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HEAVY METAL  |  E.P

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2020 1 Meurtrières
 

- Style : MalÉdiction, Smoulder

MEURTRIÈRES - Meurtrières (2020)
Par POSITRON le 4 Juin 2020          Consultée 2925 fois

MEURTRIÈRES, j'en ai d'abord entendu parler parce qu'ils devaient ouvrir pour HÄLLAS, groupe dont on devrait bientôt avoir parlé sur NIME pour que vous n'ayez plus d'excuses. Le temps que le concert soit reporté j'avais quand même téléchargé l'EP pour m'y préparer (il est en "name your price" sur Bandcamp). Mais puisqu'il faut bien occuper son confinement, je l'ai lancé distraitement en fond et j'ai trouvé ça correct sans plus. Du genre : bon ok c'est pas mal on verra leur album mais j'en ai un peu rien à carrer. Sauf qu'en ce moment même, à l'heure ou je commence à écrire (26 avril, 19h) j'ai écouté que ça de mon après-midi. Comme quoi les premières impressions, parfois, hein, quoi, on s'en fout de ma vie ?

Bon alors, comme tout l'internet j'y trouve le MAIDEN période Di'Anno, avec un peu de MERCYFUL FATE discrétos dans certaines parties rythmiques et dans l'exécution (pas le chant par contre). On parle d'influence Punk parce que c'est joué avec une hargne et énergie irrésistibles, parce que la basse grogne à fond et aussi parce que les membres en viendraient, du Punk. Perso je trouve que c'est aussi Punk que "Killers" c'est-à-dire pas vraiment mais passons. Il manque je trouve dans ce petit jeu d'influences un nom qui reflète vraiment la capacité du groupe à garder un pied dans l'épique et un autre dans la bagarre de rue mais j'en ai pas trouvé de satisfaisant (*), ce qui prouve soit mon inculture soit la particularité du groupe. Je penche pour les deux.

La vraie question c'est : "pourquoi est-ce que ça tue ?", et même, "pourquoi est-ce que ça tue mais seulement à partir de la deuxième écoute ?". Vous pourriez invoquer la bêtise du chroniqueur pour cette erreur initiale et même si vous n'auriez pas tort, c'est quand même un sentiment que j'ai retrouvé chez pas mal de gens à travers les internets. Une raison suffisante pour mener l'enquête et il se trouve que j'ai mes théories.

Di'Anno et Halford auraient dû m'apprendre l'importance fondamentale du phrasé dans le Metal traditionnel mais je me suis eu moi-même en ne relevant dans le chant que l'absence de virtuosité, de tessiture extravagante ou de timbre exceptionnel. Rien de déshonorant hein, mais rien de vraiment marquant au premier abord. Ce que j'ai manqué c'est cette énergie, cette diction de marteau qui va imprimer les paroles lettre par lettre dans votre mémoire. C'est aussi une meuf mais ça on va y revenir.

Tout le disque est un peu à l'image de ce chant. Pas de brillance immédiatement perceptible mais une efficacité sournoise. La prod ne se fait pas remarquer jusqu'à ce qu'on examine son équilibre et la place qu'elle offre à la basse, les musiciens n'ont pas une technique de tueur mais comprennent parfaitement comment se mettre aux services des compos, le songwriting est aventureux sans perdre en efficacité (encore MERCYFUL FATE finalement) : mots de merde pour dire que ça te reste dans la tête sans être strictement confiné au couplet/refrain. Les deux premières pistes en particulier sont des tubes imparables et je ne peux que vous inviter qu'à vous faire l'EP en entier dès maintenant : il s'agit de la meilleure chose que j'ai pu écouter en Heavy traditionnel cette année.

_ _ _

Un dernier mot à demi hors-sujet avant de nous quitter : vous conviendrez je n'en doute pas que le monde du Metal peut être incroyablement cancer lorsqu'il s'agit de parler d'un groupe qui ose comporter dans son rang une ou plusieurs femmes (comment ? Dans mon Metal de vrais hommes ?). D'un côté on a ceux qui font leurs palmarès des plastiques – "some girls are bigger than others" c'était pour vous les porcs – de l'autre faire les poseurs qui espèrent pourvoir utiliser le sexisme pour jouer les gatekeepers élitistes – le pire des deux mondes quoi – Ainsi, il est souvent tellement insupportable de lire ou d'entendre des gens parler de meufs dans le Metal que je me force souvent à ne pas en parler, par volonté de ne pas trébucher et tomber moi aussi dans cet océan de beauferie. Rien que de relire ce paragraphe j'ai envie de l'effacer.

C'est pourquoi il est aussi satisfaisant d'entendre une chanteuse s'approprier d'une manière aussi convaincante une esthétique médiévalisante qui a donné les pochettes de "Hail To England" et "The Armor Of Ire" sans pour autant foutre au feu tout ce qui peut en faire le sel, un exercice difficile et souvent ingrat (et c'est le seul rapprochement que je ferais avec SMOULDER). "Aliénor d'un coup de lame éventre le porc", c'est un peu leur Fuck Off And Die à eux et c'est peut-être là qu'il faut trouver le plus de Punk dans ce disque, une part de Punk que pour ma part j’accueille à bras ouverts.

_ _ _

(*) Le ROAD ? BLASPHÈME ? MEDIEVAL STEEL ???? Rien ne colle, j'ai vraiment le sentiment de passer à côté de quelque chose, envoyez-moi vos suggestions merci bien.

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- Xavier (basse)
- Thomas (batterie)
- Flo Spector (guitares)
- Olivier (guitares)
- Fleur (chant)


1. A La Spatha
2. Aliénor
3. La Fille Du Cerbère
4. Rosae Bellum
5. La Déferlante



             



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