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HEAVY METAL  |  REMIX/ARRANG.

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Lexique heavy metal
L'auteur
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CHRONIQUES

ALBUMS STUDIO

1990 ★★★★★  2 Tattooed Millionaire
1994 ★★★★  2 Balls To Picasso
1996 ★★★★  1 Skunkworks
1997 ★★★★  2 Accident Of Birth
1998 ★★★★★  1 The Chemical Wedding
2005 ★★★★  1 Tyranny Of Souls
2024 ★★★★★  2 The Mandrake Project

REMIX/ARRANG.

2025 ★★★★  More Balls To Picasso

ALBUMS LIVE

1995 ★★★★★  Alive In Studio A
1999 ★★★★★  Scream For Me Brazil

COMPILATIONS

2001 ★★★★  The Best Of Bruce Dickinson

VHS/DVD/BLURAYS

2006 ★★★★  Anthology
ÉQUIVALENCES

Bruce DICKINSON - More Balls To Picasso (2025) ★★★★ 
Par DARK BEAGLE le 11 Janvier 2026          Consultée 1822 fois

Au début des années 90, les fans d'IRON MAIDEN n'étaient pas les plus sereins. Le groupe sortait de deux albums controversés (malgré un "Fear Of The Dark" pétri de qualités) et surtout, Bruce Dickinson avait quitté le navire. D'un côté, le remplacer semblait difficile malgré une liste de prétendants qui faisait saliver et de l'autre, difficile de réellement miser un kopeck sur la carrière solo du chanteur, après un premier essai assez inégal, "Tattooed Millionaire" en 1990. C'est pourtant Air Raid Siren qui va dégainer le premier, avec ce "Balls To Picasso" et sa pochette fauchée. Selon les intéressés, ce devait être celle du "Stomp 442" d'ANTHRAX qui aurait dû servir de jaquette pour cet album, seulement Bruce n'avait pas les moyens de se l'offrir. Paye ta liberté d'expression...

Forcément, à quinze ans et avec des finances limitées, on ne peut pas s'offrir tous les disques que l'on souhaite dans les années 90. Heureusement, je connaissais suffisamment de fans de MAIDEN (ce groupe avait conservé une certaine majesté malgré son déclin, grâce à une décennie, les 80s, quasi irréprochable) pour en obtenir une copie sur cassette. Fébrile, j'avais écouté l'album une fois, deux fois, trois fois pour arriver à un verdict assez cinglant : grosse déception malgré de bons morceaux. Après, comprenez bien qu'à quinze ans, on a une idée assez précise de la façon dont doit sonner un artiste et forcément, Bruce devait sonner comme IRON MAIDEN. Ce qui n'était évidemment pas le cas, vu qu'il avait quitté la bande à Steve Harris pour faire quelque chose de différent. Ouais, à quinze ans, on est un peu con quand même...

Je retenais "Cyclops", bombe introductive et "Tears Of The Dragon", le morceau que Steve pouvait, devait avoir espéré pour un des albums de la Vierge de Fer, même s'il ne sonnait pas comme du MAIDEN. Les fans l'auraient accepté. J'acceptais également "Gods Of War", "Laughing In The Hiding Bush" (qui était le titre d'origine de l'album) et "Change Of Heart". En revanche, je conchiais la partie la plus expérimentale de "Balls To Picasso", à savoir "Shoot All The Clowns" et "Sacred Cowboys". Bruce qui rappe ? Pouah ! Oui, un Metalleux de quinze ans, ça peut être très fermé d'esprit et ouais, on est un peu con à cet âge-là quand même... Bref, j'ai laissé cet album végéter dans mon subconscient, sans y revenir pendant un long moment, jusqu'à une écoute un peu distraite pour un Metalhit sur ce site, où je marquais une déception à 3/5.

Cependant, comme je l'avais expliqué en kro-x pour le même album, si j'ai généralement une bonne mémoire concernant la musique, elle peut parfois me jouer des tours. Et surtout, en prenant de l'âge et en m'étant largement ouvert à divers genres, souvent extra Metal, j'ai commencé à avoir une oreille différente concernant ce disque. Ce "More Balls To Picasso" m'a encore une fois donné l'opportunité de me replonger dedans et force est de constater que les bonnes choses ne se limitent pas à cinq titres, mais à bien plus. Le temps a un pouvoir de réhabilitation certain – pas pour tout cependant – et "Balls To Picasso" en est clairement bénéficiaire.

En effet, l'accueil de ce disque fut très mitigé. Si Bruce était (et est toujours) un très bon client pour les interviews, les critiques n'ont pas été clémentes avec ce disque, qui suscitait pas mal d'incompréhension. Et le public n'a pas suivi non plus. Notez que pour Halford, les journalistes se montraient plus cléments, mais le public n'avait pas plus suivi, ce qui mit rapidement fin à l'aventure FIGHT. Pourquoi ? Parce que ces deux-là ne jouaient pas forcément ce que l'on attendait d'eux. Et pour Dickinson, c'était d'autant plus flagrant qu'il sortait du conservatisme chevronné d'IRON MAIDEN.

Alors gamin, ça me semblait bof. Trop moderne pour être honnête. Plus de trente ans plus tard, en écoutant alternativement l'original et le "More Balls To Picasso" qui, comme le titre l'indique et comme Bruce l'avait signalé, se veut plus couillu, je comprends mieux les envies d'ailleurs du chanteur, dont les idées étaient clairement incompatibles pour la plupart avec celles de Steve Harris. Aussi, quand Dickinson avait révélé travailler sur un nouvel opus, je m'attendais à une suite du "Mandrake Project", pas à cette réinterprétation de "Balls To Picasso". Et ce n'est pas une mauvaise surprise en soi, car Bruce ne se contente pas de faire un remaster (encore), il va repenser certaines parties.

Si Possopo s'était fourvoyé en citant KORN pour parler de ce disque (le premier album des Américains est sorti en octobre 1994, celui de Dickinson en juin de la même année). En revanche, quand il évoque la scène Alternative, il voit juste. "Balls To Picasso" est un mélange des genres, entre Heavy Metal qui sort de son carcan temporel, quelques relents Grunge ainsi que quelques inspirations parfois proches du Groove Metal ou d'un certain modèle de Fusion avec une basse bien en avant, qui vient grossir le son, mais proposant une musique qui collerait avec la voix de Dickinson, qui se veut toutefois moins démonstratif. Aujourd'hui, la version "More" fait ressortir cette modernité que l'on n'attendait pas alors... Et montre que ce disque est toujours pertinent de nos jours.

Outre des guitares qui ont été gonflées par Philip Naslund, guitariste live pour Bruce en solo, certaines compositions ont eu droit à quelques orchestrations de Antonio Teoli, un compositeur brésilien, qui est notamment responsable de l'introduction tribale de "Gods Of War". Cependant, le titre qui gagne le plus au change est sans conteste "Shoot All The Clowns" qui est rehaussé d'une section de cuivres interprétée par des musiciens de l'école de musique Berklee (vous savez, la « petite école » d'où sortent les gars de DREAM THEATER). Ici, on comprend mieux quelles ont été les intentions de Dickinson à l'époque et de constater qu'un manque de moyens et une production parfois un peu discutable n'auront pu faire ressortir cela à l'époque.

Là, normalement, vous devez vous dire « putain, il se fout à peine pas de notre gueule le Beagle, à nous refaire une chro du "Balls To Picasso" plutôt que de nous détailler toutes les différences ! » et je pense que vous avez en (très grande) partie raison. Je ne vais pas m'en cacher. Pour évoquer en un paragraphe les différences notables entre les deux, je devais avant tout parler de l'album original et de la perception que j'en ai eu et que bien d'autre ont eu à l'époque. Bruce lui-même n'a jamais été totalement satisfait du résultat, qui ne comblait pas ses ambitions. Mais ce disque est en définitive (et là vous remarquerez que je reviens à nouveau sur mes paroles prononcées en 2024) un disque assez passionnant pour peu que l'on s'y attarde et qu'on le creuse, qu'on l'accepte et qu'on le comprenne. Ah oui, et la version 2025 propose deux titres live en studio. Un peu anecdotique, mais toujours sympa.

À l'exception d'un premier album auquel je n'adhère pas et qui donne l'impression que Bruce cherchait à marcher dans les pas de Ian Gillan, le reste de la discographie solo de Dickinson tutoie l'excellence et surtout elle se veut assez personnelle. Même quand le chanteur embrasse à pleine bouche la scène Alternative sur le mésestimé "Skunkworks", on reconnaît toujours sa patte. Sa voix. "Balls To Picasso" posait déjà des jalons de ce que sera la suite de sa carrière solo. Et cela saute aux oreilles quand on écoute la version "More Balls To Picasso", qui sonne autrement plus Heavy. Puis bon, il y a toujours "Tears Of The Dragon", qui reste certainement la plus grande chanson de Bruce. Allez, pour l'édition des cinquante ans de l'album, je vous claquerai le 5/5 !

Note pour "Balls To Picasso" quelque soit sa forme : 4/5 en définitive...

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LA CHRONIQUE

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  ★★★★ DARK BEAGLE


LINE-UP
- Bruce Dickinson (chant)
- Roy Z (guitare)
- Eddie Casillas (basse)
- David Ingraham (batterie)
- Dickie Fliszar (batterie)
- Doug Van Booven (percussions)
- Mario Aguilar (percussions)
- Richard Baker (claviers)
- Philip Naslund (guitare)
- Adessi Addessi (arrangements)
- Antonio Teoli (orchestrations)
- Section De Cuivres Du Berklee College (cuivres)

TRACKLIST
1. Cyclops
2. Hell No
3. Gods Of War
4. 1000 Points Of Light
5. Laughing In The Hidden Bush
6. Change Of Heart
7. Shot All The Clowns
8. Fire
9. Sacred Cowboys
10. Tears Of The Dragon
11. Gods Of War (live studio)
12. Shot All The Clowns (live studio)


             



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