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MOTÖRHEAD - 1916 (1991)
Par DARK BEAGLE le 17 Septembre 2025          Consultée 1210 fois

Un nouveau procès avec sa maison de disque, GWR, va encore tenir Lemmy et sa bande éloignés des studios durant quatre longues années. Le groupe continuait à ravager les différentes scènes qui lui étaient proposées, sur lesquelles il testait ses nouvelles compositions, afin de ne pas offrir des concerts trop prévisibles aux fans qui continuaient à les suivre. Aussi, quand tout fut réglé pénalement, MOTÖRHEAD a pu enregistrer à nouveau. Et plutôt que de se la jouer frontal comme il a pu le faire pour "Orgasmatron", il choisit de se placer dans une certaine continuité de son précédent méfait, un Rock'N'Roll qui portait bien son nom, classique mais pas forcément très aventureux.

La pochette nous présente cette fois-ci le Snaggletooth au centre, entouré de drapeaux de différents belligérants de la Première Guerre Mondiale. Certes, bien que j'adore le travail de Joe Petagno, oublier le drapeau français pour un album qui s'appelle "1916" et dont la chanson-titre parle de la bataille de la Somme, c'est un peu con quand même. À sa décharge, il n'a dessiné que la mascotte, les drapeaux ne sont pas de lui. Je ne sais pas trop comment Lemmy a pu laisser passer cela, mais bon, c'est fait, peut-être qu'un jour, genre pour les cinquante ans de l'album, ils sortiront une version super Deluxe avec une jaquette remaniée, mais peu importe. Et contrairement à ce que laisse penser le nom de l'album et son illustration, "1916" n'est absolument pas un concept album.

Non, 1916 est un disque de Rock'N'Roll comme sait très bien le faire MOTÖRHEAD, il n'y a pas tromperie sur la marchandise. Sauf que le groupe va s'essayer à différentes petites choses pour parfois de grands effets, mais nous y reviendrons plus tard. Ce qui saute tout de suite aux oreilles en revanche, c'est que le jeu de Philthy Animal Taylor s'est considérablement simplifié, au point d'en être presque méconnaissable. On le sent quelque peu à la peine, et les prestations live qui s'ensuivront ne seront malheureusement pas à son avantage. Pour lui, cela sent la fin, même si cela ne se fera que pour l'album suivant. Alors oui, rythmiquement, il y a moins de folie. Cela reste solide malgré tout mais certains morceaux auraient mérités un surcroît de puissance toutefois.

Même si ce point noir ne peut pas être relégué au rang de détail (pour moi en tout cas ; Philthy faisait encore un peu illusion sur "Rock'N'Roll", ici bien moins), il convient rapidement d'approfondir la chose et de constater un chose simple : "1916" est l'un des disques de MOTÖRHEAD parmi les plus mélodiques. Et sans guillemets. Si "Another Perfect Day" est souvent cité comme étant le disque par excellence qui va dans cette direction-là, c'est parce qu'il est le plus proche de la période dite " classique " du groupe et que "1916" végète dans ce qui est communément considéré comme une période creuse pour Lemmy & Co, juste avant un "March Ör Die" très mal accueilli. Pourtant, "1916" est pétri de qualités et il possède quelque chose que son prédécesseur n'avait pas : de l'audace.

Bien entendu, nous retrouvons du MOTÖRHEAD classique sur ce disque, la formation n'allait pas changer de manière radicale sa formule. Disons plutôt qu'elle va la faire bouger et qu'elle va surtout s'affranchir de certaines frontières, voire de certains tabous. On ne va pas appliquer le terme " commercial " non plus, il ne correspond pas à la musique du groupe, qui contient toujours son lot d'agressivité ("The One To Sing The Blues", "No Voices In The Sky", "R.AM.O.N.E.S"). Et les expérimentations ne seront de toute manière pas du goût de tous et l'on sent la patte de Würzel dans certains motifs musicaux. Nous allons donc nous retrouver face à des compositions où le clavier prend le dessus ou un violoncelle accompagnera un Lemmy tragique.

Dit comme ça, ça ne fait pas forcément envie. Pourtant, le title track est un contre-pied total de ce que nous attendons de MOTÖRHEAD. Ici par de sueur, pas de fureur, pas sonore en tout cas. Lemmy récite un texte qui parle de la bataille de la Somme, accompagné par un violoncelle funèbre. Il n'est pas senti obligé de rajouter du bruit à celui de la bataille, peut-être sa façon à lui de saluer la mémoire de jeunes gens morts par troupeaux entiers en une poignée d'heures. Quant à "Nightmare/The Dreamtime", nous tenons certainement là l'un des moments les plus étranges de la carrière de MOTÖRHEAD, avec ses synthétiseurs presque outranciers qui supportent des larsens de guitare et un Lemmy un peu fantomatique dans le chant. Et ça, globalement, personne ne s'y attendait. Cela ne passe pas forcément pour tout le monde, l'idée méritait d'être interprétée néanmoins, ne serait-ce que pour marquer cette différence de style sur un album de MOTÖRHEAD.

Et pour enfoncer le clou, la formation propose également une power ballad ma foi très réussie, sur laquelle Lemmy se fait velours derrière le micro, aussi surprenant que cela puisse paraître. "Love Me Forever", ça aurait pu être le titre d'une chanson d'Elvis PRESLEY, mais ce n'est pas le cas. Würzel et Campbell font de belles intrusions tout de même, c'est loin d'être un morceau plan-plan, il dégage une certaine force malgré tout. Nous sommes un peu dans le genre d'exercice qu'affectionnait particulièrement SCORPIONS. D'ailleurs Doro la reprendra quelques années plus tard (sur un "Calling The Wild" pas aussi sauvage que ça en 2000) avec? Lemmy en guest. Ajoutez à cela un "Going To Brazil" tellement Rock'N'Roll dans la lignée d'un Chuck Berry qu'il en est décalé et vous comprendrez que les musiciens se sont vraiment faits plaisir ici, en s'affranchissant d'un cahier des charges trop prévisible et parfois frustrant.

Malgré une rythmique qui charge moins qu'à l'accoutumée, je considère ce disque comme étant le meilleur de la période Würzel. Le plus fin, le plus varié, le plus mélodique aussi, avec des idées un peu novatrices par rapport à la formule matraquée quasiment depuis les débuts. Elle n'est pas loin d'ailleurs, elle laisse juste plus de place à des morceaux atypiques qui font terriblement de bien. Et forcément, je me suis un peu étendu dessus, je les ai bien mis en avant, mais cela n'enlève en rien les qualités d'un "Make My Day" et de ses soli ravageurs ou d'un "R.A.M.O.N.E.S", hommage à un groupe, à vous de deviner lequel, plus Punk que Punk, qui montre bien que Lemmy et sa bande avaient toujours faim. "1916" est un disque à ne surtout pas négliger au milieu de cette discographie foisonnante, parfois banale, mais pouvant également atteindre des sommets. Celui-ci est presque en haut de la cime.

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- Lemmy Kilmister (chant, basse)
- Phil Campbell (guitare)
- Mick Burston (guitare)
- Phil Taylor (batterie)


1. The One To Sing The Blues
2. I'm So Glad (baby I Don't Care)
3. No Voices In The Sky
4. Going To Brazil
5. Nightmare/the Dreamtime
6. Love Me Forever
7. Angel City
8. Make My Day
9. Ramones
10. Shut You Down
11. 1916


             



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