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ROCK PROGRESSIF  |  STUDIO

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1995 Mouse

ARAGON - Mouse (1995)
Par SPHERIAN le 16 Février 2006          Consultée 3645 fois

Attention chef d’oeuvre! Ce bijou mérite d’autant plus d’attention qu’il est complètement inconnu des nombreux aficionados prog-rock! Voila une injustice que je me dois de réparer tant ce « Mouse » des australiens d’Aragon regorge d’originalité, de feeling et de moments de génie (“Next Please”).

Mais n’allons pas si vite en besogne! Commençons par le commencement shall we? Aragon est un groupe australien comprenant le minimum syndical niveau musiciens (ou hommes-orchestres): John Poloyannis (guitares, basse, claviers), Tom Behrsing (claviers) et Les Dougan (chant) ont sorti leur premier opus en 1990 et c’est en 1995 que « Mouse » voit le jour et reste l’album vénéré des fans/groupies des Aussies (qui ne nous avait jusque là offert que Kylie Minogue hé hé!). La particularité d’Aragon? Et bien si vous regardez le line up…il n’y a pas de batteur!! Toutes les batteries sont programmées et c’est donc à de la batterie électronique que l’on a affaire ici. Attendez.. ne partez pas tout de suite! Car moi aussi j'ai failli jeter le cd par la fenêtre en voyant ça! Que n’aurais-je pas fait là?!!!

Mettons déjà un premier point au clair, la batterie électronique ne dérange pas le moins du monde et participe même à l ambiance glauque requise par le concept. Car, c’est encore à un concept album que l’on a droit et c’est de coutume dans le prog rock. Marillion, IQ, Genesis, Citizen Kane, Kansas… Ils l’ont tous fait donc pourquoi pas Aragon? Toutefois, autant l’avouer de suite, c’est la fine plume du conceptuel qu’Aragon nous a concocté tout au long des 30 (oui vous avez bien lu!) pistes de « Mouse ». L’histoire d’un petit bonhomme dénommé Mouse nous est contée et rappelle l’univers de Dickens (et aussi l’album “Snow” de Spock’s Beard..mais bien avant eux!) et ses nombreux rebondissements. Toutes les pistes sont enchaînées pour le plus grand plaisir de l’auditeur et ça serait un sacrilège de choisir une piste plutôt q’une autre ou d’en sauter une. Cet album s’écoute d’un trait, prévoyez une bonne heure d’écoute pour aller au bout de l’histoire.

Le voyage musical démarre par l’intro “The Dark” qui nous plonge dans l’ambiance froide et glauque de l’univers de Mouse. Un bruit de balançoire qui s’agite dans le vent, une rivière, le bruit d’une voiture et la voix de Mouse qui résonne sur un fond d’accords de claviers. Pas de doute quant au style musical. C’est un prog rock pur et dur dans la veine d’IQ (Subterranea), Arena (Songs from the lions cage) bourré de claviers, d’ambiances et misant à fond sur les mélodies récurrentes pour accrocher l’auditeur. Les guitares sont toutefois bien présentes et déboulent avec un gros solo sur le titre suivant “A private matter”. Des gros accents de Marillion se font sentir (asymétries, arpèges de basse/guitares omniprésents) mais aussi Rush. La comparaison avec les canadiens prend de l’ampleur quand on découvre la voix de Dougan sur “The secret unknown”. On a vraiment l’impression d’entendre Gedy Lee et sa voix typiquement aigue (on pense aussi a Pendragon). Toutefois Dougan est plus agressif et éraille plus sa voix pour donner un coté plus “rageur" à son chant. Pour la voix, pas de doute…on n’aime ou on déteste! Pour ma part, je trouve que Dougan (qui est un incroyable showman sur scène) et sa voix atypique incarne parfaitement Mouse autant dans les passages plus violents (“The gate”) que dans les moments les plus calmes (“End of the line”).

C’est d’ailleurs une autre grosse particularité de la musique de ce « Mouse ». Chaque titre décrit à merveille l’histoire torturée de Mouse (à qui il faut l'avouer, il arrive de sacré merdes!!). Les multiples samples (bruits d’usine, de voitures, raclements de gorges (!!)...) complètent les ambiances pour donner un album d’une unité impressionnante. Le tout forme un bloc compact qui s’écoute très agréablement. L’expérience est similaire à la lecture d’un bon bouquin... on ne peut décrocher jusqu à ce que résonne la ritournelle finale de “Auld lang syne”.

Résumons:
-Des riffs récurrents simples mais d’une efficacité imparable (“The dark”, “A private matter”)
-Des ambiances qui plongent au coeur d’une histoire fascinante (“The secret unknown”, “End of the line part 1”, “Unfying the knot”)
-Une alternance de morceaux agressifs (“The gate”, “unfying the knot pt2”, “In Deepest sympathy”) et de superbes moments bourrés de feeling (“Cold in a warm place”, Waiting for the big one”, “Brave new world”, “the switch”)
-De purs moments de génie (la narration hilarante “Next please-Unfying the knot”, le fabuleux Marillionesque “The sheer joy of creation”, le trituré “At the mercy of lions”)
…Qu'est-ce que ça nous donne ça?
...tout simplement un des meilleurs concept-albums de l’histoire du prog-rock à ranger tranquillement au rang des chefs d’oeuvres (je laisse le soin à chacun de faire sa sélection!)

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1. The Dark
2. A Private Matter
3. Waiting On A Life
4. The Gate
5. End Of The Line
6. Next Please
7. Untying The Knot
8. Untying The Knot Part 2
9. Untying The Knot Part 3
10. Cold In A Warm Place
11. The Gathering
12. Under The Eye
13. In Deepest Sympathy
14. Burning Off
15. The Meeting
16. The Chant
17. Midsummer's Night Dream
18. Tugging At The Heartstring
19. The Changeling
20. On The Edge

1. A Room And One Door
2. Shocked The Gauntlet
3. The Sheer Joy Of Creation
4. The Waiting Room
5. At The Mercy Of Lions
6. Waiting For The Big One
7. At Heavens Gate
8. Hello God
9. Brave New World
10. The Stage Door / The Switch
11. The Cross
12. Auld Lang Syne



             



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