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HEAVY METAL  |  STUDIO

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2007 ★★★★  Book Of The Dead
2009 ★★★★★  1 Tabula Rasa
2011 ★★★★  Unholy Cross
2012 ★★★★★  In The Name Of Metal
2014 ★★★★  Stormborn
2017 ★★★★★  1 War Of Dragons
2019 ★★★★★  Rise Of The Dragon Empire
2021 ★★★★  Creatures Of The Dark Realm
2023 ★★★★  Tales From The North
2025 ★★★★★  Field Of Swords

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BLOODBOUND - Field Of Swords (2025) ★★★★★ 
Par GEGERS le 19 Février 2026          Consultée 500 fois

Il y a des groupes dont on achète les albums comme s'il s'agissait d'une évidence qui ne pouvait souffrir d'aucune contradiction. On paye cash. Sans lire les clauses du contrat en petits caractères. Sans négocier le tarif. BLOODBOUND fait partie de ces groupes, et "Field Of Swords" est arrivé chez moi par automatisme, par fidélité, presque par un réflexe pavlovien. BLOODBOUND ? J'accours. Ce onzième album, publié alors que le groupe célèbre ses vingt ans d'activité discographique, est le genre de sortie que l'on a l'impression de connaître dès la première écoute, avant même de se demander si le groupe a encore quelque chose à dire. On connaît la voix de Patrik Selleby, le style de composition de Tomas Olsson, la promesse qui se cache derrière ce visuel heroic-fantasy épique. À l'ouverture de ce digibook, on sent déjà l'odeur de l'acier.

Et pourtant.

Pourtant BLOODBOUND n'est plus tout à fait BLOODBOUND. Ou plutôt : BLOODBOUND est devenu quelque chose d'autre, et la question n'est pas tant de savoir ce que le groupe est devenu, mais pourquoi. On peut ici envisager les choses de deux manières. Du côté du verre à moitié vide, on peut voir une formation désireuse de rencontrer le succès, prête à sacrifier une partie de son identité originelle pour se fondre dans un moule plus vendeur, plus en phase avec l'ère du temps : celui de SABATON, de POWERWOLF, de cette fantasy martiale grand public qui voit chaque refrain sonner comme un appel aux armes. Du côté du verre à moitié plein, pourquoi ne pas voir cette formation qui, après quelques albums plus expérimentaux, parfois plus sombres, parfois plus aventureux, a fini par assumer pleinement ce soin, au point d'en faire sa nouvelle norme ?

Dans les deux cas, "Stormborn" est et restera le point de bascule, l'album sur lequel tout s'est cristallisé : chÅ“urs massifs, claviers omniprésents, refrains fédérateurs. En ce sens, "Field Of Swords" se présente comme une confirmation de cette évolution entamée en 2014, à laquelle il manque une petite dose d'audace. Les paroles naviguent en terrain connu. BLOODBOUND aborde une fantasy épique volontairement floue, trop imprécise pour faire référence à une Å“uvre littéraire précise, mais suffisamment universelle pour que chacun puisse s'y retrouver. De temps en temps, le groupe évoque des thématiques historiques plus précises, mais lorsque BLOODBOUND évoque le siège de Jérusalem, en 1187, ou encore l'Empire seldjoukide, qui a connu son apogée au cours du XIème siècle, ce n'est jamais pour réaliser un travail d'historien. Le groupe propose en effet une version romantisée, presque idéalisée, du conflit médiéval et de ses "valeurs", comme si l'évocation de ces guerres anciennes, désincarnées, permettait de garder à distance les conflits contemporains, plus diffus et plus tangibles à la fois, plus inquiétants aussi.

Musicalement, "As Empires Fall" résume plutôt bien la teneur de cet album : les nappes de claviers sont cristallines, la rythmique est martiale, les mélodies immédiates. L'album est rapide, proposant quelques speederies sympathiques ("Pain And Glory" notamment, qui semble tout droit sorti du début des années 2000), mais sans jamais surprendre. Tout ici est à sa place. Un peu trop, peut-être. Les phrases d'accroche efficaces se mêlent à des refrains que l'on a l'impression d'avoir toujours connus, suivant une formule largement éprouvée, mais rien ne persiste ici de la même manière que la mélodie forte d'un "Rise Of The Dragon Empire" ou "Satanic Panic". Quelque chose manque. Un soupçon de frisson, une dose de danger, comme si le groupe déroulait, en fonctionnaire, une partition bien éprouvée, mais sans surprises. Paradoxalement, c'est lorsque le groupe s'abandonne totalement aux refrains les plus exubérants qu'on croit entrevoir ce qui pourrait être son vrai visage. "Forged In Iron", malgré son excès de sucre et sa grandiloquence assumée, touche presque au sublime, car le groupe semble ici particulièrement convaincu par ce qu'il interprète, sans demi-mesure ni calcul. Un refrain à la FREEDOM CALL qui fonctionne parfaitement. Il en va de même pour "Pain And Glory" dont le travail sur les chÅ“urs rappelle immédiatement l'époque "Stormborn", avec, néanmoins, un charme quelque peu émoussé, qui trahit une formule un peu trop ressassée.

Le problème n'est pas tant que "Field Of Swords" soit mauvais, puisqu'il ne l'est pas. Il est impeccablement interprété, produit avec professionnalisme, porté par un Patrik Selleby toujours solide derrière le micro, avantageusement aidé par Brittney Slayes du groupe UNLEASH THE ARCHERS sur "The Nine Crusades" qui clôt l'album. Mais cette onzième réalisation est, il faut bien le dire, un peu fade, pas vraiment nécessaire, et sonne de manière aussi anodine qu'un TWILIGHT FORCE, donnant ainsi l'impression d'un groupe ayant revu à la baisse ses exigences. En écoutant "Field of Swords" puis en replongeant dans "Unholy Cross" ou "Nosferatu", on peine à croire qu'il s'agisse du même groupe. En avance sur son temps en 2015, BLOODBOUND semble ici s'être fait rattraper et même dépasser par le peloton. Restent les souvenirs que cet album parvient encore à exalter, mais pour le frisson de la nouveauté, il faudra repasser.

2,5/5.

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LA CHRONIQUE

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  ★★★★★ GEGERS


LINE-UP
- Patrik J. Selleby (chant)
- Tomas Olsson (guitare)
- Henrik Olsson (guitare)
- Fredrik Bergh (claviers)
- Anders Broman (basse)
- Daniel Hansfeldt (batterie)

TRACKLIST
1. Field of Swords
2. As Empires Fall
3. Defenders of Jerusalem
4. The Code of Warriors
5. Land of the Brave
6. Light the Sky
7. Teutonic Knights
8. Forged in Iron
9. Pain and Glory
10. Born to be King
11. The Nine Crusades


             



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