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SYMPHONIC MELODIC DEATH M  |  STUDIO

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2004 2 Wintersun
2012 2 Time I
2017 The Forest Seasons
 

2017 The Forest Seasons
 

- Style : Raintime, Kalmah, Children Of Bodom, Catamenia, Brymir, Blackguard, Aether Realm, Skyfire
- Membre : Naildown, Nightwish, Trees Of Eternity, Amberian Dawn, Swallow The Sun, Cain's Offering, Arthemesia, Martin Beck's Induction
- Style + Membre : Ensiferum, Imperanon, Norther
 

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WINTERSUN - Time I (2012)
Par JEFF KANJI le 9 Décembre 2012          Consultée 6719 fois

Il s’est fait désirer ce WINTERSUN et jusqu’à deux semaines de sa sortie, il a encore été repoussé ! Jari Mäenpää, en partance d’ENSIFERUM, avait épaté avec le premier album de son projet WINTERSUN : un Speed/Black empruntant autant aux grands du Speed mélodique (SONATA ARCTICA en tête) qu’au Black vindicatif développé par ses compères d’ENSIFERUM ou encore CHILDREN OF BODOM pour citer d’illustres compatriotes. Huit ans, c’est le temps qu’il aura fallu au grand blond (avec une guitare blanche) pour accoucher du projet "Time". Annoncé assez vite comme la suite de "Wintersun", "Time" se voulait ambitieux dès le départ. Tellement ambitieux que ce n’est qu’une partie de cette œuvre qui arrive à nos oreilles. Et oui, "Time I" constitue la première partie d’un diptyque dont le deuxième volet est supposé sortir courant 2013.

Un magnifique visuel accompagne la musique de WINTERSUN et évoque avec finesse le mélange entre l’hiver, obsession et source d’inspiration intarissable pour les Finlandais, et le temps, autour duquel tournent les textes des morceaux. Au propre comme au figuré, d’ailleurs, car outre les paroles, les quarante minutes de "Time I" sont partagés entre cinq titres, dont un "Sons Of Winter And Stars" en quatre parties dépassant les treize minutes.
Il assure la continuité directe de "Sadness And Hate" qui clôturait "Wintersun" en montrant le visage le plus progressif du groupe et ses atours les plus symphoniques. Et ce qui différencie le plus "Wintersun" de "Time I", c’est la même chose qui fait la différence entre le menu Best Of et le Golden chez Mac Dalle : la taille et le nombre de calories !

Tous les éléments qui caractérisaient "Wintersun" sont ici décuplés, ce qui n’est pas sans conséquences. Tout est deux fois plus. À commencer par l’introduction, magnifique, "When Times Fades Away" qui nous plonge dans l’univers éthéré du groupe. On retrouve tout de suite la saveur hivernale du premier opus mais les arrangements ont pris la barre. Et c’est une myriade de sons qui s’entrecroisent et se complètent, entre voix féminine, percussion tribale et autre harpe qui nous introduisent dans "Sons Of Winter And Stars", très clairement la pièce maîtresse de cet édifice audacieux. Après une montée pompeuse mais épique, c’est un torrent de blast beats qui nous accueille, et comme je vous l’avais dit, (deux fois plus) on est abasourdi. Le son est tellement dense et compact qu’il m’a été difficile de déceler la guitare à la première écoute et de comprendre ce que faisait la batterie ! Mais il s’agit d’une question d’habitude de toute évidence. On comprend mieux, en regardant le DVD bonus, ce qui donne cette densité. L’album est surchargé d’arrangements orchestraux et/ou synthétiques qui ont tendance à beaucoup atténuer l’agressivité des guitares. Ne vous attendez pas à un "Beyond The Dark Sun", vous en seriez pour vos frais. En revanche, les soli, tant de guitare que d’orchestre, foisonnent et nous font tourner la tête.

Et surtout cela ne s’arrête jamais ! Ce qui ne rend pas "Time I" facile d’écoute, loin s’en faut ! Mais l’ampleur des chœurs du refrain, ou plutôt du thème principal je devrais dire et le final monumental du fabuleux "Sons Of Winter And Stars" vous mettra sur les genoux à n’en pas douter. L’ampleur, la densité et la qualité de ce titre-fleuve ont un effet pervers, c’est que "Land Of Snow And Sorrow", qui lui succède, paraît bien fade. Pourtant il ne faudrait pas passer à côté de la sérénité qui traverse ce titre de part en part, d’autant moins qu’il est drivé par un riff plombé. On pourrait rapprocher ce titre de "Sadness And Hate" du premier opus. Cela dit, huit minutes, pour le coup, ça peut être long et si le titre ne manque pas d’attraits, qui continuent de se révéler après des dizaines d’écoutes, il accuse quelques longueurs, notamment à mi-parcours où les seules ambiances éthérées ne suffisent pas à me tenir en haleine. On notera que le tempo a beaucoup ralenti par rapport au premier album, à l’exception de "Sons Of Winter And Stars" un peu enlevé. Quant à "Darkness And Frost", petit interlude pas désagréable du tout, il sert surtout à introduire "Time" en étalant une débauche d’arrangements plus fins les uns que les autres mais un peu indigestes sur la longueur. Autant "When Time Fades Away" était enivrante, autant ce "Darkness And Frost" est un peu emmerdant. Ce qui est bien dommage car je ne doute pas qu’il aura demandé des semaines entières à son géniteur (et je ne parle même pas du mixage de centaines de pistes).

"Time". La chanson-titre a un lourd poids sur les épaules au vu de ce que le groupe a déjà proposé auparavant. Et je dois dire que c’est un peu long à décoller cette affaire. Tout s’éclaire quand Jari Mäenpäa entonne le refrain limpide et particulièrement bien interprété. La ligne mélodique, pas évidente, en devient presque obsédante. En outre on tient sûrement les parties les plus Metal et les meilleurs soli de l’album avec "Time". Une nouvelle fois, les musiciens de WINTERSUN vont nous faire voyager à travers des paysages divers tout en maintenant un semblant de cohérence avec ce beau refrain qui tient le morceau. On n’atteint pas la perfection du "And Then There Was Silence" de BLIND GUARDIAN et à vrai dire, cet enchevêtrement de parties sonne assez bordélique par moments, renforçant l'impression (qu’on n’a pas pour la première fois) de ne pas comprendre ce que l’on écoute. Toutefois une fois l’album terminé, on a bien écouté la directe suite de "Wintersun" ! Faites l’expérience, vous verrez.

"Time I" est donc un gros pavé, à l’avenant de la superbe édition limitée concoctée par Nuclear Blast, qui témoigne d’un talent de composition, et surtout d’arrangements, bien au-dessus de la moyenne. Mais l’écoute de cet album vous lessivera sans aucun doute et la déception n’est pas très loin. La rage Black et la concision de "Wintersun" manquent à l’appel. Les compositions ne sont clairement pas dans cette optique et cinq titres, dont deux introductions sont finalement bien suffisants, l’indigestion étant évitée de justesse. Je ne recommande pas l’écoute intégrale de l’album sans des capacités d’attention aiguës faute de quoi vous risquez d’y trouver un bordel sans nom, ce dont il peut parfois donner l’impression.

Le loukoum c’est excellent, mais bourratif.

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   (3 chroniques)



- Jari Mäenpää (vocaux, guitare, programmation)
- Teemu Mäntysaari (guitare, chœurs)
- Jukka Koskinen (basse, chœurs)
- Kai Hahto (batterie)


1. When Time Fades Away
2. Sons Of Winter And Stars
- i Rain Of Stars
- ii Surrounded By Darkness
- iii Journey Inside A Dream
- iv Sons Of Winter And Stars
3. Land Of Snow And Sorrow
4. Darkness And Frost
5. Time



             



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