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Beto Vázquez INFINITY - Humanity (2018)
Par JEFF KANJI le 29 Janvier 2019          Consultée 552 fois

Le bassiste argentin Beto Vázquez mène mine de rien sa barque depuis plus de quinze ans ! Je n'en suis moi-même pas revenu quand j'ai vu qu'avec les musiciens qui l'entourent il a auréolé cet anniversaire d'un coffret double CD et DVD : j'ai réalisé que l'époque de ma découverte de cet éponyme de 2001, sur lequel le gratin du Metal Symphonique s'invitait, est désormais loin.

J'ai appris encore une fois de façon un peu hasardeuse que la discographie du collectif argentin avait proposé plusieurs albums depuis, en me renseignant sur les nouveautés et voyant fin juillet la sortie de ce "Humanity" sixième forfait de Beto Vázquez INFINITY. Son prédécesseur, "Beyond Space Without Limits" n'était pas des plus brillants c'est le moins qu'on puisse dire, son manque de cohérence et sa générosité étant hélas largement plombées par une interprétation qui grattait aux entournures.

Après m'être enfilé donc celui-ci et le premier dont je me rappelais assez peu je dois reconnaître, j'avoue avoir rechigné à me lancer dans l'écoute de "Humanity". Tout ça pour quoi ? Pour me rendre compte qu'en fin de compte l'album est loin d'être désagréable, qu'il est plutôt digeste (même si personnellement je me serais arrêté à la pièce-titre, les 8:24 de "Sweet Northern Soul" même si plutôt bien gérées n'étant pas forcément indispensables).

Comment expliquer ça ? Et bien je pense que la réponse est en bonne partie à chercher du côté du line-up, qui s'est solidifié à l'exercice du live, et a apporté une cohérence à l'édifice musical souvent bancal, il faut bien le dire, de Beto Vázquez. Les compos sont bien écrites, et le fait que toute la responsabilité instrumentale ne repose pas sur le bassiste et homme à tout faire du projet est largement bénéfique. Je me surprends même à apprécier globalement ce "Humanity" là où son prédécesseur était tout simplement pénible pour ne pas dire insupportable.

N'allez pas pour autant croire que le groupe renaît spectaculairement. Faut pas rêver non plus, et le collectif argentin accuse encore un manque de professionnalisme parfois surprenant. L'exemple typique ? "Hate" avec ces vocaux death qu'on croirait piqués à The AGONIST qui s'inscrivent dans un contraste appuyé avec une chanteuse qui vocalise façon lyrique… Mais faux surtout : la Tarja Lidl. On retrouve ce problème de façon récurrente sur l'album et particulièrement prononcé sur les voix féminines. Par ailleurs, les ambiances des morceaux sont parfois disparates, même si j'avoue que globalement on sent une certaine dynamique, avec un départ speed et assez RATA BLANCA-esque, pour voir la musique se densifier en son cœur et entendre les éléments symphoniques se manifester, le tout s'équilibrant sur les derniers morceaux, et en particulier "Humanity", pièce-titre qui assume son rôle d'épilogue avec brio. De loin le meilleur titre de l'album, même si "Embrace The Pain" et "Master Of Fools" ne sont pas mal non plus.

"Humanity", sans toutefois donner dans la surenchère sonore, est tout de même un poil boursouflé, mais plutôt par l'interprétation des plus engagées de ses vocalistes qui donnent absolument tout ! Cela contribue à rendre l'album touchant par sa naïveté, tant c'est beau quelque part de les entendre y croire aussi fort. C'est vraiment une force des formations hispanophones, et ce Beto Vázquez INFINITY en est une nouvelle démonstration. En outre, ces performances sont nettement plus appréciables que sur "Beyond Space Without Limits" où je dois avouer que Jessica Lehto et Santiago Bürgi m'ont bien pété les feuilles.

Et voilà, Beto Vázquez a réussi à sortir ni plus ni moins que le sixième opus de son INFINITY, et il continuera à dispenser sa bonne parole en Amérique du Sud, avec toute la conviction dont les passionnés peuvent se montrer capables. De quoi réfléchir encore une fois sur ce qui rend les audiences du continent aussi ferventes et enthousiastes, si on les compare aux nôtres, devenues bien sages. Désabusées ?

Note réelle : 2,5/5.

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   JEFF KANJI

 
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- Gonzalo Magalotti (batterie)
- Daiana Benítez (chant, claviers)
- Beto Vázquez (basse, claviers, guitare)
- Leonardo Lukaszewicz (guitare)
- Brunella Bolocco Boye (chant)


1. Man At War
2. Breaking The Silence
3. Embrace The Pain
4. Evolution
5. Hate
6. Master Of Fools
7. Stop
8. The Letter
9. Humanity
10. Sweet Northern Soul [bonus Track]



             



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