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DEATHCORE  |  STUDIO

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CHRONIQUES

ALBUMS STUDIO

2020 ★★★★  Immortal
2022 ★★★★  Pain Remains
2025 ★★★★  I Feel The Everblack Festering...

E.P

2021 ★★★★  3 ...And I Return To Nothingn...
ÉQUIVALENCES
Style + Membre : IMMORTAL DISFIGUREMENT

LORNA SHORE - Immortal (2020) ★★★★ 
Par REMISSA le 7 Avril 2026          Consultée 361 fois

Il y a eu un monde avant Jésus-Christ. Des Gaulois, des Romains qui se font casser la gueule, des menhirs – et il y a eu un LORNA SHORE avant Will Ramos. Serais-je en train d'ériger Ramos en messie du Deathcore ? Peut-être. Après tout, LORNA SHORE fut jadis un groupe de Deathcore chrétien : la boucle théologique est bouclée.

Bref, ça, c'était AVANT.

Car avec l'arrivée aussi brève que délétère de CJ McCreery au chant en période ante-"...And I Return To Nothingness", toute trace de piété se voit définitivement évaporée. Sa patte, venimeuse, malsaine, et outrageusement charismatique imbibe chaque interstice de ce troisième LP, qui s'impose comme un monolithe du Blackened Symphonic Deathcore, aussi suffocant qu'ostensiblement misanthrope.

À corps défendant, nombre d'auditeurs admettront qu'"Immortal" constitue le sommet artistique de LORNA SHORE à ce jour. Et l'argument se tient : la convergence entre haine viscérale, sens du grandiloquent et rigueur d'exécution permet au noyau dur (Adam De Micco et Austin Archey, complétant cette toute petite troupe) d'atteindre une intensité rarement égalée dans le genre : une brutalité débridée, mais presque aristocratique dans sa violence.

L'appréciation de la galette est d'autant plus complexe qu'elle souffre d'un cruel paradoxe : son héritage est constamment éclipsé par l'ère Ramos, comme si l'Histoire avait décidé de censurer un chapitre trop sulfureux. McCreery demeure ce pachyderme démoniaque dans la pièce : trop talentueux pour être ignoré, trop infréquentable pour être pleinement célébré.

Et pourtant, cet album est un cataclysme. Loin des caricatures d'un Deathcore paresseux, "Immortal" érige une atmosphère écrasante, grandiose et poisseuse, où chaque morceau agit comme une liturgie blasphématoire. Le titre éponyme en est la porte d'entrée idéale : ouverture symphonique sépulcrale, chœurs funestes, riff inaugural en coup de poing entre les deux yeux, refrain d'une efficacité glaçante… Si ce morceau ne vous convainc pas, inutile d'insister : vous n'êtes pas le public cible. Et ironie suprême, il s'agit pourtant de l'un des titres les plus accessibles du disque.

"Death Portrait", "This Is Hell", "Warpath Of Disease" ou l'abject "King Ov Deception" confirment l'intention : McCreery n'est pas là pour conter fleurette, mais pour souiller, lacérer et profaner. Sur ce dernier, il livre une performance littéralement possédée, éructant ses lignes comme des imprécations lucifériennes. Chaque intonation suinte la démence, chaque respiration évoque la damnation.

Et contrairement à ce que cet excès de noirceur pourrait laisser craindre, "Immortal" ne sombre jamais dans la parodie ni l'auto-caricature. L'album manipule les codes du Black et du Deathcore sans singer ni diluer, évitant le breakdown indéniablement chiant, tout comme le tremolo anesthésiant. L'instrumentation demeure mouvante, inventive, et suffisamment retorse pour éviter la stagnation. "Relentless Torment", en guise d'épitaphe, conclut le massacre avec une élégance presque irréelle, laissant émerger des cordes fantomatiques au milieu des derniers blasts exsangues d'Archey… Une sortie apothéotique, spectrale, voire cinématographique.

"Immortal" est un disque évidemment clivant, excessif, mais artistiquement incontestable. Une œuvre sombre, cérébrale et étonnamment exigeante : du Deathcore pour esthètes misanthropes, en somme. Et oui, je le trouve supérieur à "Pain Remains" : pas encore prisonnier de son moule.

"Vite, Marty, remonte dans la DeLorean ! … Mais non, pas pour baiser ta mère ! On vient de fissurer le continuum en citant l'album d'après !"

Note réelle : 4,5/5 (arrondie à la baisse, la doublette "Misery System"/"Obsession" brisant tout de même l'intensité jusqu'alors préservée).

Morceaux préférés : "Immortal", "King Ov Deception", "This Is Hell".

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LA CHRONIQUE

 > PRINCIPALE
  ★★★★ REMISSA


LINE-UP
- Adam De Micco (guitare, basse)
- Austin Archey (batterie)
- Cj Mccreery (chant)

TRACKLIST
1. Immortal
2. Death Portrait
3. This Is Hell
4. Hollow Sentence
5. Warpath Of Disease
6. Misery System
7. Obsession
8. King Ov Deception
9. Darkest Spawn
10. Relentless Torment


             



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