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2021 ★★★★  Wolf Attack
2026 ★★★★  Wildfire
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EXISTANCE - Wildfire (2026) ★★★★ 
Par GEGERS le 29 Mars 2026          Consultée 822 fois

Je vous avoue fort bien ne pas nourrir d'affection particulière pour le Heavy Metal français des années 80. Par chauvinisme, par nostalgie, on lui accorde bien souvent des qualités dont il n'était certes pas dépourvu, mais qui sont aujourd'hui largement surévaluées. Voir dans EXISTANCE l'héritier de cette scène, certes authentique mais souvent très approximative dans l'approche et la réalisation de ses travaux, serait ainsi fort réducteur. C'est une évidence, dans les veines du quartet coule le sang des grands noms du style, de manière littérale même pour le chanteur et guitariste Julian Izard dont le père Didier était le vocaliste du groupe H-BOMB. Mais il ne faut pas ici chercher d'héritier, de renouveau, tout comme il serait vain de hurler "cocorico" à l'écoute de la musique pratiquée par le groupe, largement mondialisée tant au niveau de l'intention que de l'interprétation.

Il nous aura fallu attendre cinq ans après le très réussi "Wolf Attack" pour découvrir "Wildfire" qui lui succède. Cinq ans, tout autant un clin d'œil qu'une éternité. EXISTANCE n'a pas pour autant chômé, réalisant quelques belles premières parties (MEGADETH, HELLOWEEN), s'embarquant dans une tournée européenne de deux mois avec UDO. De quoi assoir un peu plus la confiance d'un groupe dont le line-up, inchangé depuis 2017, semble aujourd'hui désireux de bâtir sur ses belles expériences. Débarque donc ce cinquième album dont le visuel aux tons rouges prend le contrepied du bleu froid du précédent album.

Pourtant, il n'y a pas ici de révolution artistique. EXISTANCE poursuit et affirme un peu plus sa volonté de mélanger un Heavy Metal très européen, tirant autant son inspiration de la scène germanique que de la NWOBHM, avec un Hard Rock qui puise ses influences du côté des scènes américaines. Un parti-pris artistique qui donne naissance à un album bariolé et varié, dont les guitares vindicatives sont le principal atout.

L'ouverture est flamboyante, avec ce "Wildfire" introduit par des guitares lourdes et agressives, dont les harmonies sombres, soutenues par une rythmique martiale, laisse place à un Heavy incisif et puissant. Si les six-cordes sont naturellement au centre de l'attention, il est à noter la mise en son particulièrement équilibrée et qui, chose rare, donne le beau rôle à une basse dont on entend distinctement chaque note, l'instrument prenant même les premiers rôles en plusieurs occasions. Bravo à Julien Robillard pour cette prestation de haute volée, qui sert parfaitement les guitares dont les solos successifs évoquent, il est vrai, clairement les années 80. Une entame d'album bluffante.

Passé ce coup de massue, le groupe n'aura de cesse d'enfoncer le clou, tout en variant son propos. "Ocean's Cry", pur GAMMA RAY dans l'esprit, se fait une déflagration Heavy particulièrement percutante, tandis que "Riding Fast", qui lui succède, balance des sonorités graisseuses à la SAXON, le morceau s'achevant sur des bruits de motos, façon "Motorcycle Man". Le Heavy reste aux premières loges avec le rapide "See The Light", dont la pureté des lignes mélodiques nous permet de savourer le talent combiné du duo Izard/Poiret. Nous sommes ici assez proches d'un HELLOWEEN, même si les lignes de chant, souvent doublées, apportent un côté plus moderne à l'ensemble. Se faisant furieux, façon JUDAS PRIEST des grands jours, le groupe n'hésite pas à balancer avec "Brighter Days" un Heavy rapide et particulièrement mordant, à l'écoute duquel on le sent particulièrement à l'aise, s'en sortant avec éloquence et facilité malgré des mélodies ici relativement "masquées".

Si on a la sensation que le groupe se fourvoie un peu, en proposant avec "Eternal Flame" un morceau Hard Rock inspiré des années 80, porté par une basse à nouveau très imposante, et en allant chercher autant du côté de VAN HALEN que de KISSIN' DYNAMITE, ce morceau n'est qu'une courte incongruité dans un ensemble résolument plus Heavy, pour notre plus grand bonheur. Ainsi, lorsqu'EXISTANCE nous balance en clôture d'album cette véritable pépite épique qu'est "Angel Of Darkness", on a ici le sentiment du devoir accompli, l'impression d'écouter un groupe qui, près de vingt ans après sa formation, semble maître de son destin et sûr de sa valeur. Avec ce Heavy à la fois mélodique et démonstratif, et ses évidentes qualités d'interprétation, EXISTANCE s'impose en effet désormais comme une valeur sûre qu'une signature récente chez Verycords devrait, on l'espère, aider à diffuser sa musique à une plus large échelle.

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LA CHRONIQUE

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  ★★★★ GEGERS


LINE-UP
- Julian Izard (chant, guitare)
- Antoine Poiret (guitare)
- Julien Robillard (basse)
- Gerry Carbonelle (batterie)

TRACKLIST
1. Wildfire
2. Ocean’s Cry
3. Riding Fast
4. Eternal Flame
5. See the Light
6. Against the World
7. Love Affair
8. Brighter Days
9. Angel of Darkness


             



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