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DOOM METAL  |  STUDIO

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MIDDIAN - Age Eternal (2007)
Par POWERSYLV le 8 Mars 2007          Consultée 1490 fois

5 titres. 5 titres pour planter le cauchemar d’un doom à la fois sombre, intense et planant. Tel est le but de cet opus Age Eternal, premier d’une longue série (on l’espère) et première pierre de l’édifice MIDDIAN. Ce nouveau groupe est le bébé du chanteur/guitariste Mike Scheidt, frontman du défunt YOB qui aura poussé ses derniers râles en 2005. YOB dont les 2 autres protagonistes (Travis Foster et Isamu Sato), las de tout, las de tourner notamment tendaient à se diriger dans des directions opposées. YOB dont seul le valeureux Mike peut se prévoir d’en avoir gardé l’esprit. Cette foi, Mike l’a transmise dans ce nouveau projet, MIDDIAN dont il est le mentor, et qu’il partage désormais avec le bassiste Will Lindsay et le batteur Scott Headrick.

Tout comme son prédécesseur, MIDDIAN repose sur des bases doom, avec peut-être un peu plus de colère, des influences extrêmes qui apparaissent de ça de là et cet aspect cosmique qui se dégage dans de nombreux passages. C’est la ligne directrice de ce Age Eternal et de ses 5 titres qui souvent atteignent des longueurs considérables (6,7,11, 14 … presque 16 minutes pour le dernier titres !). Il faut dire que comme souvent dans le doom, les riffs sont hypnotiques et pesants et la basse claque. Le début du premier morceau « Dreamless Eye » démarre de façon assez barrée et en brouillant un peu les pistes : avec ce son crade (remarque valable sur tout le disque), la voix de Mike (qui pousse des grognements de dératés) en arrière plan et quelques sonorités post-grunge, ça commençait plutôt mal. Le son, le chant mis en arrière … disons que ça m’aurait géné dans le cadre d’un disque de pur rock mais là, après un coup de semonce, le morceau plonge dans le doom dans sa seconde moitié et je dois dire que dans ce contexte, ça le fait plutôt bien.

S’ensuivent alors sur les morceaux suivants des atmosphères obscures, oscillant entre malaise, horizon macabre mais parfois on voit une lumière au loin. Le début confidentiel et inquiétant de « The Blood Of Icons » évoque celui d’un « Dreadful Hours » (MY DYING BRIDE) lorsqu’un hurlement surgit, donnant lieu à du lourd, du caverneux. Dans un deuxième temps (la fameuse lumière au loin que je mentionnais 2 phrases au dessus …), les ambiances sont toujours lourdes et profondes mais une atmosphère éthérée et épique (un peu à la Devin Townsend) s’installe, avant une montée en puissance et une fin plus musclée. Le cheminement dans les ténèbres n’est pas fini puisque « Age Eternal » nous embarque de suite. Pareil : un début calme et sombre jusqu’au coup de massue fatal. Un côté désespéré, une voix planante et cosmique intervient (avec parfois quelques vociférations). Pas mal d’émotions sur ce titre 100% doom et lent (14 minutes !).

Format plus classique de 6 minutes pour « The Celebrant » avec un début bien plus violent qui se ralentit : ça devient massif, la frappe de Scott est bien ajustée. D’ailleurs, j’ai toujours trouvé pour ma part que les batteurs de doom avaient quelque chose qui forçaient le respect. Ces mecs ne doivent pas être décalés d’une demi-seconde sous peine de foutre le morceau en l’air … une autre sorte de difficulté de celles de leurs alter-ego grind ou death qui font des blasts à tout va. La voix est gutturale, des chœurs lointains répondent. Les guitares sont rapeuses comme une vieille corde de chanvre ou un couteau mal aiguisé et ça fait mal, très mal sur ce titre plus dynamique quand même. Et on se rend compte qu’on est déjà au dernier titre, misère. Mais là, « Sink To The Center » est un titre de 16 minutes qui nous attend, le plus long du disque et pour cause … ça démarre avec une seule note grattée pendant plusieurs secondes. Minimaliste, simple, funèbre, et pourtant diablement envoûtant (même s’ils ne se sont pas foulés, lol). Le hurlement traditionnel vient réveiller les morts avant de nous emmener vers l’Hadès, l’ultime descente aux Enfers, dans une lugubre complainte.

En fin de compte, après un début qui ne m’avait pas réjouit et des premières écoutes sceptiques, j’ai été envoûté par ce disque et cette violence mortuaire et suicidaire, avec parfois ces quelques passages plus planants. Bon, c’est vrai qu’au niveau du son et de la voix (en retrait), ça aurait pu être mieux, mais l’ambiance générale du disque pallie à ces défauts. Si vous préférez des choses plus « rock’n roll », ce n’est pas ici que vous y trouverez votre compte car cet opus « maousse costaud » fera plutôt l’affaire des fans de tempos lents et d’ambiances plus glauques. Si c’est la cas, je vous conseille l’expérience, et j’attend éventuellement vos commentaires ;). A vos platines, et à vos claviers.

Myspace MIDDIAN : http://www.myspace.com/middiandoom

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   POWERSYLV

 
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- Mike Sheidt (chant, guitare)
- Will Lindsay (basse, chant)
- Scott Headrick (batterie)


1. Dreamless Eye
2. The Blood Of Icons
3. Age Eternal
4. The Celebrant
5. Sink To The Center



             



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