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21 OCTAYNE - 2.Ø (2015)
Par GEGERS le 28 Septembre 2015          Consultée 2513 fois

En matière de Hard Rock, on a un peu l'impression que tout a été dit et fait. Se renouveler, oui, mais comment ? Les groupes qui rencontrent le plus de succès, après le revival 70's, sont ceux qui se revendiquent d'une époque glorieuse qu'ils n'ont pas connu, et qui s'efforcent de rallumer la flamme qui animait les mastodontes du styles à leurs débuts. Alors que l'innovation semble se cantonner à la création d'innombrables nouvelles étiquettes, particulièrement dans les sous-genres extrêmes du Metal, le Hard Rock de papa se contente de se rebaptiser "Classic Rock", en référence directe aux années 80 qui voyaient le style imposer son hégémonie dans les bacs et les médias.

En 2015, tout reste donc à refaire et à recréer. Si nos vieilles gloires continuent à faire durer le plaisir tant qu'elles le peuvent, le style à besoin de sang frais. En accolant à son nom le slogan "Classic Rock 2.0", 21 OCTAYNE semble bien décidé à incarner le nouveau visage du style. Fort d'un premier album unanimement salué au printemps 2014, le groupe allemand s'est vu conforter dans l'idée qu'il est sur la bonne voie. Ayant depuis quitté AXXIS pour se consacrer corps et âme à cette nouvelle entité, le guitariste Marco Wriedt n'aura pas tardé, et c'est une bonne chose, à se pencher sur le successeur d'"Into The Open". "2.0", puisque c'est son nom, voit le quartet (désormais trio après avoir débarqué son bassiste à la fin des sessions d'enregistrement de ce nouvel opus) affiner son propos, et le rendre plus percutant. Le premier opus avait séduit par son effet de surprise, et par la capacité du groupe à mêler Hard Rock, Prog, Heavy Metal et même influences funk au service d'une musique percutante et moderne. "2.0" poursuit dans une veine similaire, tout en se faisant à la fois plus direct et structuré.

Le champ d'action reste très large. Sur le morceau introductif, "Devil In Disguise", 21 OCTAYNE propose un riff groovy qui renvoie directement aux ténors des années 80, et Hagen Grohe, dont la voix n'est parfois pas si éloignée de Chris Cornell, s'impose définitivement comme un chanteur exceptionnel, dont la puissance et le feeling constituent l'un des atouts majeurs de l'album. En évoluant vers des sonorités à la fois plus légères et agressives, le groupe livre une poignée de morceaux à la fois directs et rageurs, à l'image de "Take Me Back", sorte de "Modern-Rock FM". Surprenant, non ? En soignant ses refrains ("Love's Just A Heartbreak Away", "The Circle"), le groupe se fait ultra-efficace, servi par un son équilibré conférant un supplément de puissance à l'ensemble. Comme pour contrebalancer cette tendance à se faire plus immédiat, 21 OCTAYNE renforce par ailleurs ses influences prog (les couplets de "Take Me Away") et son concept de melting-pot : "The Circle" en est le parfait exemple, débutant par un riff plombé, avant qu'une basse slappée et un refrain Modern-Rock ne transforment le morceau en ovni délectable. Si le morceau de bravoure reste le titre final, l'épique "Tale Of A Broken Child", dont les dix minutes prennent rapidement des allures de grand 8 émotionnel (ce morceau est une véritable splendeur), l'ensemble de l'album se fait extrêmement travaillé et précis, chaque note semblant à sa place dans ce tout bariolé.

En orientant légèrement sa musique vers un Hard Rock plus direct, 21 OCTAYNE a gagné en efficacité et en force de frappe (celle d'Alex Landenburg est d'ailleurs bluffante). Chaque note, chaque break, chaque refrain, est mis au service d'une musique innovante et unique (qui d'autre oserait poser un solo de guitare flamenco sur les intonations Heavy du morceau-fleuve ?), dont les atours se révèlent un peu mieux à chaque nouvelle écoute. 21 OCTAYNE est unique, c'est un fait. Mais plus que cela, c'est tout simplement sa capacité à proposer des morceaux béton qui en fait aujourd'hui un incontournable pour les amateurs d'un Hard Rock moderne qui ne se regarde pas le nombril.

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Par GEGERS




 
   GEGERS

 
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- Hagen Grohe (chant)
- Marco Wriedt (guitare)
- Alex Landenburg (batterie)
- Andrew „the Bullet“ Lauer (basse)


1. Devil In Disguise
2. Take Me Back
3. When You Go
4. Love’s Just A Heartbreak Away
5. Take Me Away
6. Lost
7. The Circle
8. Date With Myself
9. Fly With Me
10. Tale Of A Broken Child



             



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