’il s’agit là d’un des titres les plus péchus du disque. Seulement cela confirme ce que l’on craignait depuis longtemps avec CHAOSTAR, cette façon de se rendre inaccessible, qui lui confère cette aura élitiste parfois détestable.

La farandole des langues se poursuit directement avec "Blutbad", en allemand. Au final, nous serons confrontés également à l’anglais et au grec. Un voyage linguistique avant toute chose pourrait-on penser et ce n’est pas si éloigné de la vérité. Parce que musicalement l’album peine à décoller. Il a déjà été dit que "Tazama Jua" bouge pas mal et ce après une introduction tout en douceur. Mais les moments d’explosion, où les orchestrations prennent le dessus et imposent une dynamique nouvelle se font rares. "The Undivided Light" est un disque relativement posé, dont la beauté repose sur le chant de Androniki Skoula, qui nous berce doucement.

Malgré tout, l’album laisse un goût d’inachevé. Les parties instrumentales sont souvent très belles, à l’instar des vocaux mélodieux à souhait, mais quand on commence à rentrer dans le trip de certains morceaux ceux-ci s’achèvent brusquement, comme tronqués d’une substance qui les rendrait plus captivants. "Silent Yard" par exemple, pièce-maîtresse de ce disque du bout de ses presque onze minutes, est une énigme en soi. Le titre met du temps à prendre sa vitesse de croisière et quand celle-ci est enclenchée, elle monte en puissance et devient franchement jouissive avant de s’arrêter brutalement, quand on sentait que cela pouvait aller encore plus loin, devenir plus fort, plus intense. Et cela donne une impression de gâchis terrible, de promesse non tenue.

Heureusement, le disque se termine sur "Ying And Yang" qui est, avec "Tazama Jua", la meilleure piste de l’album et qui brille par ses alternances d’ambiances menées par un groupe qui semble avoir ici la flamme. Cependant, difficile d’être entièrement satisfait par cet opus, qui n’offre pas assez de repères ni même suffisamment de morceaux solidement construits et capable d’aller du point A au point B sans se perdre ou se donner complètement, à de rares exceptions près. Et c’est forcément dommage parce que la beauté de la chose est indéniable, mais il manque de nombreuses choses au niveau du fond et de la forme. "The Undivided Light" n’est pas un album abouti, pas comme pouvait l’être l’éponyme, "Threnody" ou encore "The Scarlet Queen".

Comme souvent avec CHAOSTAR les avis vont être tranchés concernant leur nouvelle offrande. C’est un groupe que l’on aime ou que l’on déteste. Certains détestent l’aimer, mais là encore, c’est une autre histoire. Mais finalement, ici, c’est assez décevant en définitive. Difficile de savoir s’il s’agit d’un manque d’idées, d’ambition, de confiance ou un excès de suffisance, mais le fait est que tout ceci est bien plat et qu’il est dommage de se farcir un tel ventre mou pour vivre un final digne de ce nom. CHAOSTAR déçoit donc ou plutôt, il confirme son absence de substance qui transpirait de "Anomima", le précédent opus, également litigieux dans sa forme brute. Ce n’est pas avec ce disque que la formation grecque va rassembler les foules…

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- Androniki Skoula (chant)
- Christos Antoniou (orchestrations, claviers)
- Charalampos Paritsis (violon électrique)
- Nikolaos Velentzas (batterie)


1. Tazama Jua
2. Blutbad
3. Stones And Dust
4. The Undivided Light
5. Memniso
6. Silent Yard
7. Ying And Yang



             



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