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BORN OF OSIRIS - Through Shadows (2025)
Par REMISSA le 7 Janvier 2026          Consultée 555 fois

Ce n'est qu'un au revoir... ou pas !
Après dix-huit ans de bons et loyaux services, Lee McKinney quitte le navire BORN OF OSIRIS, devenu au fil du temps une espèce de rafiot brinquebalant, ballotté par des sorties hasardeuses. Direction pour lui son projet solo instrumental et en duo avec Tilian Pearson (DEAD AIR DIVINE), vaporeux et introspectifs, loin des errements Electro-Metalcore de son futur ex-groupe, désormais réduit à un trio. Oui, trio, puisque le claviériste Joe Buras avait déjà pris la poudre d'escampette l'année précédente.

Et comme dans tout bon plan social bien huilé, pas la peine d'alourdir la masse salariale : une bonne vieille réaffectation de missions, et en voilà une belle économie d'ETP ! Ainsi, Nick Rossi, jusqu'alors bassiste-guitariste, se voit obtenir une magnifique promotion interne à salaire constant en devenant guitariste rythmique + lead-claviériste-bassiste. Y en a qui se syndiquent pour moins que ça.

Blague à part, un véritable vent de renouveau semble enfin souffler sur la formation américaine. L'incompatibilité de sensibilités artistiques entre McKinney et le reste du groupe parasitait depuis trop longtemps une dynamique pourtant prometteuse. "Through Shadows", septième album de BORN OF OSIRIS et chant du cygne pour McKinney, vient donc sceller cette transition. On espère simplement que son titre n'est pas le fruit d'une séance de psychothérapie à deux balles consécutive à ce turnover devenu inévitable.

J'évacue immédiatement le rabâchage déjà maintes fois écrit en ces pages : le chant de Canizaro reste d'une banalité confondante (ce qui ne semble pas échapper au passage en production, ce dernier étant étouffé et relégué en arrière-plan pour le plus grand bien de nos cellules ciliées), déblatérant toujours des textes aussi pauvres et vides de sens.

En revanche, BORN OF OSIRIS semble enfin assumer un retour partiel à ce qui faisait autrefois sa force. Les arrangements éthérés qui illuminaient "The Discovery" refont surface sur "A Mind Short Circuiting", tandis que "In Desolation" évoque sans détour l'ère "Tomorrow We Die Alive", pour les nostalgiques du "Cétémieuavan". L'ensemble trouve une vraie symbiose entre des rythmiques sèches, hachées comme des coups de trique, et des éléments électroniques qui apportent relief et respiration. La poésie, ici, sait se renouveler : le break au saxophone de "Activated" n'a absolument rien à voir avec les textures quasi chiptune de "Dark Fable", et cette variété est véritablement appréciable.

D'ailleurs, la collaboration avec Spencer Chamberlain (UNDEROATH) - groupe de Christian Metalcore tirant sur le Post Hardcore - sur "Activated" est aussi réussie qu'inattendue, la rencontre de deux mondes se faisant dans une plaisante harmonie intercommunautaire.

L'album réussit ainsi un exercice périlleux : piocher dans de nombreux registres tout en donnant à chaque titre une identité propre, sans sombrer dans la redondance. Certes, la structure reste souvent balisée : breakdown, mise en avant de la basse, montée en pression, instrument inattendu pour surprendre l'auditeur... mais l'homogénéité globale ne joue jamais contre l'écoute. Les yeux fermés, on sait qu'on est face à du BORN OF OSIRIS pur jus, et ce simple constat suffit à prouver que le groupe a cessé de s'égarer pour stabiliser son évolution sur des bases enfin solides, avec juste ce qu'il faut de modernité pour rester pertinent dans le Metalcore actuel.

Rien n'est réinventé dans l'absolu : le jeu de Rossi n'étant pas des plus techniques, celui de Losch aux fûts étant également presque routinier, mais cette balance équilibrée entre sonorités éthérées appuyées par un chant clair en backings et un clavier lumineux, contrasté par les titres quasi-Djent et rentre-dedans ("Seppuku") est une réussite. L'empreinte de McKinney, quoi qu'il arrive, s'est désormais dissoute dans l'ensemble, et ce n'est pas l'intervention ponctuelle de Buras sur quelques titres pour soulager Rossi derrière ses claviers (sur "Elevate," "A Mind Short Circuiting," et "Torchbearer") qui témoignent d'un quelconque héritage des albums précédents. La routourne a tourné !

Au final, "Through Shadows" s'impose comme une réussite inattendue. Comme quoi, les économies de personnel peuvent parfois avoir du bon! Ah, attendez, j'ai le MEDEF en double appel. Je reviens.

Morceaux préférés : "Through Shadows", "Elevate", "Transcendence".

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   REMISSA

 
  N/A



- Ronnie Canizaro (chant)
- Lee Mckinney (guitare, chœurs)
- Nick Rossi (guitare, basse, claviers)
- Cameron Losch (batterie)


1. Seppuku
2. Elevate
3. Through Shadows
4. The War That You Are
5. Inverno
6. A Mind Short Circuiting
7. Burning Light
8. In Desolation
9. Torchbearer
10. Activated
11. Dark Fable
12. Transcendence
13. Blackwater


             



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