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METAL SYMPHONIQUE  |  STUDIO

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2004 Athlantis

ATHLANTIS - Athlantis (2004)
Par BAST le 26 Mai 2005          Consultée 2180 fois

ATHLANTIS, comme la grande majorité des groupes signés par UNDERGROUND SYMPHONY (US), évolue dans un heavy metal symphonique à l’italienne, celui dont on disait beaucoup de bien à la fin des années 90 et qui s’est peu à peu éteint depuis. Ne restent plus de cette scène assez particulière que les grosses pointures, dont RHAPSODY constitue la figure de proue, avec quelques grosses longueurs d’avance. Parmi les survivants et suivants, on citera aussi THY MAJESTIE, DOMINE ou encore SECRET SPHERE.

Les autres groupes ne sont pas morts pour autant, mais il est vrai que leurs ventes s’amenuisent au fur et à mesure de leurs sorties ( WHITE SKULL, DRAKKAR, HEIMDALL, SKYLARK, même si ce dernier continue d’avoir une fan-base solide dans certains pays d’Europe et au Japon).

Heureusement, les nostalgiques de cette scène trouvent souvent leur bonheur au sein de labels spécialisés, dont le plus intéressant, UNDERGROUND SYMPHONY. Les sorties sont assez espacées, mais il est rare de tomber sur un mauvais groupe, lorsque celui porte le sceau US.

C’est là que la théorie de la relativité gustative prend tout son sens, puisque « mauvais » peut revêtir plusieurs acceptions, selon la nourriture audio que vous ingérez. Je m’adresse donc avant tout aux fans de heavy symphonique qui n’attachent pas une grande importance à la production, qui n’ont rien contre les pochettes… exotiques, que le chant à l’italienne ne rebutent pas et qui n’ont pas de poussée d’urticaire face à des mélodies emphatiques soutenues par plusieurs épaisseurs de nappes de clavier.

Vous êtes encore là ? OK, c’est donc qu’il en reste.

Si vous faites appel à votre mémoire, vous vous souviendrez peut-être qu’US nous a gratifié de sorties intéressantes ces derniers temps : HOLY KNIGHTS, NEMESIS et surtout l’excellent FINAL CHAPTER sur lequel Tobias Sammet (EDGUY) avait fait une courte apparition.

ATHLANTIS parvient à se mesurer à ces groupes car son premier album est agréable. Pas un chef-d’œuvre, on lui attribuera judicieusement un qualificatif nettement plus mesuré, mais suffisamment armé pour plaire à ceux qui n’ont pas clos ma chronique à la fin du 4ème paragraphe.

ATHLANTIS n’est pas original pour un sou, proposant ce que d’autres avant lui avaient déjà élaboré, on notera toutefois quelques interventions d’un chanteur d’opéra - un ténor - sur certains passages, très réussies. De même, l’utilisation des claviers est convaincante, avec quelques passages qui leur sont intégralement dévolus, sur des rythmiques véloces et entêtantes. A part cela, le stock de nouveauté est épuisé, faudra repasser un peu plus tard.

Comme c’est de plus en plus souvent le cas, les groupes les plus undergrounds croient bon d’intégrer un invité de catégorie supérieure afin d’attirer quelques chalands supplémentaires. ATHLANTIS a choisi Rob Tyrant (LABYRINTH) que l’on a aussi pu entendre - en tant que guest - sur le dernier (et premier) album d’ODYSSEA. Autre invité, Wild Steel, chanteur du groupe moribond italien SHADOWS OF STEEL, dont le nouvel album est attendu depuis plusieurs années.

Pourquoi m’étendre sur ces deux invités alors qu’il ne s’agit manifestement pas des plus connus de la scène ? Parce que leur participation à cet album pèse un peu sur la cohésion de l’ensemble. « Athlantis » n’est pas un opera-metal, et le passage de relais entre trois chanteurs au timbre et au registre assez proches perturbe plus l’oreille qu’autre chose. Le chanteur fait souvent office de leader médiatique d’un groupe, ce ne peut-être le cas d’ATHLANTIS où Ivan Drake se noie dans la masse.

« Athlantis » propose de bons titres speed et symphoniques, avec des mélodies qui font facilement mouche.

« Voices » est peut-être le meilleur d’entre eux. Rob Tyrant en assure le chant et un chanteur d’opéra introduit le refrain de superbe manière. Epique, très mélodique, on tient là un titre qui aurait pu figurer dignement sur les meilleurs albums de LABYRINTH. De même, le symphonique « Surrender », malgré ses côtés clichesques, fait figure de bon titre où l’on découvre le mieux le chant d’Ivan Drake, typiquement italien, c’est à dire qu’il peut plaire autant que repousser. Enfin, s’il fallait compléter le podium des compositions les plus réussies, « King Lear » et « Delian » seraient les prétendants les plus sérieux. Le premier pour ses lignes mélodiques excellentes où la guitare pleure les notes, son refrain fédérateur et son long solo accrocheur, le second pour son statut de ballade parfaitement assumé.

La production n’est pas optimum et se situe très nettement en deçà des références, même si les amateurs du genre sont habitués à ce son, ils sauront donc pertinemment à quoi s’attendre.

« Athlantis » est un bon album, destiné avant tout à une frange restreinte d’amateurs à qui il procurera d’agréables moments. ATHLANTIS n’est pas la nouvelle sensation en matière de heavy symphonique à l’italienne, je lui préfère FINAL CHAPTER ou ODYSSEA parmi les dernières sorties du genre, mais peut prétendre à un avenir plus marqué, si des efforts sont faits au niveau du son et si l’identité du groupe s’affirme plus avant. Pour cela, il faudrait déjà que cet album-ci bénéficie d’un support massif, c’est tout ce que je lui souhaite, même si ça n’est pas gagné.

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   BAST

 
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- Steve Vawamas (basse)
- Ivan Drake (chant)
- Pier Gonella (guitare)
- Liv Carson (guitare)
- Chris Parisi (batterie)
- Rob Tyrant (guest, chant)
- Wild Steel (guest, chant)


1. Flyin' Higher
2. Silver And Gold
3. Voices
4. Surrender
5. Listen To Me
6. King Lear
7. Delian
8. End Of All Days



             



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