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SHOCKMACHINE - Shockmachine (1999)
Par DARK BEAGLE le 29 Septembre 2016          Consultée 1038 fois

Alors… Markus Groβkopf, ou Grosskopf, avec l’abolition du β, l’orthographe est à présent permise. Bassiste d’exception, au jeu unique… Mouais, ça, c’est fait. On ne le comprend pas forcément quand il parle… Ok. Est le dernier membre d’origine d’HELLOWEEN avec Michael Weikath. Là, c’est pas mal, vu la propension de Weikath à se fâcher avec tout le monde. Jusqu’en 1998, compositeur très mineur au sein de la Citrouille d’ailleurs. Voyons voir, qu’avons-nous là ? "Don’t Spit On My Mind" sur "Better Than Raw" ? Ouais, bof. "I’m Doin’ Fine (Crazy Man)" sur "Pink Bubbles Go Ape" ? No comment, comme dirait le vieux Serge. Quelques faces B de singles plus ou moins inspirées… Pas de quoi sauter au plafond en somme.

Et arrive ce SHOCKMACHINE. Logo dégueulasse, pochette plutôt bof (pourtant signée Henjo Richter). Nous sommes en 1999 et HELLOWEEN connaît une période faste, saluée par la critique, qui se traduisait par le retour de certains fans ayant tourné le dos aux Hambourgeois. Andi Deris et Roland Grapow en profitaient pour proposer de nouveaux albums solo ; Michael Weikath, peu porté sur ces choses-là, pouvait remplir des disques durs externes de photos porno (cette chose-là, en revanche, il kiffe, le Michael). Markus, lui, convainc Uli Kusch de l’accompagner sur un side-project où Grosskopf serait le bassiste comme de bien entendu, mais également le guitariste et le principal compositeur.

Nous avons donc déjà la section rythmique du groupe. On retrouve un guitariste lead en la personne de Rolly Feldmann, un chanteur nommé Olly Lugosi (tous deux de KILGORE, mais Lugosi pourrait être un pote de tatouage de Groβkopf) ainsi que Ferdy Doernberg aux claviers, qui avait déjà joué avec Roland Grapow et venait de rejoindre Axel Rudi PELL. Alors KILGORE, c’est un groupe de Thrash qui a emprunté son nom vraisemblablement à Apocalypse Now et qui n’aura sorti qu’une démo au début des années 90.

Mais SHOCKMACHINE, c’est du Heavy Metal. Et très classique même si Markus met son instrument au premier plan. Mais même là ce n’est pas une première, un certain Steve Harris faisait déjà ça dans un petit groupe Anglais du nom de IRON MAIDEN, vous en avez peut-être entendu parler. Restons sérieux trente secondes et revenons-en à nos moutons. On est donc face à du Heavy classique, sans trop de fioritures ni même d’originalité. Et, quelque part, on en vient à ébaucher une théorie sur le fait que Groβkopf ne soit pas plus crédité que ça au sein d’HELLOWEEN : ses compos ont terminé sur ce disque éponyme.
C’en est presque drôle. Sauf que ce ne l’est vraiment pas. Il y a quelque chose de désagréable à l’écoute de ce disque. La voix de Lugosi, déjà, en rien exceptionnelle et plutôt gavante à la longue. Puis les mélodies sont franchement prévisibles. On n’est pas loin d’un HELLOWEEN, en moins rapide, un brin plus lourd. Un schéma très classique va rapidement se dégager à travers des morceaux qui se succèdent, linéaires malgré les différences de tempo. De temps en temps, l’oreille se tend, comme sur "I’m Gone" et ses deux notes de basse qui l’ouvrent de façon très Rock’N’Roll (voire Punk, l’un des premiers amours de Markus).

Vous l’avez déjà compris en voyant la note et le dernier paragraphe le confirme, je ne porte pas cet album dans mon cœur. Je le trouve poussif. Ce disque manque clairement de folie, même si on peut trouver son compte sur quelques refrains ou certaines mélodies. Il y a "Careless Cries" qui a le mérite de réveiller quelque peu après un soporifique "Dreamers" ; "Searching For Love", prévisible de chez prévisible, sur lequel on se surprend à taper du pied, ou encore la ballade "When Dreams Decay", très ’70 avec son orgue Hammond. Le reste a tendance à se perdre au travers des mélodies faciles qui finissent par toutes se ressembler, des titres qui frisent parfois dangereusement avec le médiocre.

Après, la section rythmique s’avère tout à fait honnête. Uli Kusch livre un travail correct sans pour autant s’enflammer, Groβkopf est mixé très en avant et se montre toujours aussi doué derrière son instrument. Mais au final, on a là quelque chose d’assez inutile, comme une série de jams entre potes qui auraient été enregistrées et livrées à un public qui ne pouvait se focaliser que sur la moitié de la formation issue d’HELLOWEEN pour essayer de se faire une idée de la qualité du produit. Ce n’est pas une arnaque, c’est juste un « truc » qui aurait mérité d’être plus travaillé avant de sortir. Il aurait peut-être gagné une ou deux étoiles de plus et ne pointerait pas avec ce pauvre 1/5 sévère.

Pour son escapade en solo, le bassiste n’aura donc pas été des plus inspirés. Le groupe, formé en 1998, splittera assez logiquement en 2000, sans jamais donner suite à cet album éponyme sans grand intérêt. Si vous voulez vous faire une idée du talent et du potentiel de Markus Groβkopf, je vous invite à vous replonger dans la discographie d’HELLOWEEN ou mieux, de vous attarder sur le projet BASSINVADERS qu’il a initié aux côtés de Peavy Wagner (RAGE) et Schmier (DESTRUCTION) et Tom Angelripper, qui se veut bien plus original à défaut d’être abordable.

Note réelle : 1,5/5.

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   DARK BEAGLE

 
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- Markus Grosskopf (basse, guitare)
- Uli Kusch (batterie)
- Olly Lugosi (chant)
- Rolly Feldmann (guitare)
- Ferdy Doernberg (claviers)


1. Dreamers
2. Careless Cries
3. Fame
4. Never Exist
5. The Once Forgotten
6. I'm Gone
7. Running
8. Searching For Love
9. When Dreams Decay
10. Too Many Words



             



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