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2023 ★★★★★  Blossom
2025 ★★★★★  Fleshwork
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PUPIL SLICER - Fleshwork (2025) ★★★★★ 
Par ANIMA le 24 Janvier 2026          Consultée 620 fois

Il y a deux ans, j'avais conclu ma chronique du "Blossom" de PUPIL SLICER en disant que c'était un album mystique pour moi, que si je ne le saisissais pas entièrement d'un point de vue intellectuel, il y avait une compréhension émotionnelle très forte qui arrivait à toucher quelque chose profondément enfoui en moi et c'était merveilleux. Et bien, sachez qu'en deux ans, ils ont réussi à refaire la même et à me retourner le crâne tellement fort que j'ai du recommencer six fois cette chronique tant j'arrivais pas à mettre des mots sur l'album.

En soi, on retrouve le même PUPIL SLICER que sur "Blossom" avec son mélange Mathcore/Powerviolence/Grindcore (même si je trouve ici que le Grind est moins présent) assez unique et c'est pas le changement de bassiste dans la formation qui va changer ça. On a quand même quelque différence notable, notamment le fait que "Fleshwork" est un album qui tape bien plus fort que "Blossom" et qui va chercher une intensité de chaque instant pour sa courte durée de trente-six minutes là où "Blossom" était plus aéré et laissait s'étendre ses compos. Ici, le propos n'est pas évasif ni abstrait même si on retrouve une écriture énormément influencée par une culture vidéoludique assez vaste. Je vous laisse chercher les moult références faites, mais juste pour illustrer, le « I hope this hurts » qui clôt "Sacrosanct" en citant "Mouthwashing" (très cool, jouez-y) fait déjà plaisir à entendre et en plus il enrichit le propos du morceau en y rattachant les thèmes du jeu (l'horreur des VSS et des non-dits qui les suivent) à des paroles succinctes et rageuses.

Rageur, voilà bien un mot qui colle à l'album (et pas uniquement à cause de la devise « Trans Inclusive Radical Rage » que le groupe affiche frontalement dans ses clips et son merch), parce que ouais, "Fleshwork" est un album qui veut du sang. Toute la première partie de l'album n'est d'ailleurs que ça, violente et oppressante avec un petit aspect Indus, hormis l'ouverture "Heather" qui est très catchy avec sa petite mélodie Électro qui reste en tête, c'est une avancée progressive dans la lourdeur et la violence (pour citer mes notes d'écoute : « avec "Sacrosanct" on va même dans un truc qu'on va appeler du Mathdoom tant c'est lourd, faut que je demande à Wën si ça existe pas déjà tiens ») tout en restant quand même sacrément bien foutu et accrocheur. "Gordian" s'amuse à foutre des riffs qui groovent encore plus que la section rythmique (impeccable sur tout l'album d'ailleurs, c'est Math sans être épileptique et ça participe grandement à l'atmosphère lourde et parfois assez oppressante de l'album) et j'adore comment "Innocence" et "Black Scrawl" se répondent avec la seconde qui voit son impact violent et libérateur se construire sur l'aspect asphyxiant et halluciné du premier.

Cette première partie est déjà une belle réussite, c'est violent, oppressant et efficace. Mais il y a la deuxième moitié de l'album, et là... Aujourd'hui encore je galère à exprimer correctement ce qu'elle me fait quand je l'écoute. En fait, PUPIL SLICER choisit de très légèrement calmer sa rage afin de laisser de la place à d'autres émotions et de tout simplement paraître plus humain. C'est toujours la même musique, mais "Nomad", avec ses gros trémolos et son superbe break, officie comme un merveilleux point de bascule qui surprend à la première écoute et qui propulse vraiment "Fleshwork" à un niveau supérieur. Et si effectivement, les émotions sont moins fortes sur "Fleshwork" et "White Noise", quand bien même les morceaux sont aussi de belle facture (notamment "White Noise" qui fait office de véritable respiration apaisante avec une Kate bien plus douce dans son chant malgré une section rythmique qui tabasse toujours autant), "Cenote" fait office de grand final en se montrant encore plus intense émotionnellement que "Nomad".

"Fleshwork" est une perle, un album aussi génial que son prédécesseur qui m'a néanmoins demandé beaucoup de temps pour en parler correctement. C'est un album qui hurle sa rage, qui nous malmène mais, et c'est encore plus clair après avoir lu quelques interviews du groupe, qui est là pour partager cette rage avec nous, "Fleshwork" ne nous veut pas de mal, il veut qu'on partage quelque chose avec lui, il veut que cette rage, on l'utilise tous ensemble envers un monde qui a besoin de changer. Et cette démarche, je ne peux que l'admirer et y adhérer tant ça fait du bien de la ressentir dans un album aussi bien foutu.

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LA CHRONIQUE

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  ★★★★★ ANIMA


LINE-UP
- Kate Davis (guitare, chant)
- Luke Booth (guitare, chœurs)
- Josh Andrews (batterie)

TRACKLIST
1. Heather
2. Gordian
3. Sacrosanct
4. Innocence
5. Black Scrawl
6. Nomad
7. Fleshwork
8. White Noise
9. Cenote


             



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