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BLACK FOLKLORIQUE  |  STUDIO

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KRODA - Fimbulvinter (2007)
Par POSSOPO le 11 Juin 2007          Consultée 3652 fois

Troisième album longue durée pour KRODA qui tourne au beau milieu d'une scène ukrainienne surchargée. Alors, abrégeons l'analyse, au point où on en est, on ne demande plus qu'une chose, de la nouveauté, un petit truc en plus, un soupçon d'originalité. Sinon, poubelle, direct !

Du côté de la voix, c'est perdu, on a connu aussi véhément. Mais il faut dire que sur cet instrument, la distinction se veut difficile, souvent impossible à moins de tomber dans le grotesque ou dans le décalage inconscient.
Les guitares digèrent le même foin que celles de tant de compatriotes. Là encore, point d'héroïque surprise. Mais il faut dire que sur cet instrument …
La basse, parfois présente. Cela arrive, on l'a connue chez HATE FOREST.
La batterie n'est qu'une batterie, ça cavalcade, ça blaste de temps à autres.
Première interprétation, KRODA fait du black ukrainien à tendance épique agrémenté d'une touche sensible de furioso. A l'est, rien de nouveau.

Mais qui connaît le groupe a compris que je m'amuse ici à utiliser un léger effet de suspense sans lequel la chronique manquerait de tout intérêt. Car KRODA possède deux particularités.
J'étire un peu mon effet et commence par celui dont tout le monde se fout. KRODA utilise la langue officielle de son pays pour nous conter fleurette. Je ne ferai pas ici un cours d'histoire linguistique qui ne serait, faute de connaissances, que bien approximatif, je dirai simplement que ni DRUDKH, ni NOKTURNAL MORTUM, ni LUCIFUGUM ni à peu près personne dans la belle Ukraine ne s'est départi du Russe pour hurler sa haine black. Sauf que KRODA réside dans l'ouest du pays, différence culturelle majeure.

Allez, c'est fini, je brûle la cartouche qui me servait à vous tenir en haleine. KRODA ne joue pas du black metal. KRODA joue du black folklorique. Et très folklorique (sopilka en tête, flûte locale devenue un classique du genre), et très païen (à savoir bras tendu vers ses origines). Etrangement, il faut attendre la fin du premier morceau avant de comprendre la particularité de l'orchestre. Et encore, "Початок Дикої Зимової Ночi" évoque encore beaucoup (trop) les créations naturalistes de Roman Saenko. A partir de "Крижанi Вершники Велетнiв Зими", on sent l'orchestre s'affirmer légèrement. Et plus le disque avance, plus la tradition se débarrasse d'une partie de sa timidité.

D'une partie seulement et KRODA ne joue jamais cette carte véritablement à fond. Il en devient conséquemment tristement générique. Pas mauvais, non, même plutôt agréable à écouter, mais guère utile. Alors, il y a bien ce dernier titre culte, emprunté au répertoire de l'obscur et pourtant historiquement tellement important BRANIKALD, 11 albums au compteur, plus ancien que NOKTURNAL MORTUM ou LUCIFUGUM, grand ancêtre du mouvement black russe. 11 minutes de muscle slave parfois dansant, parfois mystique, parfois outrageusement véhément, aux multiples plis et replis.

Mais est-ce bien suffisant ? Vous avez vu la note, vous connaissez la réponse à la question.

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- Eisenslav (voix, basse, percussions)
- Viterzgir (voix, guitares, claviers, sopi)


1. The Beginning Of Winter Night Of Oskorei
2. Glacial Riders Of Fimbulvinter
3. ...where Brave Warriors Shalt Meet Again
4. Funeral Of The Sun
5. A Stormride



             



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