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DRAGONLORD - Through The Time (2007)
Par BAST le 25 Juin 2007          Consultée 3532 fois
Fichtre...
Que faire ?
Emprunter le pseudo d’un autre ?
Crédibilité zéro. Personne dans l’équipe que moi ne peut apprécier un album pareil...
M’exiler sur un autre site ?
Impossible...
Mentir ?
Je ne peux pas...
De toute façon, je suis déjà grillé, cette chronique est publiée...

J’me disais, tout guilleret : DRAGONLORD, une bonne occasion de dire du mal d’un groupe de heavy symphonique. C’est pas tous les jours, hein ? Après l’abominable premier album, « Dive », peu de chances que son successeur fasse beaucoup mieux. Je me suis planté. Où sont passés les titres heavy bâclés, sans saveur ? Et le chant affligeant ? Bon, c’est vrai, j’aurais pu me montrer davantage perspicace. « Dive » a été enregistré dans des conditions difficiles puis sorti avec un mixage incomplet. Une progression semblait légitime. Mais je ne m’attendais pas à ça. Pour une mauvaise surprise...

Heureusement, il reste encore quelques défauts. Parce que passer d’une étoile à quatre ou cinq, c’aurait fait vraiment beaucoup. Trop. Qu’on se le dise, « Through The Time » n’a donc plus rien à voir avec la médiocrité de « Dive ». Sans pour autant confiner au génie, la cuvée 2007 de DRAGONLORD démontre qu’il peut être prématuré de condamner une formation à l’aune d’un seul album. Ca m’apprendra...

Et pourtant, la seconde offrande de ces espagnols ne débute pas de la meilleure des façons. « Ridicule » définit pertinemment l’intro avec narrateur. Puis les premières minutes de « Dragon Lord Tales » rappellent les travers de « Dive » : lignes vocales poussives, chant approximatif. Jusque là, j’étais plutôt content, tout concordait. La suite s’annonçait bien. Hélas, à compter du refrain convaincant, ce titre prend une autre tournure. Il y a même un long solo excitant avec une touche néo-classique. Et là, j’ai commencé à douter... « The Sword Of The Rising Sun » m’a fait encore plus de mal. Les espagnols ont intégré dans leur rang une chanteuse, Zuberoa Aznárez. Et force est de reconnaître que celle-ci se débrouille mieux que son confrère. Quelques problèmes de justesse m’ont rassuré. Pas assez. Avec « The Fastest Law », je me suis effondré. L’un des meilleurs titres de l’opus est épique, fédérateur et le refrain porté par des chœurs me plait beaucoup. Une petite merveille dédiée au far-west. L’ambiance y est convaincante et on se laisse facilement porter.

Voila, je suis fait. Ca commençait à sentir mauvais, de toute façon. Et ce n’est pas la suite qui va me soulager.

Car après ce lent affermissement, elle ne faiblit pas, s’orientant d’ailleurs vers un heavy davantage orchestral. Comme sur l’arabisant « Desecration », bourré de breaks comme au bon vieux temps de SOEL - ambiances fantasy garanties – ou encore sur « Tribute (To My Horse) », bon petit morceau à la DARK MOOR avec de jolies montées en puissance et une guitare adroite.

Ca continue. Le supplice n’est pas prêt de s’arrêter...

A l’écoute de la surprise de taille constituée par la somptueuse ballade médiévale qu’est « Knight's Destiny », j’ai envie de vomir, de mourir... C’est beau, l’excellente interprétation de Zuberoa Aznárez me saisit. Dans le genre, on tient là une véritable référence.

Ah les cons ! Pourquoi ils m’ont fait ça, hein ? Cette fois, c’en est bel et bien fini de mes derniers espoirs, ils se sont envolés. J’ai pensé un moment jouer la carte de l’originalité. C’est vrai, ça marche bien, ça. Tout n’était peut-être pas perdu. Car DRAGONLORD emprunte à DARK MOOR, son compatriote, quelques idées. On le sentait déjà et « Sonata » ou « The Awakening » le confirment. Voila, me suis-je dit : DRAGONLORD a commis l’impair de ne rien inventer. Ce sont des suiveurs, cet album est une farce... Mais j’ai vite compris l’inutilité de cet acharnement. « Sonata » est un bon instrumental basé sur une mélodie classique. « The Awakening », comme pour tout album composé par une formation dont le nom commence par « Dragon », clôt « Through The Time » sous la forme d’une longue pièce épique. Bien en place, tous les ingrédients propres au genre y sont condensés : intensité qui monte progressivement, refrain speed mélodique, long passage symphonique et superbes soli.

Ainsi, le bilan s’avère désagréable. Heureusement qu’il me reste deux titres moyens pour me consoler. La douche est froide, je tremble, je gémis.

En conclusion, « Through The Time » pourrait être présenté comme un album scindé en deux parties d’influences distinctes. La première fait référence à la scène heavy allemande, avec un son plus brut, une guitare en avant, un chant rageur et des refrains directs. La seconde, à compter de « Searching The Land » gagne en densité, se rapprochant nettement de DARK MOOR et plus généralement de la scène heavy symphonique initiée par RHAPSODY.

Une mauvaise nouvelle n’arrivant jamais seule, on constate l’humour dont le groupe fait preuve. Sur le titre « The Fastest Law » comme sur cette chanson dédiée à un cheval, ça change un peu de la solennité qui pèse habituellement sur ce type d’album. La prod ne s’avère pas dantesque, mais suffisante à bien accompagner ces douze compos plutôt denses. Je reprend quelques couleurs, mais ça n’est pas suffisant.

Bon, il est temps de cristalliser en quelques mots mon affliction. On oublie donc l’abominable « Dive » et on se force à saluer ce vrai départ de DRAGONLORD qui parviendra à en surprendre plus d’un. « Through The Time » n’est pas encore au niveau d’un DARK MOOR au sommet de sa forme, mais le troisième pourrait venir titiller les espagnols emmenés par Enrik Garcia. Surprenant.

Note : 3,5 / 5




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   BAST

 
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- Zuberoa Aznárez (chant)
- Jorge Arca (basse)
- Xabi Baron (guitare)
- Samuel Martiartu (chant)
- Miguel Gortari (clavier)
- Gorka Elso (guitare)


1. Through The Time
2. Dragon Lord Tales
3. The Sword Of The Rising Sun
4. The Fastest Law
5. Searching The Land
6. Pyramids
7. Desecration
8. Tribute (to My Horse)
9. Knight's Destiny
10. Sonata
11. The Awakening
12. Dracco



             



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