>Boîte à demandes>Historique site
>Metal hit>Statistiques
>Dark Side>Liens
>Concerts>Discord
>L'équipe du site>Facebook
  

Recherche avancée       Liste groupes



      
HARD ROCK  |  STUDIO

Commentaires (1)
L'auteur
Acheter cet Album
CHRONIQUES

ALBUMS STUDIO

2026 ★★★★  Life Imitates Art

THE STRIPP - Life Imitates Art (2026) ★★★★ 
Par DARK BEAGLE le 23 Mars 2026          Consultée 1452 fois

J'ai toujours beaucoup aimé les voix féminines dans le Rock. Non, rectification. Je les ai aimées du moment où, en fouillant dans les cassettes de ma grande sœur, je suis tombé sur "Cheap Thrills" de Janis Joplin. En tout cas, c'est ainsi que ma sœur l'avait mentionné, il n'y avait pas de mention des BIG BROTHER & The HOLDING COMPANY. Ce fut comme une révélation. Aujourd'hui, cela reste quelque chose que je cherche dans le domaine du Rock/Hard Rock/Punk. Moins dans le Metal à proprement parler, elles m'intéressent moins. Non, ce que je cherche, c'est un côté naturellement éraillé, brut net direct, sans les artifices d'un growl ou d'un scream. Certes, dans l'extrême, je parviens à trouver mon compte, mais je préfère le feeling naturel que l'on retrouve sur le Rock. Et ses dérivés directs. Autant vous dire que The STRIPP m'a fait l'effet d'une bombe, tant ce groupe coche toutes les cases.

Bon, la pochette, faut saluer son humour déjanté, avec cette reproduction de la "Naissance de Vénus" de Botticelli faite avec énormément de dérision. Possible que dans l'Italie d'aujourd'hui elle provoque une déclaration de guerre à l'Australie, mais c'est de l'ordre du détail. Le fait est qu'on va s'en souvenir et pas que parce que Bek Taylor, la chanteuse/guitariste du groupe, se présente dans son plus simple appareil. En se rattachant à quelque chose d'aussi connu, il fallait assurer derrière, pour que ce ne soit pas qu'un effet d'image désastreux. Et il s'agit d'un super écrin pour un disque de trente-quatre petites minutes pour dix morceaux qui sont autant de brûlots d'un Rock'N'Roll débraillé. Le groupe vient de Melbourne, il y a ce côté cradingue souvent propre au Hard Rock australien, mais résumer The STRIPP à un résidu d'AC/DC serait une grossière erreur.

Après un premier album qui était une véritable décharge d'adrénaline, la formation revient sans chercher à arrondir les angles. Comment définir la musique des STRIPP rapidement ? C'est un Rock'N'Roll foncièrement Hard, teinté de Punk, d'une fraîcheur idéale pour affronter les chaleurs estivales. On pense à une version survitaminée de Joan JETT & The BLACKHEARTS, un peu à L7 également, pour cet esprit entre le rentre-dedans et une désinvolture efficace. Et surtout, le groupe sait varier ses tempi et son propos, il ne fonce pas continuellement, il prend son temps sur quelques titres plus lents bien qu'assurés. Bek Taylor attire évidemment beaucoup l'attention, mais il faut dire qu'elle a de la voix et qu'elle balance grave durant les dix compositions, entre un chant posé, subtil et de nombreux passages bien plus hargneux.

Personnellement, le morceau dont je ne me lasse pas – la bonne réponse serait tous – c'est "Murder Mobile". Et là, on tape un peu dans l'atypique sur ce disque, il n'y a pas de précédents, ni d'autres titres qui lorgnent dans la même direction sur ce disque. Son groove est monstrueux, il renvoie quelque peu au MOTÖRHEAD de la grande époque, en moins gras, moins virulent, mais il n'est pas difficile d'imaginer Lemmy, Philthy et Fast Eddie se lancer sur la même piste. Bek avance son chant avec beaucoup de nonchalance, elle le module, tandis que derrière les gars poussent aux chœurs. Puis tout s'emballe pour un final cataclysmique. À chaque écoute, je me prends la même baffe et jamais je n'essaye de parer le coup, maso que je suis. C'est bon, c'est jouissif, c'est instinctif et direct, on sent la spontanéité derrière tout cela.

Mais il ne faut pas se mentir, cette spontanéité, on la trouve dès le début et elle ne s'écarte pas d'un iota de la ligne directrice des STRIPP. Peut-être qu'elle s'efface un peu pour "The End", composition bien plus construite, que l'on pourrait qualifier de calme après la tempête. Ce n'est pas une ballade, mais Bek et sa bande lèvent un peu le pied pour que nous puissions souffler après les neuf décharges de chevrotine que l'on s'est pris en pleine poire. Parce qu'il ne faut pas croire, le groupe joue certes du Hard Rock, mais il ne fait pas dans la dentelle chiadée à la RIVAL SONS ou à la LED ZEP. Ça sent plutôt le cambouis et la bière éventée d'un bar miteux au fin fond de Melbourne. Le truc authentique, quoi.

Si The STRIPP s'avère impérial sur les morceaux les plus énervés ("Push", l'inénarrable "Motherfucker From Hell" ou encore et surtout "Gotta Go"), ce n'est pas que l'œuvre de Bek, même si je la mets plus en avant. Andy Cass et Matt Brown forment une section rythmique d'enfer (là encore, je vous renvoie à "Murder Mobile"), au groove infernal, qui contribue au sentiment d'urgence de chaque composition. À la deuxième guitare, Jason Zeke livre quelques soli intéressants, souvent très courts pour ne pas perdre l'intensité générale des chansons. Et ça fonctionne du tonnerre, comme sur le solide mid tempo qu'est "If You Want Me", inaugural et dépositaire du style STRIPP, avec son refrain entraînant.

Certes, ce n'est pas franchement original, encore moins novateur, mais parfois, il faut se laisser aller à la simplicité et la sécurité d'un bon Rock'N'Roll. Inutile d'avoir des morceaux à tiroirs, de cumuler cent notes à la minute ou de texturer tellement ses morceaux qu'ils en deviennent labyrinthiques pour faire de la bonne musique. Et ça les Australiens de The STRIPP l'ont bien compris. Ils vont droit au but, comme on dit à Marseille, mais ils ne négligent en rien l'essentiel. Il y a un sens de la mélodie chez ce groupe, les refrains restent terriblement bien en tête, qu'ils soient beuglés ou non. Il y a une générosité qui se traduit par la sueur des musiciens, qui se donnent à fond. En live, c'est encore plus énergique.

En ces temps troublés, où chaque éternuement de Trump et des autres fous qui nous gouvernent laissent craindre le pire, cela fait franchement du bien un disque qui donne à sourire. Et quand je dis à sourire, ce n'est pas dans le sens de la moquerie, mais cet album est vif, vindicatif, mais il file la banane, il met de bonne humeur et ça nous ramène à un des points essentiels du Rock'N'Roll : c'est de l'entertainment, pas un truc qui va nous faire cogiter dans notre coin pendant des plombes pour savoir quel est le sens de la vie. Si bien entendu ce genre d'album est inhérent au genre, un missile comme "Life Imitates Art" est d'autant plus estimable car il nous fait oublier, l'espace d'une bonne demi-heure, les tracas du quotidien.

Morceaux préférés : "Murder Mobile" (je ne sais pas si je vous en ai parlé, mais j'adore ce titre!), "If You Want Me", "Gotta Go", "Push", "Motherfucker From Hell"


Note réelle : 4,5/5.

A lire aussi en HARD ROCK par DARK BEAGLE :


MEAT LOAF
Bat Out Of Hell Ii: Back Into Hell (1993)
Et à la fin, ils meurent tous...




GRAND FUNK RAILROAD
Grand Funk (1969)
Red is dead!


Partager

SÉLECTION
DU SITE NIME


LA CHRONIQUE

 > PRINCIPALE
  ★★★★ DARK BEAGLE


LINE-UP
- Bek Taylor (chant, guitare)
- Jason Zeke (guitare)
- Matt Brown (basse)
- Andy Cass (batterie)

TRACKLIST
1. If You Want Me
2. So Long
3. Good For Me
4. Turn Back Time
5. Murder Mobile
6. Gotta Go
7. Push
8. Gone
9. Motherfuck From Hell
10. The End


             



1999 - 2026 © Nightfall.fr V5.0_Slider - Comment Soutenir Nightfall ? - Nous contacter - Webdesign : Inox Prod