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METAL INSTRUMENTAL  |  STUDIO

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CHRONIQUES

ALBUMS STUDIO

2019 ★★★★★  Infinite Mind
ÉQUIVALENCES

Lee MCKINNEY - Infinite Mind (2019) ★★★★★ 
Par REMISSA le 5 Avril 2026          Consultée 214 fois

Seulement deux mois après la sortie de "The Simulation" avec BORN OF OSIRIS, groupe principal dans lequel il officie, Lee McKinney ne ralentit pas la cadence et livre son premier album solo, assez loin des origines Metalcore dont il est issu.

En effet, les suiveurs les plus attentifs auront remarqué que depuis le départ du dernier gratteux venu l'épauler (en la personne de Jason Richardson, qui tenait la rythmique contrairement à ce que pouvait laisser penser "The Discovery" et la fougue du bonhomme), le fidèle Lee assure solidement son rôle au sein de BOO, tranchant parfois avec ses phrasés lumineux, pour ne pas dire solaires, avec des morceaux plus bruts de fonderie ou électro-bas-de-gamme du quintet Coreux.

Cette aventure solo s'inscrit donc comme une évidence et s'émancipe sans détour des carcans de violence (voire du Metal tout court, mais chut, sinon je vais me faire censurer de NIME, mais on est entre nous, n'est-ce pas ?) pour élaborer, seul ou presque, un album aussi ambitieux que radieux. McKinney s'affaire ainsi à produire tous les instruments (saxophone excepté), mais c'est bel et bien au travers de sa sept cordes que sa vision chatoyante d'un Prog-jazzy prend toutes ses couleurs, et ce dès les premières notes d'"A Clock Without A Craftsman", porté par un riff imparable qui irrigue le morceau de bout en bout.

C'est d'ailleurs le sacerdoce de tout album instrumental : trouver un killer riff pour un titre, le faire fructifier sans l'user jusqu'à la corde, l'enrichir, puis recommencer au morceau suivant, cinq à dix fois durant, en espérant ne jamais perdre l'auditeur en cours de route. Et à ce jeu, McKinney aime prendre des risques, car la majorité de ses accroches reposent sur le tapping, ce qui homogénéise l'ensemble et fait finalement peu varier les patterns, bien que l'effet reste indéniablement séduisant à l'oreille. Hélas, sur les huit titres qui composent "Infinite Mind", tout ne fait pas mouche, et certains morceaux peinent à décoller, manquant d'impact ou de véritable mordant.

C'est d'autant plus dommageable que sur d'autres, à l'instar de "Rising Tide" ou de l'éponyme, on perçoit une véritable bouffée d'inspiration, héritée directement d'un "Passion And Warfare" d'un certain Steve Vai, le caractère éthéré et hors du temps de certains passages semblant couler de source, à l'inverse de segments plus poussifs, voire contraints. Ainsi, "Amanuensis" et "A Neverending Explosion" ne décollent jamais vraiment et viennent freiner une dynamique qui besogne à s'installer : cruelle ironie des albums instrumentaux, si difficiles à faire léviter, si rapides à retomber comme un soufflé oublié au four. Vous me ferez penser à arrêter les analogies gastronomiques, au passage.

Blague à part, une autre réussite de l'album est "Astrolabe", unique titre qui tend ostensiblement vers le Metal plus frontal à la BORN OF OSIRIS – preuve que l'on n'échappe jamais vraiment à son ADN. On retiendra également une imbrication particulièrement opportune du saxophone et des divers arrangements électroniques, jamais dans le compensatoire ni dans le déballage fourre-tout, preuve d'une maturité certaine et d'une réflexion sincère dans l'écriture de ce premier LP concis.

"Infinite Mind" n'est peut-être pas l'inépuisable puits d'inspiration que son titre suggère, mais il regorge d'idées redoutablement efficaces qui forcent le respect, tant le gusse évolue ici seul aux commandes, se fiant davantage à ses idoles de jeunesse qu'à son background Metal, comme pour mieux redéfinir son propre centre de gravité artistique.

Note réelle : 3,5/5 arrondie à l'inférieur.

Morceaux préférés : "A Clock Without A Craftsman", "Astrolabe", "Rising Tide".

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LA CHRONIQUE

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  ★★★★★ REMISSA


LINE-UP
- Lee Mckinney (tout)
- Adrián Terrazas-González (saxophone)

TRACKLIST
1. A Clock Without A Craftsman
2. Amanuensis
3. Rising Tide
4. The Sun And The Wind
5. A Neverending Explosion
6. Astrolabe
7. Truthsayer
8. Infinite Mind


             



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