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HARD ROCK  |  STUDIO

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CHRONIQUES

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2025 ★★★★★  Mirador
ÉQUIVALENCES
Style + Membre : GRETA VAN FLEET

MIRADOR - Mirador (2025) ★★★★★ 
Par DARK BEAGLE le 23 Janvier 2026          Consultée 395 fois

Parfois, certaines rencontres s'avèrent importantes. Le terme « déterminant » se veut toutefois un peu trop fort dans ce cas, mais l'esprit y est. L'histoire de MIRADOR commence en 2018, quand le duo IDA MAE ouvre pour GRETA VAN FLEET. Entre Chris Turpin, guitariste des Anglais et Jake Kiszka, son homologue américain, naît une amitié solide faite de longues discussions sur leur passion commune, le Rock, et de jam-sessions qui voyait une complicité au niveau du jeu se créer. Quelques années plus tard, les deux hommes recrutent Nicki Pini (basse) et Mickey Sorbello (batterie), deux musiciens britanniques qui vont former une section rythmique de haut vol. S'ils viennent du Jazz, les couleurs Rock leur vont à ravir. C'est ainsi que, le groupe formé, tout ce beau monde part à Savannah, dans l'État de la Géorgie, afin d'enregistrer avec Dave Cobb durant deux semaines.

Cobb privilégie des sessions presque live, sur lesquelles la formation peut lâcher les chevaux. On ne va pas forcément parler d'urgence, mais plutôt d'intensité. Dès "Feels Like Gold", nous savons où nous allons être conduits. En même temps, ce n'était pas si difficile que cela à deviner, vu les CV de Turpin et de Kiszka. Cela sonne de façon très vintage, très organique, avec ce parfum incomparable des années 70, le tout gorgé de feeling comme on l'aime. Une entrée en la matière idéale qui va donner déjà les grands axes de ce disque à la pochette superbe, d'une délicatesse qui correspond assez bien à ce que l'on écoute. Cependant, délicatesse ne rime pas forcément avec mollesse, même si MIRADOR conçoit très bien que varier les plaisirs n'est pas une tare et qu'il ne va pas se gêner de le faire.

Nous passons donc de Rock assez burné ("Raider") à des titres à la sensibilité Folk ("Must I Go Bound") et ballades sublimes ("Fortune's Fate"), un peu à la manière d'un album de GRETA VAN FLEET, sans pour autant ressembler totalement à du GRETA VAN FLEET. Turpin vient en effet apporter des lignes différentes, des envies de légèreté ou au contraire, de choses plus lourdes. Quelque part, MIRADOR sonne presque de façon mystique tant il semble se dégager une impression d'osmose entre les musiciens, qui se complètent à merveille. Entre les lignes de chant partagées, les guitares qui partent dans des soli fluides et mémorables, une rythmique qui cogne sec autant qu'elle groove, le groupe sait comment attirer l'attention sur lui ; ce premier album marque les esprits. Il a un truc. Une puissance qui lui est propre.

Ce qui me pousse à tempérer certaines ardeurs. Le disque est très bien, mais à l'instar de GRETA VAN FLEET, l'ombre du Dirigeable flotte au-dessus de MIRADOR. Rien de bien dramatique finalement, même si cela semble coller à la peau de Jake Kiszka, ici le chant tend plus vers celui de Jay Buchanan, de RIVAL SONS, groupe lui-même inspiré par LED ZEPPELIN. Rajoutez à cela la production de Cobb qui nous ramène aux derniers essais de RIVAL SONS et vous conviendrez que c'est un peu ballot tout ça quand même, ce serpent qui se mord inlassablement la queue. Écoutez bien "Raider" : entre l'attaque du chant, certains patterns et le riffing, on se croirait vraiment confronté à la bande de Scott Holiday. Forcément, il y a de quoi grincer des dents. Ici, la production de Cobb peut être montrée du doigt tant il applique une formule, qui aura fait ses preuves certes, mais qui devient un peu trop prévisible.

Quelques élans à la Jimmy Page, un chant plus Buchanien, des compos qui tiennent sacrément bien la route... C'est un peu un paradoxe, mais l'album est plutôt réussi dans son ensemble, malgré quelques petits moments de moins bien (je pense par exemple à "Ashes To Earth", bien énervée, mais qui se termine un peu abruptement, un peu comme "Runway Blues" sur "Starcatcher" de GRETA VAN FLEET, ainsi que les deux derniers titres qui font retomber un peu la pression malgré tout). Comme je l'ai sous-entendu, il se dégage quelque chose de disque, un truc qui fait qu'on s'y accroche, qu'on y revient avec un certain plaisir. Cela peut tenir à la variété des compositions, à l'intensité qu'elles dégagent, à certaines mélodies que l'on n'attendait pas forcément et qui font mouche. C'est réellement l'association entre Jake Kiszka et Chris Turpin qui fait des étincelles, leur collaboration laisse tout ego de côté afin de simplement célébrer la musique que ces deux-là aiment.

Et de ce point de vu, "Mirador" est une réussite indéniable, même si le disque se veut parasité par quelques réminiscences un peu trop évidentes. Alors que l'on pensait Jake déjà rincé avec un "Starcatcher" pas très inspiré, il prouve qu'il a encore de la réserve, que son jeu peut prendre des directions plus audacieuses, aussi bien en termes de riffs que de soli. Il donne l'impression d'être revenu à l'ambition de "The Battle At Garden's Gate" sans chercher à compliquer le propos toutefois, mais en balançant des titres pour le moins inspirés, parfois un peu audacieux, toujours un peu tendancieux.

Évidemment, cela soulève quelques questions concernant GRETA VAN FLEET. Un rapide passage sur le site officiel du groupe n'est pas forcément rassurant, il semble ne plus avoir bougé depuis 2023, leur Facebook n'est pas le plus vivace qui soit... L'escapade de Jake en solo peut donc être sujet à bon nombre de spéculations, surtout qu'on le sent plus libre, plus relâché au sein de MIRADOR. Il n'empêche, les fans sont en droit de se poser des questions quant à l'avenir du groupe. Pour le moment, nul ne sait si ce disque connaîtra un jour une suite. Mais espérons-le, sans ces derniers carcans qui empêchent Jake (et peut-être même Turpin) de laisser libre court à leurs personnalités et d'offrir quelque chose d'un chouïa moins marqué par d'autres formations.

Morceaux préférés : "Feels Like Gold", "Must I Go Bound", "Fortune's Fate"
Morceau que j'aurai aimé entendre sur un album de RIVAL SONS : "Raider"

Note réelle : 3,5/5.

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LA CHRONIQUE

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  ★★★★★ DARK BEAGLE


LINE-UP
- Jake Kiszka (chant, guitare)
- Chris Turpin (chant, guitare)
- Nicki Pini (basse)
- Mikey Sorbello (batterie)

TRACKLIST
1. Feels Like Gold
2. Roving Blade
3. Raider
4. Must I Go Bound
5. Fortune's Fate
6. Blood And Custard
7. Dream Seller
8. Ten Thousand More To Ride
9. Ashes To Earth
10. Heels Of The Hunt
11. Skyway Drifter
12. Hymnal I


             



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