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SLADE - Nobody's Fools (1976)
Par DARK BEAGLE le 17 Octobre 2023          Consultée 607 fois

"Slade In Flame" était la bande-son du film "Flame", où les membres du groupe jouaient des musiciens Rock des années 60 en quête de gloire. Un film qui fut salué par la critique pour une BO qui s'était également bien vendue. Cependant, si SLADE était incontournable au Royaume-Uni et une partie de l’Europe, il restait un territoire immense à défricher : les États-Unis. Si Napoléon et Hitler se cassèrent les dents à vouloir annexer la Russie, nombreux furent les formations européennes à laisser des plumes dans la conquête du pays de l’Oncle Sam (STATUS QUO peut témoigner). Et la bande à Noddy allaient en faire les frais.

Ce qui avait commencé comme des vacances tranquilles à New York s’avèrera en effet un sacré fiasco. À l’instar de David Bowie avec "Young Americans", SLADE s’exile et produit un album qui tranche avec le son habituel. Le groupe se fait moins Heavy, il est en constante recherche mélodique et disons-le carrément, il s’assagit et tente de trouver le hit single qui leur permettrait de percer aux States. Ce n’est pas "Thanks For The Memory" qui va y parvenir.

"Thanks For The Memory", c’est un peu comme "Cum On Feel The Noize" ou "Merry X’Mas Everybody", une chanson qui n’est pas destinée à figurer sur album, mais à cartonner en single. Manque de pot, cette fois-ci, cela ne fonctionnera pas. Il faut dire que le morceau est un peu mou du genou et que la face B pose le même problème que "Good Old Fashioned Loverboy" de QUEEN : qui veut vraiment entendre en pleine crise pétrolière un groupe se plaindre de ses problèmes de riche ou qu’il dîne au Ritz ? Voilà donc qui n’est pas très engageant et "Nobody’s Fools" est déconcertant à plus d’un point.

Déjà, il y a la pochette. Un peu random, les tronches des natifs de Wolverhampton avec leurs nez de clowns. Là, c’est un peu raté, dirons-nous. Et encore, le mauvais goût a été évité de peu, John Gacy ne sera arrêté qu’en 1978. Enfin, elle ne donne franchement pas envie. Au rayon des nouveautés, le groupe s’adjoint les services de Tasha Thomas, une chanteuse qui va donner des couleurs bien plus Soul aux titres chaque fois qu’elle interviendra pour les chœurs. Aussi, la musique va naviguer dans des territoires bien plus légers, plus Pop.

En effet, il est bien difficile de se dire qu’il s’agit bel et bien de SLADE. Si de temps en temps la voix de Noddy se rappelle à notre bon souvenir, il faut bien convenir qu’il module bien plus et qu’il est moins agressif, moins criard. La guitare de Dave Hill suit la même direction. Nous la retrouvons par moments, lors d’un assaut aussi court que remarqué, mais là encore, nous assistons avant tout à une recherche mélodique constante, quand auparavant il ne se gênait pas pour produire des sons à décaper le papier peint des murs (moins que Earache, on est d’accord, mais quand même). La section rythmique tend quant à elle à produire un groove différent, un peu plus dansant.

Toute la complexité de cet album réside donc sur un paradoxe assez terrible : le groupe a fait des progrès indéniables, mais il est bien moins excitant. Et forcément, ce n’est pas très Rock’N’Roll tout ça. Le title track offre ainsi une ouverture bien timide. C’est bien ficelé, certes, la mélodie est assez entraînante, le refrain fonctionne plutôt bien, mais il n’y a pas de quoi grimper aux rideaux. Il manque clairement un truc, genre la hargne dont le groupe sait faire montre quand il le faut. Si "Old, New, Borrowed And Blue" marquait déjà une évolution dans l’adoucissement du son, il conservait cependant du mordant. Là, clairement, les crocs sont absents.

SLADE va également étonner son monde en se la jouant un peu plus Funky sur le chaloupé "L.A. Jinx", un morceau loin d’être raté, mais qui semble quelque peu hors-sujet. Si l’humour est toujours présent ("Scratch My Back", morceau Hard par excellence), il paraît également en décalage sur cet album qui se veut vraiment très sage. Il y a une espèce d’écart constant entre le visuel, les paroles et la musique plus travaillée, plus sérieuse par moments. C’est comme si nous étions en face d’un groupe qui tente un coup de poker au bluff, avec la plus mauvaise main possible.

Et forcément, ce disque n’a pas eu l’effet escompté. En piochant à droite à gauche dans les musiques à la mode aux USA (on trouve des plans Bluesy, Country, mais sans la classe que peut développer un groupe comme LYNYRD SKYNYRD), SLADE laisse sa personnalité en Grande Bretagne. Il n’y a plus cette hargne, cette sueur, cette énergie très communicative qui étaient les ingrédients principaux de ce qu’était cette formation. C’en est rageant, parce que le tout n’est pas si mal, mais cela ne correspond pas à l’idée que l’on se fait de SLADE. Limite, ça irait mieux pour David BOWIE qui avait quelque peu perdu son âme sur "Young Americans".

Du coup, la conquête des USA, ce n’est pas trop ça. Le disque ne pénétrera pas les charts et pire (!) il marquera le début de l’effondrement britannique. Quand on sait que SLADE était l’un des plus gros vendeurs de disques en Angleterre, cela va forcément faire désordre. C’est l’histoire classique de choix malheureux qui conduisent à un échec. Pas forcément critique car "Nobody’s Fools" a quelque chose de rafraîchissant dans sa forme, mais il ne convainc pas dans le fond. Et le problème, c’est que SLADE va vraiment avoir du mal à retrouver de sa superbe.

Note réelle : 2,5/5.

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- Noddy Holder (chant, guitare)
- Dave Hill (guitare)
- Jim Lea (basse)
- Don Powell (batterie)


1. Nobody's Fools
2. Do The Dirty
3. Let's Call It Quits
4. Pack Up Your Troubles
5. In For A Penny
6. Get On Up
7. L.a. Jinx
8. Did Ya Mama Ever Tell Ya
9. Scratch My Back
10. I'm A Talker
11. All The World Is A Stage



             



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