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HEAVY METAL  |  STUDIO

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Lexique heavy metal
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ALBUMS STUDIO

1984 1 Métamorphose
1986 1 Larmes De Héros
2021 2 Phoenix
2023 Apocalypso
2025 1 Le Poids De L'Âme

E.P

1983 2 Sortilège
 

- Style : JUDAS PRIEST, WOLF'S GANG, NIGHTMARE, MALÉDICTION, MANIGANCE
- Membre : ZUUL FX, T.A.N.K, LYZANXIA, SHAKIN' STREET
- Style + Membre : SATAN JOKERS, ZOUILLE & HANTSON

SORTILÈGE - Le Poids De L'Âme (2025)
Par DARK SCHNEIDER le 9 Janvier 2026          Consultée 929 fois

Ce n'est pas en Égypte que nous emmène en premier lieu SORTILÈGE dans son nouveau recueil de mythes et légendes mais une fois de plus en Grèce antique. "Medusa" débute les hostilités sans ambages, exactement comme le faisait "Poséidon" sur l'opus précédent, mais avec cependant un peu moins d'efficacité, le dieu de la mer s'impose face à la gorgone. Cela annonce-t-il une forme d'immobilisme ou de stagnation de la part d'un groupe qui a été durement touché par le destin ?

En effet, SORTILÈGE a dû faire face au décès de son guitariste soliste, Bruno Ramos, emporté par une maladie grave. C'est Michaël Zurita qui reprend son poste, un choix logique vu qu'il a déjà travaillé avec Olivier Spitzer avec SATAN JOKERS et c'était déjà lui le guitariste sur le ZOUILLE & HANTSON de 2012. Il a surtout toutes les qualités requises pour le rôle (c'est un shreddeur hors pair et c'est ce dont a besoin SORTILÈGE). Son arrivée ne change fondamentalement pas grand-chose : le guitariste s'adapte parfaitement au son et à l'approche musicale actuelle du groupe, dans la continuité de Bruno Ramos, Olivier Spitzer restant le principal compositeur.

SORTILÈGE persiste et signe dans son approche moderne de la production, tout en puissance, s'inscrivant ainsi dans la continuité d"Apocalypso". Néanmoins, le groupe ne cherche pas à pousser le bouchon trop loin, et cette fois-ci nous ne retrouverons pas de featurings surprenants. Si le riffing et la rythmique se veulent souvent résolument modernes, parfois un peu thrashy, ça ne côtoie pas le Groove Metal contrairement à l'opus précédent. Il n'en reste pas moins que l'ensemble est un peu fatigant pour les oreilles (*), avec un mix mettant tous les instruments quasi au même niveau alors qu'on aurait bien voulu que la voix de Zouille soit un peu plus mise en avant, ce qui pénalise la diction du chanteur, dont les lignes de chant plus rocailleuses, manquant parfois de nuances, ne sont pas toujours des plus intelligibles. Pas de méprise : Zouille reste LE point fort du groupe, mais ici il n'est pas mis en valeur de la meilleure des façons (**). Bref, ceux qui caressaient l'once d'espoir que le groupe revienne à un son un peu plus "vintage" et réverbéré en auront encore pour leur frais.

Mais concentrons-nous un peu sur le coeur du propos, c'est-à-dire les compositions. SORTILÈGE alterne entre des morceaux qui portent la marque du groupe, dépositaires d'une identité certaine permettant toujours de faire le lien avec les albums des 80s  ; avec d'autres se voulant plus surprenants, en passant aussi par des titres qui, somme toute, sonnent comme du Heavy moderne mais assez générique parfois. Ces différentes approches devant batailler avec une inspiration assez inégale. C'est un peu là où le bât blesse, car des titres comme "L'Alchimiste", qui cherche à reproduire la même intensité que "Civilisation Perdues" (durée courte avec des solos de partout), ou encore le très rentre dedans "Colère", sont au final assez faibles. Même souci avec "Sans Foi Ni Loi", qui se laisse vite oublier.

"Horizons" propose un refrain réussi, à la puissance évocatrice (on ressent la peine de ces forçats de la mer), mais est diminué par des couplets plus passe-partout, un tantinet bourrins, et un manque d'accroche dans les riffs. Même le morceau titre, au texte pourtant intéressant (le jugement des morts de l'Égypte antique) ne parvient pas à totalement atteindre son but, le climax attendu ne venant jamais. Finalement, les titres que le groupe a voulu mettre le plus en avant, "Medusa" et surtout "Coeurs d'Acier" s'avèrent bel et bien les plus captivants. Bien que les choeurs guerriers du second cité (inspirés des trois cent spartiates), qui rappellent beaucoup le feeling de "Marchand d'Hommes", soient un peu lourds. "La Forge Divine" parvient aussi à frapper les esprits à coup de marteau (belle cohérence entre les effets musicaux et le texte) avec son break tout ce qu'il y a de plus adapté pour le live.

Je vous disais qu'il y avait des surprises sur cet album, et je pensais bien évidemment à la ballade tendance Prog, "Origines", du jamais entendu chez SORTILÈGE, un vieux titre sorti des cartons d'Olivier Spitzer, elle apporte ce petit plus d'originalité dont avait bien besoin cet album. De même, l'album se clôture sur une autre très belle ballade de facture plus classique pour du SORTILÈGE (donc toujours très démonstrative), "Le Monde De L'Oubli", co-composée par Bruno Ramos, qui voit apparaître un piano appuyant les guitares, se montre touchante dans sa mélancolie. Si sur "Apocalypso" le morceau calme ("Encore Un Jour") était clairement son moment faible, ce n'est pas le cas ici.

Vous l'aurez sans doute deviné à la lecture de cette chronique, cet album n'égale pas "Apocalypso" et c'est bien dommage. Il laisse un petit côté amer car le groupe reste extrêmement professionnel mais certains choix artistiques (production assommante, des baisses d'inspiration, des lignes de chant manquant de variété et de nuances) atténuent la qualité de l'ensemble. Néanmoins, il réserve aussi de vrais bons moments et l'esprit textuel très proche de "Larmes De Héros" saura en ravir plus d'un. SORTILÈGE nous a habitués à un tel niveau d'excellence qu'on se retrouve parfois à faire la fine bouche avec un album qui au demeurant reste qualitatif. Ce n'est pas son âme qui pèse trop lourd, mais son héritage.

(*) surtout si vous écoutez l'album au casque (mais je rappelle cependant qu'à la base la musique n'est pas faite pour être écoutée au casque).

(**) ce qui me chagrine quelque peu, c'est que Zouille est mieux mis en valeur sur le titre "La Folie Du Sage" d'AVALAND sorti en 2023 que sur cet album de SORTILÈGE.

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   DARK SCHNEIDER

 
   JEFF KANJI

 
   (2 chroniques)



- Christian \'zouille\' Augustin (chant)
- Olivier Spitzer (guitares)
- Michaël Zurita (guitares)
- Sébastien Bonnet (basse)
- Clément Rouxel (batterie)


1. Medusa
2. Cœurs d'acier
3. Colère
4. Le poids de l'âme
5. Origines
6. Sans foi ni loi
7. L'alchimiste
8. La forge divine
9. Horizons
10. Le monde de l'oubli


             



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