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2016 Illuminance
 

- Style : Obscura, Fallujah, Decrepit Birth, Rivers Of Nihil, Beyond Creation, Alkaloid, Exocrine
 

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VIRVUM - Illuminance (2016)
Par REMISSA le 21 Novembre 2023          Consultée 877 fois

Citez-moi un groupe Suisse de Death Tech, vous avez dix secondes ! Non, NOSTROMO ça ne compte pas ! Ah, j’ai un ANACHRONISM dans le fond de la salle, bravo vous gagnez une râpe à fromage (aka. une tablature de Kerry King en braille) !

La Suisse n’est pas avare en groupes internationalement connus, mais elle se fait plus discrète dans le domaine du jour, donc nous allons voir si ce combo helvétiquement de niche vaut son pesant de cacahuètes ! Spoiler alert : oui. Et pour cause : l’un des membres n’est autre que Nic Gruhn, ancien guitariste live de FALLUJAH, qui suite à une tournée avec SUFFOCATION et CEPHALIC CARNAGE est rentré au bercail pour propulser VIRVUM, son groupe de copains d’enfance, dans une tournée européenne croisant les chemins de DYING FETUS et autres FLESHGOD APOCALYPSE, pour accoucher d’une démo et enfin de cet "Illuminance". Chouette histoire !

Et disons qu’avec un tel background, et le temps faisant son œuvre (la formation suisse remontant à 2007 !), la galette en présence fait preuve d’une maturité impressionnante. Sans surprise, la guitare de Gruhn est un atout majeur dans les compositions et les atmosphères créées tout au long de l’album. Puisant vraisemblablement dans son expérience FALLUJesque, avec des penchants SPAWN OF POSSESSION/NECROPHAGIST, l’association de ces influences produit un Death bien évidemment techniquement complexe, les sweeps à profusion en témoignant allègrement ; mais construisant tout du long un ouvrage à l’évidence atmosphérique, guidant l’auditeur dans des envolées mystiques grâce à une temporisation consciente et consciencieuse édifiée au moyen de passages acoustiques convaincants et reposants.

Car quand VIRVUM accélère, la sanction est impitoyable : les blasts sont implacables, le chant de Bryan Berger est à-propos, alternant entre screams hauts et chant très guttural (vraisemblablement sa tessiture de prédilection), et les licks savent être à la fois percutants et mémorables. En effet, vous allez pouvoir les siffloter très aisément dès la première écoute, et cela n’est pas étranger au point suivant.

Car un aspect particulier de cet album est le côté très chantant des morceaux, qui me font penser à LYKATHEA AFLAME, et son "Elvenefris" composé exclusivement en gamme majeure, donnant cette impression singulière de joyeuseté. Cette spécificité est d’autant plus amusante que les paroles décrivent un espèce de scénario cryptico-apocalyptique qui transige totalement avec le ressenti musical !

La structure de l’album et des morceaux en eux-mêmes est également peu conventionnelle, faisant preuve d’une déconstruction manifeste : des morceaux éclair de deux minutes cohabitent avec des titres de neuf ou dix minutes sophistiqués (respectivement "Illuminance" et "II: A Final Warming Shine: Ascension And Trespassing), des morceaux s’enchaînent magistralement sans coupure comme narrant une pièce de théâtre en plusieurs actes ("Earthwork" / "Illuminance"). Tout est fait pour à la fois nous conforter dans une musique alambiquée mais abordable, tout en sachant nous surprendre dans des moments inattendus lors des variations de tempi, ou de choix artistiques inattendus, comme la seule lyric de "The Cypher Supreme", à savoir -ahem- : "CY-PHER !".

Je pourrais palabrer encore longtemps sur les particularités de cet "Illuminance", mais cela serait au détriment des moments de grâce qu’il nous offre, notamment sur les titres les plus longs évoqués précédemment, avec le break sur l’éponyme et son passage en sweeps séraphiques accompagnés d’une chorale angélique à tomber par terre, ou du final suspensif du titre de clôture. "Illuminance" en demeure logiquement un monument super fin, sans réel moment de faiblesse, rendant à sa juste valeur le travail d’orfèvre millimétré de ses géniteurs. L’excellence suisse en somme !

Le seul regret sur cet album est son absence de successeur. Sept ans que VIRVUM nous laisse orphelins d’une suite qui serait pourtant très attendue, au regard de l’illumination qu’ils ont eue en cette année 2016. Ayons bon espoir, un bassiste en la personne d’Arran McSporran a été recruté en 2018 !

Note réelle : quelque part entre 4,5 et 5, la note maximale si vous promettez une suite !

Morceaux préférés : "Illuminance", "Ad Rigorem", "II: A Final Warming Shine: Ascension And Trespassing".

Point pochette : parfaitement en phase avec la thématique abordée, et absolument sublime.

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   REMISSA

 
  N/A



- Diego Morenzoni (batterie)
- Nic Gruhn (guitare)
- Bryan Berger (chant)
- Toby Koelman (guitare)


1. The Cypher Supreme
2. Earthwork
3. Illuminance
4. Ad Rigorem
5. Tentacles Of The Sun
6. Elemental Shift
7. I: A New Journey Awaits
8. Ii: A Final Warming Shine: Ascension And Trespassi



             



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