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RAGE - Afterlifelines (2024)
Par STEPHEN PAGE le 1er Juillet 2024          Consultée 2277 fois

On est quand même sacrément gâté en cette première partie d'année 2024 au niveau des sorties. JUDAS PRIEST, ACCEPT, Kerry KING, SAXON, Bruce DICKINSON…. Les anciens ont de la ressource.
Un autre ancien groupe vient fêter ses quarante ans d'existence, et même si son nom est moins ronflant que ceux cités ci-dessus il n’en demeure pas moins que quarante années pour un groupe est un sacré exploit.

RAGE nous vient tout droit de la nouvelle vague allemande du début des années 80, celle qui a vu naître BLIND GUARDIAN, KREATOR, HELLOWEEN et autres DESTRUCTION, SODOM, TANKARD… (des groupes estampillés Noise Records) qui tout comme RAGE, sont toujours actifs. comme quoi la fameuse "Deutsche Qualität" n’a rien d’usurpé. Bien évidemment, RAGE a depuis fort longtemps raté le bon wagon. Pourtant le groupe a plusieurs fois eu sa chance dans les années 90 avec "Black In Mind" et surtout au début des années 2000 après deux albums monumentaux, "Unity" et "Soundchaser", avec un line-up terrible.
Mais comme souvent avec RAGE il sera soit victime de changements de line-up, ou d'albums légèrement en-deçà : "End Of All days", "Speak Of The Dead", "Carved In Stone".
Quelques chiffres : RAGE en quarante ans c’est neuf guitaristes, six batteurs et vingt-six albums studio, sans compter les EP et autres sorties.

RAGE nous revient donc un peu moins de trois années après le réussi "Resurrection Day" avec, on va le dire tout de suite, un brillantissime nouvel album. Une des critiques récurrentes concernant RAGE est le trop-plein. Beaucoup d’albums auraient gagné à être moins remplis ("WTTOS", "Black In Mind"...), alors quand RAGE a annoncé un double album concernant ce "Afterlifelines" j’ai d’abord été sceptique. Mais RAGE s’est fendu d’un projet ambitieux. Une partie purement Heavy et une partie Symphonique histoire que toutes les facettes du groupe soient représentées.

Première constatation, quid de Stefan Weber ? Apparemment il serait toujours membre du groupe mais à cause de soucis persos il n’est pas crédité sur l’album ni même présent sur scène depuis un an.
C’est donc Jean qui se charge de toutes les guitares et le bougre va abattre un boulot monumental.

CD1 "Afterlife" : la face burnée.
Passée la petite intro sympathique de rigueur RAGE nous balance un des morceaux les plus véloces de son histoire. "End Of Illusions" arrive tel un rouleau compresseur suivi du premier single dans la même veine "Under A Black Crown". Début en fanfare.
Dire que ce premier CD est burné est un doux euphémisme, RAGE rompt la barrière qui le séparait entre le Power et le Thrash. Ce premier CD est d’ailleurs un véritable rouleau compresseur. C’est bien simple, les dix morceaux du premier CD sont tous des uppercuts en pleine face. Quelle puissance !!!!

Du très véloce "Dead Man’s Eyes" qui me ramène directement au "10 Years In Rage", le Speed Mélodique "Justice Will Be Mine" ou le très Heavy "Mortal" et son riff génial porté par la rythmique basse-batterie, ce premier CD est une réussite totale. Depuis le départ de Smolski, RAGE a mis de côté le côté Prog pour revenir à une musique plus directe. Ici on va droit à l’essentiel et c’est du bonheur en barre. Les riffs et solos de Jean Bormann sont vraiment très réussis, il signe avec Peavy la quasi totalité des titres de deux albums. Tiens, parlons-en de Peavy, même s'il n’a plus l’amplitude vocale qu’il avait dans les années 90 (on sent bien qu’il est parfois à la limite), il compense par une énergie débordante et des vocaux plus agressifs, se permettant même de nombreux growls. La puissance est de rigueur portée par un son massif mettant à l’honneur Lucky qui, même s’il n’a pas la finesse d’un Terrana ou Hilgers, envoie sacrément du bois.
C’est donc un RAGE dans une forme olympique que l’on retrouve sur ce premier CD qui prouve qu’après quarante ans d’existence on peut encore avoir la flamme.

Note CD1 : 5/5.


CD2 "Lifelines" : La face symphonique (mais pas que).
RAGE et la musique symphonique c’est une histoire d’amour qui dure depuis le milieu des années 90 (on passera l’intro de "Secrets In A Weird World") avec le petit passage aux violons sur "Lost In The Ice".
Depuis RAGE n’a eu de cesse de jongler entre son côté purement Power et son côté Symphonique à tel point qu'il a dû créer une deuxième entité avec LMO le temps d’un album.
Logique donc que, pour un album anniversaire se voulant rétrospectif et représentatif, il soit question de Symphonique.

RAGE s’est adonc associé à Marco Grasshoff qui s’est chargé de tous les éléments orchestraux. À titre personnel je trouve qu’ils sont moins mis en avant que sur les autres productions symphoniques de RAGE. De ce fait ce deuxième CD garde une certaine agressivité, à commencer par le "Cold Desire" qui déboule à tout berzingue ou sur les très Heavy "Dying To Live" et "The Flood". Le reste du CD2 va s’avérer plus varié aux niveaux des ambiances à commencer par l’excellent "Curse The Night" avec son entrée arabisante que n'aurait pas renié MYRATH. RAGE joue également sur la fibre nostalgique avec le petit interlude qui reprend pêle-mêle quelques classiques du groupe ("From The Cradle To Grave", "End Of All Days"…). On a également droit à la petite ballade pas désagréable "Dying To Live" ainsi qu’au morceau épique, le très réussi "Lifelines" avec ses différents breaks et changements de rythme.
Un deuxième CD très agréable même si je le trouve un tantinet moins marquant que le CD1.

Note CD2 : 4/5.

Vous l’aurez compris, RAGE pour ses quarante ans d’existence a mis les petits plats dans les grands et nous propose un double album de très très bonne facture. Frais, inspiré, puissant et passionnant de bout en bout. On pourrait presque y voir un concept album tant il y a un fil conducteur au niveau des textes, sombres et abordant le thème de la fin de notre civilisation avec beaucoup de noirceur et de rancœur.

Certes, RAGE n’aura jamais eu la carrière d’un METALLICA mais aura toujours été d’une sincérité remarquable, sortant des albums avec toujours la même envie, la même foi, cette foi représentée par l’inoxydable Peavy Wagner qui du haut de ses presque soixante ans continue de faire vivre son bébé. Si cet album devait être le dernier d’une très longue discographie il conclurait de manière remarquable et inspirée la carrière d’un groupe pour qui le Metal reste une histoire de passion.
Sortir un tel album après autant d'années au service de notre musique préférée valait bien une petite place dans la sélection du site.

Vielen Dank für alles.

Moyenne des deux CDs : 4,5/5.

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   STEPHEN PAGE

 
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- Peter 'peavy' Wagner (chant, basse)
- Jean Bormann (guitare, chant)
- Vassilios 'lucky' Maniatopoulos (batterie)


- Afterlife
1. In The Beginning
2. End Of Illusions
3. Under A Black Crown
4. Afterlife
5. Dead Man’s Eyes
6. Mortal
7. Toxic Waves
8. Waterwar
9. Justice Will Be Mine
10. Shadow World
11. Life Among The Ruins

- Lifelines
1. Cold Desire
2. Root Of Our Evil
3. Curse The Night
4. One World
5. It’s All Too Much
6. Dying To Live
7. The Flood
8. Lifelines
9. Interlude
10. In The End



             



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