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- Membre : Angra

TWILIGHT - The Time Has Come (2007)
Par BAST le 5 Juillet 2008          Consultée 1337 fois

Samedi soir, Pierrot le voisin organise sa séance photo annuelle. Pas de chance, il a convié tout le quartier. Pas de chance, personne n’a été oublié. Pierrot aime les clubs de vacances. Et Pierrot n’a rien contre les jolis paysages. Mais Pierrot est du genre à économiser ses semelles. Alors pour ses photos, il se borne à l’unique panorama garanti par sa location. Forcément, les clichés de Pierrot, on en fait vite le tour. Il aura beau les commenter consciencieusement, insistant davantage sur la manière dont le compact a été utilisé que sur le sujet capturé, le diaporama aligne les mêmes couleurs, les mêmes proportions : la mer turquoise, le ciel en dégradé et une ligne éthérée qui les sépare. Pour rompre la monotonie, Pierrot dévoile quelques scènes de vie péchées dans un des villages alentours, organisés en grande pompe pour plaire aux touristes. A force de capturer les mêmes images, Pierrot s’aventure dans des cadrages différents, abuse des gadgets embarqués, s’amuse avec l’obturateur. Ca ne rend pas la soirée plus passionnante pour autant mais permet au moins à son organisateur de partir régulièrement d’un rire tonitruant, qui demeure la plupart du temps sans écho.

Les argentins de TWILIGHT, Pierrot aurait pu le coacher. Avec un minium de dispositions musicales, il aurait été en mesure d’indiquer quelques directives à peu de frais : piocher à proximité une bonne poignée d’éléments facilement accessibles, puis les amalgamer en toute simplicité. Du coup, « The Time Has Come » se présente avant tout comme une formation avec peu de suite dans les idées mais capable un instant de faire croire qu’on va passer un bon moment.

Car en toute bonne foi, « The Time Has Come » ne peut être taxé de mauvais album. Il est plutôt bien fait, souvent accrocheur ou entrainant. Et puis un speed mélodique pur jus qui tente de nous refaire le coup du « Return To Heaven Denied » de LABYRINTH (au point de pousser le mimétisme jusque dans la voix de Mariano Midletton, parfois proche à s’y méprendre de Rob Tyrant), pourquoi pas. Se souvenir de la vague revival gonflée d’écume dix ans plus tôt, ça ne mange pas de pain et ça fait même plutôt du bien. D’un autre côté, pas toujours évident de se farcir des compos sans personnalité, des mélodies tombées du camion, des plans qui n’ont plus rien de plans tant ils ont été manipulés et orientés dans tous les sens. En dépit de compos assez bien faites (« Welcome To My World » et sa pointe nostalgique, « Fantasy Temple » et son entrain très bon-enfant, « Deadhearts » et sa pêche communicative ou surtout « Katrina », excellent titre de speed mélo à l’italienne), en dépit d’une production de bonne tenue, en dépit d’une expérience sur scène intéressante (première partie d’ANGRA, de SONATA ARCTICA ou de SYMPHONY X en Argentine), « The Time Has Come » arrive trop tard et pas assez bien fagoté. LABYRINTH a déjà fait mieux. Il y a dix ans. Si on se laisse prendre au jeu, tout doucement, la partie de plaisir ne dure pas assez longtemps. A part « Katrina », les titres réellement marquants se font trop rares.

La fameuse vague revival évoquée plus haut a deux caractéristiques. La première, c’est sa propension à revenir régulièrement dans mes chroniques lorsqu’il s’agit d’évoquer un album de heavy mélodique. Preuve que le genre dont il est ici question se voit accoler un passé composé davantage qu’un présent. La seconde, c’est qu’après s’être dressée à en bouffer l’horizon, elle est peu à peu retombée. En phase de ressac, de marée descendante, elle ne vivote que par à coups, lorsque les références du genre veulent bien sortir un album digne de ce nom (le dernier HELLOWEEN) ou lorsqu’un nouveau visage se montre plus rayonnant que les autres (TIMELESS MIRACLE, INSANIA, OLYMPOS MONS). En même temps, une bonne baignade ne se mesure pas à la hauteur des vagues. Et puis à force d’écouter du speed mélodique chahuteur, une trempette pépère dans une mer étale, ça a du bon, ça repose. Et ça fait de jolies photos, faciles à cadrer. Un album pas franchement désagréable, mais beaucoup trop juste pour prétendre séduire un auditoire encore à l’affut, mais de plus en plus clairsemé. La suite pourrait se faire plus marquante, pourquoi pas, TWILIGHT dispose de quelques atouts qui peuvent le faire espérer. Reste à savoir exactement quoi en faire.

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- Filipe Castejon (basse)
- Claudio Reis (batterie)
- Andre Luiz Linhares Bastos (guitare)
- Tomas Kenedi (chant)


1. Welcome To My World
2. Lost In Time
3. My Beloved
4. Fantasy Temple
5. The Rower
6. Deadhearts
7. Katrina
8. No Tears, No Fear
9. Lord Of The Twilight
10. Dark Lord's Revenge



             



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