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HARD BLUES  |  LIVE

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SLASH - Live At The S.e.r.p.e.n.t. Festival (2025) ★★★★★ 
Par KOL le 28 Janvier 2026          Consultée 697 fois

Loués soient les gens de goût ! Ceux qui ont dégusté à sa juste valeur l'orgie des damnés proposée en 2024 par l'ami Hudson, un disque de reprises Blues de grande qualité pondu par SLASH en compagnie de guests de renom - seul manquait Lemmy, pas disponible, mais nul doute qu'il eût été présent sinon, lui le grand amateur de ouakenoual vintage devant l'Éternel - vont être heureux : le guitariste prolonge le plaisir ici avec une version live de l'opus, enregistré au Mission Ballroom dans le Colorado à l'occasion du S.E.R.P.E.N.T Festival en juillet dernier. Vu l'amour du protagoniste pour les boas, il ne pouvait décemment pas rater l'opportunité !

Pour l'occasion, même qu'il réunit son BLUES BALL, groupe avec lequel il tourna aux US à la fin des années 1990. Johnny Griparic et Teddy Andreadis étaient déjà de la partie à l'époque, et sont rejoints ici par Tash Neal (The LONDON SOULS) au micro pour l'occasion, lui qui signait déjà la reprise incandescente de "Living for the City" sur "Orgy Of The Damned" et qui tourne régulièrement avec les plus grosses pointures, parmi lesquelles Gary Clark Jr., les BLACK CROWES ou encore Lenny Kravitz, tous également d'anciens compères du chapeauté gratteux. Hasard ? Je ne crois pas.

S'il ne s'agit ici que de reprises, la tâche au chant s'annonçait (h)ardue pour le chanteur, tant il avait à passer après des références aussi différentes que Chris Stapleton, Brian Johnson, Dorothy, Beth Hart ou encore Billy Gibbons, excusez du peu. Et ma foi, il s'en sort avec les honneurs avec son timbre rocailleux, me donnant envie d'approfondir la discographie du bonhomme, ne se trouant à aucune reprise tout au long des quatre-vingt dix minutes de Hard/Blues/Rock proposées par le boss. Parce que, ouais, t'en prendras pour une heure et demie quand même, alors autant poser ton cul dans un fauteuil confortable avant de lancer la galette.

Au niveau de la tracklist, des changements et des surprises, ce qui n'est pas plus mal pour ceux qui auront poncé la version studio ! Exit les covers de "Hoochie Coochie Man", "Awful Dream" et surtout "Living for the City", de manière assez incompréhensible vu le casting de tournée. M'enfin, qui sommes-nous pour juger. En revanche, SLASH nous ajoute de nouvelles sucreries, parmi lesquelles "Parchman Farm Blues" de Bukka White, "Big Legged Woman" de Jerry McCain, "Stone Free" du dieu Jimi, le monument "Shake Your Money Maker" popularisé par Elmore James, ou encore un morceau de Bob Dylan. Choix judicieux dans l'ensemble s'il en est, car les chansons apportent une vibe plus Rock et donc plus adaptée à un concert et à une captation audio de l'événement, sentiment particulièrement flagrant sur la cover d'Hendrix aux petits oignons.

"Live At The S.E.R.P.E.N.T. Festival" possède d'ailleurs cette belle énergie enfumée, baignée dans les racines méandreuses du Mississippi et le bourbon. On ne pourra pas reprocher un quelconque manque d'authenticité à l'interprétation des musiciens, impeccables dans le groove même si on peut parfois avoir le sentiment qu'ils servent quelque peu de faire-valoir aux envolées de Slash. Mais après tout, on est quand même avant tout là pour lui, n'est-ce pas ?

Et il nous en donne, du plaisir, le bougre, toujours aussi inspiré même si parfois trop bavard avec son manche, peut-être encore plus live qu'à l'accoutumée, le disque ne me semblant pas avoir fait l'objet de masses d'overdubs. Merci à eux pour cela, l'exercice me semblant le plus souvent vidé de sa substance dès lors qu'il est passé à la retoucheuse à outrance. En revanche, le public est bien calme, limite absent. Non pas que le répertoire proposé soit adapté à des manifestations outrancières, certes, mais quand même, j'aurais aimé l'entendre intervenir un chouïa plus sur l'album.

Je ferai d'ailleurs des reproches similaires à "Orgy Of The Damned" ici : SLASH et son groupe diluent quelque peu leur propos sur ces quinze pistes, et notamment le "Papa Was A Rolling Stone", qui, tout réussi soit-il, agit comme un contretemps mal placé et fait retomber la pression au pire moment. Si l'effort de 2024 séduisait en revanche par son format (un titre = un guest), le rendu est de fait ici plus linéaire, ce qui se fait sentir sur la trop longue durée du ce "Live At The S.E.R.P.E.N.T. Festival" qui aurait mérité un franc coup de tondeuse militaire à mon sens. Malgré toute la bonne volonté du sieur Neal, l'excellente "Stormy Monday", pourtant tellement adaptée à la scène, souffre de la comparaison avec la version studio de Beth HART. Ce ne sera malheureusement pas la seule, même si l'interprétation est irréprochable dans l'esprit et l'intention.

"Live At The S.E.R.P.E.N.T. Festival" sera de fait réservé aux die-hard fans de Slash. Loin d'être indispensable, le disque n'est qu'un témoignage de plus de l'amour que le guitariste porte au Blues, qu'il livre tel quel à son public, sans fard ni réelle ambition autre que le partage. Noble intention s'il en est, mais insuffisante pour graver l'effort dans le marbre.

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LA CHRONIQUE

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  ★★★★★ KOL


LINE-UP
- Tash Neal (chant? guitare)
- Teddy Andreadis (claviers? chant)
- Johnny Griparic (basse)
- Michael Jerome (batterie)
- Slash (guitare)

TRACKLIST
1. Intro
2. Parchman Farm Blues
3. Killing Floor
4. Born Under A Bad Sign
5. Oh Well
6. Big Legged Woman
7. Key To The Highway
8. Papa Was A Rollin’ Stone
9. Stormy Monday
10. The Pusher
11. Metal Chestnut
12. Crossroads
13. Stone Free
14. It Takes A Lot To Laugh, It Takes A Train To Cry
15. Shake Your Money Maker


             



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