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HEAVY METAL  |  STUDIO

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RIOT - Sons Of Society (1999) ★★★★★ 
Par FREDOUILLE le 20 Décembre 2025          Consultée 515 fois

1999 - On ne va pas se mentir, nous ne sommes pas réellement ici sur la meilleure ère discographique de RIOT, qui n'est autre que la période Mike Dimeo au chant. Non pas que le chanteur ne soit pas talentueux (et qu'il soit le seul fautif soit dit en passant), bien au contraire il est plutôt bon voire très bon dans son registre, avec des vocalises chaleureuses et racées, mais qui manquent tout de même d'un peu de puissance il faut bien le reconnaitre (sur des titres plus rapides et agressifs notamment). Mais surtout ce chant qui n'est pas aussi charismatique que celui d'un Guy Speranza ou bien d'un Tony Moore (et plus récemment encore qu'un Todd Michael Hall - RIOT V) - j'en oublierais presque le malheureux Rhett Forrester mort assassiné le 22 janvier 1994 à Atlanta - est tout simplement trop conventionnel je trouve et il contraint surtout RIOT à composer des disques de Heavy Metal plus traditionnels et parfois trop classiques ("Sons Of Society" en fait donc malheureusement partie).

Nous sommes pour le coup très éloignés de la période Power Speed Metal de "Thundersteel" (chef d'œuvre) et de "The Privilege Of Power" (qui vaut aussi son pesant de cacahuètes), deux disques pour le moins excellents (nostalgie quand tu nous tiens !) sur lesquels Tony Moore déposait sans retenue des vocalises aiguës qui contrastent forcément et logiquement avec celles de Dimeo (futur MASTERPLAN). Bien sûr "Nightbreaker" en tête de proue (qui reste je pense un des meilleurs disques de RIOT avec M. Dimeo), "The Brethren Of The Long House" ou encore "Inishmore" étaient loin d'être des disques sans intérêt qualitativement, mais sonnaient tous finalement un peu de la même manière niveau chant. Personnellement, hormis sans doute "Nightbreaker" que je ressors encore assez régulièrement, les autres disques de l'ère Dimeo ont plutôt tendance à prendre la poussière chez moi (à tort sans doute car je sais que "Brethren Of The Long House" et "Inishmore" sont plutôt sympathiques avec même de très bons moments : cf. des titres comme "The Last Of Mohicans", "Liberty").

Alors quand en 1999, débarque le onzième album studio de la bande à Mark Reale, avec soulignons-le, le retour de la mascotte du groupe sur la pochette, Johnny le Mighty Tior, qui avait disparu des radars depuis des lustres (depuis "Born In America" en fait), nous pensions que RIOT allait tout simplement opérer un nouveau tournant musical en retournant à ses racines ! Et bien il n'en est rien, RIOT au line-up stable depuis 1994 soit depuis "Nightbreaker" (M. Reale, M. Flyntz, M. Dimeo, B. Jarzombek - même si c'est John Macaluso qui est crédité sur "The Brethren Of The Long House" - P. Perez) remet donc le couvert avec un album de Heavy Metal des plus traditionnels, conventionnels au possible et au final peu marquant dans la discographie du groupe américain.

Il faut dire que la production n'arrange en rien les affaires, même si elle est en progression par rapport aux deux disques précédents c'est à souligner, plus chaude je trouve, le son reste néanmoins relativement aseptisé (pour ne pas dire fade) dans son ensemble à commencer par la batterie de Bobby Jarzombek qui résonne un peu à plat je trouve (mais qu'a fait l'ingé-son là-dessus ?). Une batterie qui pourtant, plus de dix ans auparavant, était des plus explosives sur les disques "Thundersteel" ou "The Privilege Of Power" (rappelez-vous sur un titre comme "Dance Of Death") et atteignait des sommets et fulgurances. Vous rajoutez à cela des compositions peu inspirées, qui dans leur ensemble ne cassent ici pas trois pattes à un canard, et vous obtenez un disque non pas nul mais qui fait quand même peine à entendre, et qui est surtout dépourvu d'intérêt (a contrario de ses deux prédécesseurs). Preuve en est ce pourtant très qualitatif "Twist Of Fate" (écrit par M. Flyntz) joliment mélodique (Dimeo chante fichtrement bien dessus et matche très bien avec ce type de morceau) mais qui a ce désagréable air de déjà entendu. Idem pour ce "Bad Machine" accrocheur et plus axé Hard Rock mais par trop classique vraiment malgré les chœurs harmonisés de Tony Harnell du groupe TNT. RIOT a déjà proposé ce type de composition dans les années 90 (en mieux et sur "Nightbreaker").

Bien évidemment, l'ensemble est rehaussé par des rythmiques atypiques du groupe (la section rythmique prend souvent l'ascendant sur les soli je trouve), rapides la plupart du temps, et qui donnent surtout l'impression que RIOT souhaite quand même donner de la dynamique à l'album (cf. la fin du disque est d'ailleurs pour pas mal animée) : sur le plus rentre-dedans "Sons Of Society" (chanson titre) notamment, plutôt agréable en soi, qui fait son petit effet avec quelques chœurs virils renforçant l'impact du morceau, même s'il y a là aussi quelques petits effets désagréables sur le chant de Dimeo, sur "Dragonfire" qui de par ses riffs et soli rappellent pour beaucoup l'époque de "Thundersteel" (mais sans en atteindre les sommets hein !), alors que "On The Wings Of Life" ouvre quand même le disque avec une certaine autorité après un petite intro orientale ("Snake Charmer" bien moins chiadée que l'intro aux airs folkloriques figurant sur "Inishmore").

On retiendra aussi la fluidité du rapide "Somewhere" tandis que "Time To Bleed" affiche de belles intentions avec des guitares plus agressives et bien mises en avant. Des compositions peu originales certes, mais somme toute honnêtes et qui maintiennent au final le navire à flot histoire d'éviter le naufrage complet. Enfin, il y a bien évidemment la présence des soli de la paire Mark Reale/Mike Flyntz, quasi reconnaissables entre mille, mais qui n'ont pas non plus ce zeste habituel étincelant ou de magie (ils sont aussi un peu en retrait). À ce titre on soulignera néanmoins la longue ballade Hard Rock du disque ("Cover Me"), réussie, avoisinant les sept minutes, au tempo relativement lent et teinté de Blues (solo à l'appui donc) avec un pont particulièrement réussi un peu à la manière d'un DEEP PURPLE. Il va de soi que Mike Dimeo brille réellement sur ce type de composition.

Alors "Sons Of Society" n'est pas nul rassurez-vous mais il n'affiche clairement pas de grandes prétentions et surtout il ne possède aucune étincelle. RIOT nous délivre ici un disque un peu fade (le mot est finalement lâché !) et sans réelle idée neuve. C'est un disque très classique, beaucoup trop conventionnel vraiment, et qui manque surtout et fortement d'ambition (ce que pouvaient posséder par exemple "The Brethren Of The Long House" et un tantinet "Inishmore", deux disques beaucoup plus inspirés, plus frais aussi et qui fourmillaient davantage d'idées - aspect Folk, chant d'indiens et instrumental de qualité cf. "Last Of The Mohicans"). "Sons Of Society" ? Un disque qui de mon côté n'entre définitivement pas dans les annales de la discographie du groupe et reste incontestablement en-deçà de ses trois prédécesseurs. Un disque difficilement recommandable dans une discographie qui offre nettement plus qualitativement (y compris les disques sortis sous RIOT V).

Note : 2,5/5 arrondi à 2/5.

Morceaux préférés : "Sons Of Society", "On The Wings Of Life", "Cover Me", "Twist Of Fate".

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LA CHRONIQUE

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  ★★★★★ FREDOUILLE


LINE-UP
- Mark Reale (guitares, claviers, percussions)
- Mike Flyntz (guitare)
- Mike Dimeo (chant, claviers)
- Bobby Jarzombek (batterie)
- Pete Perez (basse)

TRACKLIST
1. Snake Charmer
2. On The Wings Of Life
3. Sons Of Society
4. Twist Of Fate
5. Bad Machine
6. Cover Me
7. Dragonfire
8. The Law
9. Time To Bleed
10. Somewhere
11. Promises


             



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