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METAL INSTRUMENTAL  |  STUDIO

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1993 Sacred Groove
2004 Furious George
2021 Seamless
 

- Membre : Lynch Mob, Dokken
- Style + Membre : Michael Schenker, Sweet & Lynch, Black Swan, Dirty Shirley

George LYNCH - Seamless (2021)
Par MYLES le 23 Octobre 2022          Consultée 1116 fois

2021 année COVID mais aussi année où Mister George Lynch va enfin sortir ce que la plupart de ses fans attendaient avec une impatience non feinte : un album instrumental !
Si notre ami a déjà joué des titres instrumentaux (il a même gagné une nomination au prestigieux Grammys et un surnom indélébile avec "Mister Scary" son premier titre instrumental), il n'avait jusqu'alors jamais publié d'album intégralement dans ce style si en vogue dans les 80s.
Une erreur aujourd'hui réparée.

Qui dit COVID dit aussi album plutôt passé inapercu. Et qui dit label Rat-Pack dit aussi diffusion très limitée,tout comme la promotion ! Est-ce légitime ou pas ?

Tout commence avec "Quiver". Première impression : le son est super bon ! Vu les multiples endorsements du bonhomme, le contraire eut été dommage ! On entend beaucoup de KXM dans ce titre. La voix de Pinnick pourrait très bien y trouver sa place ; c’est un compliment. À la différence de ses congénères ici il s’agit d’un vrai morceau qui s'il reste instrumental n’est pas juste un véhicule pour un solo à rallonge. Des couplets, des refrains se dégagent et en rendent l’écoute plus qu’agréable. Cette idée d’instrumentaux, qui s’organisent comme des chansons était déjà présente sur le fameux "Mister Scary" qui à la base était prévue pour être chantée. Lynch n’est pas un shreddeur de base mais un musicien qui compose des mélodies avant tout.

"Cola" est toujours dans ce schéma très KXM, avec cette lourde basse en intro. "I Think", et "Blue Light Effect" y font aussi penser au point où sur l’intro de "I Think" on jurerait entendre le début d’une voix (en fait il s’agit d’un rugissement de guitare). Mais la longueur du morceau peut aider. Quand on pense à "I Think", après les 2:41 classiques s’opère un changement radical où Lynch aborde des paysages bien plus expérimentaux, fait de bouts sonores. C'est inattendu et magnifique ! La guitare arrive même à plusieurs moments à singer des cris. Un petit côté Buckethead des plus plaisants.

"TJ69" lui fait plus morceau Shred mais sans tomber dans la démonstration stérile et vaine. Un léger côté Satch est ici présent, tout en gardant bien l'identité Lynch. "Supersonic Hypnotic Groove Thing "qui avec son titre fait craindre le pire en terme de descente stérile de manche nous rassure en montrant un jeu plein d’inventivité (whammy très RATM sur le coup etc.) sur une base bien classique à la Satch/DOKKEN 80s. Une partie d’obédience classique se fait même jour en tant que pont. Notre ami s’il ne joue pas dans la catégorie néoclassique a quand même interprété le superbe "Tears Of Sahara" un titre en commun avec un des cadors du genre : Tony McAlpine !

"Death By A Thousand Licks" nous rappelle au bon temps de "Mister Scary" (bien mieux en tout cas que "Son Of Mister Scary" sorti l’année précédente sur" Kill All Control"). On peut noter l’auto-dérision dont Lynch fait preuve quant au choix du titre. Très bon point dans un genre sclérosé par la prétention ! "Sharks With Lazer Beams" nage dans les mêmes eaux (je suis drôle je sais !). Ici un petit côté Paul Gilbert se fait jour aussi. Le pont tout en nuances est aussi beau que planant. Lynch n’est pas PINK FLOYD mais cette ambiance lourde et pesante sur cette partie est tout simplement extra.
"Octavia" navigue elle dans des eaux bien plus progressives et ce après un magnifique départ acoustique puis un gros riff très marqué par CREED (franchement réécoutez l’intro et ce riff central puis "Higher" du groupe de Tremonti !). Sur ce canevas Lynch fait preuve de musicalité, le mot est lâché, et nous entraîne dans sa vision. Le pont lui aussi tout en nuances acoustiques vaut le détour. Bien sûr, tout au long de cet opus, Lynch fait preuve de haut niveau et sa palette technique est grande mais c’est toujours au service du morceau et non de son ego !

En guise de clôture, on trouve l’excellent titre "Falling Apart" (qui se fait une sorte de pont entre MUSE et le meilleur de QUEENSRΫCHE !). Par contre, incompréhension que des morceaux de la trempe de "House Of Eternal Return" et "The Weight" (qui lui explore un côté Blues/Psychédélique de bon aloi) soient laissés de côté en tant que bonus. Ils auraient largement mérités leur place sur l’album.

Le titre de l’album qui signifie homogène montre bien les différentes facettes du grand musicien qu’est Lynch et ce tout en gardant son identité. Lynch, du fait de son hyper activité, nous a malheureusement habitués à être noyé sous ses diverses productions (groupes, projets éphémères etc...). Et le bon côtoie souvent le dispensable. Mais cet album est en définitive ce qu'il a proposé de mieux depuis "Wicked Sensation" en 1990 .

Morceaux préférés : "I Think", "Falling Apart", "Octavia", "Death By A Thousand Licks", "Sharks With Lazer Beams" et "Quiver".

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   MYLES

 
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- George Lynch ( guitare)
- Jimmy D’anda (batterie)
- Eric Loiselle (basse)


1. Quiver
2. Cola
3. Tj69
4. Death By A Thousand Licks
5. I Think
6. Sharks With Laser Beams
7. Octavia
8. Supersonic Hypnotic Groove Thing
9. Falling Apart
10. Blue Light Effect (bonus)
11. House Of Eternal Return (bonus)
12. The Weight (bonus)



             



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