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2007 Kikelet

ECHO OF DALRIADA - Kikelet (2007)
Par BAST le 12 Octobre 2007          Consultée 3148 fois
Autant rapidement planter le décor et contredire cette pochette peu encline à favoriser la lecture complète de cette chronique. ECHO OF DALRIADA est hongrois et joue du heavy folk. Le menu concocté fait la part belle aux lignes de chant qui s’égrènent sous la forme de comptines, au violon sautillant et entrainant, aux parties acoustiques ou encore à un piano mélancolique adroit. Pour étoffer les présentations, précisons que la formation a choisi comme vecteur linguistique sa langue natale ; parce qu’elle emprunte à l’histoire de sa nation la plupart des thèmes abordés et quelques mélodies traditionnelles. ECHO OF DALRIADA déboule un peu comme un héritier de CRUACHAN à l’intransigeance moindre quant à la domination consentie aux couleurs folkloriques. A contrario, les hongrois tiendraient d’un ELVENKING qui aurait abouti à une dilution plus achevée entre la section metal et les mélodies tirant leur essence des mythes et des légendes. Si les parties folk donnent un ton fort, la section heavy leur oppose un droit d’exister sans équivoque. Au point que les deux finissent par s’assembler et ne faire plus qu’un.

Alors, que vaut à ECHO OF DALRIADA une note aussi positive ? A mon sens, le groupe dispose de plusieurs atouts qui méritent un temps d’arrêt sur son cas. Le premier réside dans les lignes de chant que j’évoquais plus haut. Riches ou variées, elles surprennent de bout en bout. ECHO OF DALRIADA livre là un travail d’écriture impressionnant, quoique je sois incapable de mesurer la part d’emprunt au folklore hongrois. L’alliance réussie entre le folk pur et dur (le chant, les cordes sur « Búcsúzó »), la scène heavy représentée par STRATOVARIUS ou HELLOWEEN (le refrain fédérateur de « Vándor-Fohász », l’intro de « Tűzhozó », la rythmique de « Szentföld ») puis le courant black (les riffs et le chant de « Tavasz Dala », certaines parties de batterie) constitue un autre avantage. Là encore, la surprise est de mise. D’autant plus qu’ECHO OF DALRIADA n’a pas attribué à chaque titre un penchant pour l’une ou l’autre de ces influences mais à choisi de les intégrer sur la longueur de l’album, sans qu’aucune dominante ne soit réellement décelable, proposant des enchaînements bien foutus et novateurs : l’arrivée du refrain sur « Táltosének », par exemple, l’intro puis les accélérations de « Tűzhozó », ou encore le clavier de « Szondi Két Apródja II.rész ». Le nombre d’éléments ainsi agencés procurent une variété longue à sonder. Il suffit pour s’en convaincre d’écouter « Szondi Két Apródja II.rész ». Entre son intro à la LUCA TURILLI, ses lignes de chant médiévales ou son break arabisant, les cinq minutes laissent en tête des souvenirs tenaces. L’un des meilleurs titres de « Kikelet », sachant que ses congénères ne font pas pâle figure, loin de là. Enfin, je souhaite m’attarder un instant sur le chant et souligner la qualité de ce duo de voix, féminine dans les interventions de Laura Binder, masculine lorsque Ficzek Andras est mis à contribution, la première se chargeant des passages les plus caressants, le second intervenant pour gonfler l’intensité des titres (« Szentföld », « Néma Harangok »). L’une ou l’autre se montrent justes, convaincantes et jouent de manière considérable dans la qualité finale de « Kikelet ».

Fort d’un troisième opus impeccable, ECHO OF DALRIADA progresse encore et encore, reléguant les hésitations de « Fergeteg » loin derrière. Parce que les hongrois ont su mêler de nombreux ingrédients, parce qu’ils se sont montrés adroits dans ce louvoiement entre le heavy, le folk ou l’extrême, parce que le chant a nettement gagné en assurance, « Kikelet » est promis à une durée de vie enviable. Danse traditionnelle autour d’un feu de camp, repas festif de peuplades reculées en temps et en distance, repos à peu près mérité du guerrier, bestiaire mythologique, histoires héroïques rapportées par l’ancêtre du village, chant du cygne escortant les légendes vers les tréfonds de la mémoire, « Kikelet » ouvre à l’imaginaire un univers riche et chamarré.

Une info qui a son importance pour faciliter les recherches ultérieures, le groupe vient tout juste de raccourcir son nom, pour s’intituler plus sobrement DALRIADA.




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- Rieckmann Tadeusz (batterie)
- Binder Laura (chant, violon, flûte)
- Varga Gyorgy (basse)
- Németh Szabó Mátyás (guitare)
- Nagy Gergely (clavier)
- Ficzek Andras (chant, guitare)


1. Búcsúzó
2. Kikelet
3. Vándor-fohász
4. Táltosének
5. Néma Harangok
6. Szentföld
7. Tûzhozó
8. Tavasz Dala
9. Szondi Két Apródja Ii.rész



             



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