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PUNISH YOURSELF - Disco Flesh: Warp 99 (2001)
Par ROOTSPACOROOTS le 11 Août 2009          Consultée 2056 fois

Ah le mouvement hippie et sa conception du sexe totalement déculpabilisée sous fond de psychédélisme et d’acides. Quel bon temps c’était que de pouvoir se livrer à ces multicoït le cerveau complètement embrumé de vapeurs neurodégénératrices (je parle pas pour moi, vu que je suis encore puceau).
Oh ! Et puis le mouvement punk avec son aspect radical et complètement déluré.
Ça c’était la décadence, la vraie !
Et merde le rock n roll, l’ancêtre de tout ça, on en fait quoi ?
Putain, et ne parlons même pas du glam…
En ces temps là, on puait l’alcool, la drogue, la cyprine, le fun… jusqu’aux années 90. Oui, ces sombres années qui virent l’apparition de NIRVANA, KORN, NINE INCH NAILS et consorts ; reflets d’une société perdue où la décadence fut utilisée à des fins négatives par un point de vue pessimiste. Le fun avait disparu. On pouvait chopper des maladies irréversibles avec son sexe, on pouvait devenir un légume avec la drogue, bref ça rigolait plus !

Alors aujourd’hui à quoi rime la décadence ?
- Le strass et paillettes a été légalisé et normalisé dans nos chères discothèques aseptisées.
- La techno a failli nous faire rêver mais s’est très vite mordu la queue.
- La décadence pessimiste est aujourd’hui difficile d’accès derrière notre rideau décoré de bisournous. Le Black Metal se terre de plus en plus dans un anonymat surfait, l’industriel se politise, le Grunge et le Neo Metal sont morts.
- Reste le Grindcore et le Death Metal, assez proches de la mentalité punk du début mais souvent incompris et bizarrement intellectualisés.

Mais heureusement résident, dispersés par ci par là, des tarés qui ont décidé de farcir le cul de l’intelligentsia de piments rouges afin d’égayer un peu notre petit monde vacillant entre le gris tristounet et le rose bonbon superficiel ; ces tarés qui perdurent à essayer de nous faire comprendre que la décadence n’est point morte, que l’étendard de la rock 'n roll attitude est encore levé bien haut vers un ciel qui se veut rester bleu... alors qu’on le veut tout sauf bleu.

« We don’t sell no revolution
We don’t sell no decadence
We don’t sell nothing
We want apocalypse ! »
Voilà le slogan inscrit en plein milieu du boîtier regroupant les 2 premiers disques de PUNISH YOURSELF.

En 4 lignes, le groupe vient de résumer son rôle sur terre. Car oui ces tarés ne font pas partie de ces décadents du week-end qui, après avoir vomi leur pack de kro, rentrent se masturber sur leur cuvette jacob delafon briquée et cirée en espérant que lundi, ils soient en forme pour ne pas que leur chef chéri décide de changer d’intérim (ouahh trop rebelle !°)

Avec PUNISH, on picole et on se drogue toute la semaine, on nique tout ce qui bouge (homme, femme, autre) et on vomit sur les mocassins cirés de son connard de boss. Bref, on préfère rester insouciant que blasé.

PUNISH, c’est 4 timbrés qui ont décidé de nous pêter les escourdes avec une sorte d’Électro/Indus Thrash cyberpunkoïde, le tout brodé autour d'un visuel futuro-débridé proto-série z, ces membres se recouvrant le corps d’une peinture fluo leur donnant l’allure de zombies junkies radioactifs. Oui oui, des zombies camés venus sur terre pour nous asservir de leur Techno Metal de sauvage.

Mais écoutez-les moi ces brûlots de ce "Disco Flesh" au lieu de me fixer avec vos grands yeux d’aussi convaincu par mes dires que Costa Gravas par la pertinence des films de Christophe Lambert. Ecoutez-moi ce "(Let’s build) a station in space" le cerveau sous ecsatzy et ressentez les cotês pêchu, dansant et défoulatoire de cette bombe. Branchez-moi "Sexy" avec sa structure très mansonniene ou ce "Suck My T.V." aux relents punky. Oh et puis faites-moi sisir et régalez-vous d’un coït sous acide sur le lancinant "Enter me Now". Le tout est orchestré autour de la voix de VX 69, sorte de croisement entre un Johny Rotten et un Stefan Ackermann, nous assènant de ses vocaux tantôts lascifs, tantôt revendicatifs.

MINISTRY n’est pas assez électro, ATARI TEENAGE RIOT est trop bruitiste et trop politisé, NINE INCH NAILS est trop nombriliste, Marilyn Manson est trop dispersé, vous aimeriez savoir ce que donnerait la musique des SEX PISTOLS et des STOOGES s'ils composaient leur premiers albums aujourd’hui ? Alors n’hésitez plus, tapez-vous un rail, allez péter une vitrine et volez ce disque !!!!!!!!... (ou bien allez l’acheter après votre activia chez un disquaire, mais c’est moins fun).

Notons quand même qu’on écroule pas non plus sous l’avalanche de tubes comme sur son successeur mais bon « le style Punish » tient, sur cette galette, à se préciser.

L’ensemble reste encore trop hétérogène de par le surplus de certains titres peut être trop « ambiant » ; mais bon, pour nous apporter autant de jouissance dans une industrie musicale croulant sous le prévisible on met 3,5/5. Oui c’est mérité, C’EST MERITÉ JTE DIS !

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1. Radio Jazz
2. (let's Build) A Station In Space
3. Sexy
4. Suck My T.v.
5. Blast Off Siddharta Junkie
6. No One To Talk With
7. Atomic Alarm Broadcast
8. Night Of The Hunter
9. Enter Me Now
10. Criminal
11. Old-brother Left Hand
12. Night-club



             



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