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DOOM METAL  |  STUDIO

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Metal Hit
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CHRONIQUES

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2004 ★★★★★  Witchcraft
2005 ★★★★★  Firewood
2007 ★★★★  The Alchemist
2012 ★★★★★  Legend
2016 ★★★★★  Nucleus
2020 ★★★★★  Black Metal
2025 ★★★★★  Idag
ÉQUIVALENCES

WITCHCRAFT - Idag (2025) ★★★★★ 
Par DARK BEAGLE le 18 Décembre 2025          Consultée 765 fois

Cinq ans après le médiocre "Black Metal", WITCHCRAFT remet le couvert avec "Idag", son septième opus studio. Et cette fois-ci, nous n'avons pas que Magnus Pelander pour s'occuper de l'ensemble, le projet reprend des allures de groupe avec les arrivées de Philip Pilossian à la basse (et qui depuis est retourné au sein de LOWEST CREATURE jouer du Thrash/Hardcore) et de Pär Hjulström derrière les fûts (au chômage aux dernières nouvelles). Derrière cette pochette un brin poétique se cache un disque qui semble revenir aux sources, celui d'un Doom lent, portant l'héritage de BLACK SABBATH et de PENTAGRAM, bien évidemment. Fini les albums entièrement acoustiques, Pelander rebranche sa guitare et nous emmène dans une nouvelle sarabande effrénée. Enfin, dans un Doom pas très rapide.

Mais Pelander étant quelqu'un de facétieux, il en a fait la première partie en suédois, la seconde étant dans le jargon de Shakespeare. Aussi, je dois bien vous l'avouer, je ne comprends pas trop ce qu'il nous raconte dans sa langue natale. Mais il y met force et assurance, son chant scandé s'avère ici plus puissant, peut-être parce que plus libre justement. Aussi le title track, qui ouvre l'album, prend un peu son temps pour se mettre en place, les riffs sont lents, la rythmique lourde et Pelander scande plus qu'il ne chante, ce qui vient donner un charme indéniable à l'ensemble. Après la petite accélération qui va bien au moment du solo, le titre retrouve sa vitesse initiale pour un final qui s'éternise quelque peu.

Sa réponse, il faut la chercher du côté de "Spirit", sur l'autre moitié de l'album, sur laquelle la formation joue de façon bien Heavy, avec toujours ce côté Doom un peu à l'ancienne, qui sent les années 70 à plein nez. Mais vous l'aurez compris, entre, ce n'est pas tout à fait la même limonade. "Idag" est un disque relativement posé, qui essaye de créer un équilibre entre électricité et acoustique, où certaines idées se veulent assez brillantes quand d'autres desservent l'album en lui conférant un aspect un peu mou du genou. Un aspect Rock ressort sur certaines pistes ("Burning Cross", "Drömmen Om Död Och Förruttnelse"), sans pour autant provoquer le grand frisson. Ces titres sont corrects, mais ils n'apportent pas grand-chose à l'ensemble, à part nous guider sur une pente glissante qui va nous mener sur des choses plus intimistes.

Tout n'est pas à jeter pour autant : "Om Du Vill" est une jolie chanson, douce, qui tire un peu sur la Folk, qui sera d'ailleurs reprise en fin de disque. Mais "Christmas", par exemple, fait quelque peu grincer des dents. Déjà, les paroles sont bien niaises ; ce n'est pas le genre de texte auquel nous nous attendons sur un album de Doom portant la marque de PENTAGRAM et du SAB'. Ensuite, on dirait que ce titre en particulier est une chute de studio de l'essai précédent. Il traîne en longueur, semble de fait interminable et il s'oublie à peine terminé. Le disque avait déjà tendance à nous perdre un peu, plus doux que réellement agressif, moins Doom que son entame ne l'avait laissé entendre. Pelander fait de toute manière comme il l'entend, étant le seul maître à bord et sur "Idag", nous le sentons tiraillé entre l'envie de rassurer les fans et celui de se faire plaisir.

Forcément, le cul entre deux chaises, difficile de tisser une ligne directrice claire. Et celui qui en pâtit le plus, c'est l'auditeur, bien évidemment, qui peine à se sentir totalement embarqué dans cette aventure pas aussi mouvementée qu'elle aurait pu l'être. Pour être franc, le fan, cela fait depuis "Legend" qu'il est plus ou moins orphelin de WITCHCRAFT, qui a l'honnêteté intellectuelle et artistique de ne pas répéter la formule de ce disque fabuleux, mais qui ne parvient pas à trouver une alchimie de substitution qui tienne la route. WITCHCRAFT est devenu anodin et mou et le temps n'arrange rien à l'affaire. Après la poudre aux yeux du morceau-titre, la formation s'enfonce doucement mais sûrement dans une espèce de cocon, pour son confort personnel, mais sans forcément nous y inviter, nous.

C'est d'autant plus dommage que l'entame donnait l'envie d'y croire. De croire qu'un soubresaut a eu lieu, que Pelander a laissé sa mégalomanie de côté ou tout simplement qu'il se soit montré plus inspiré. Débuter ainsi l'album pour le laisser mourir plus ou moins par la suite, la faute à un encéphalogramme plat. Cinq ans pour en arriver là, c'est cher payé, surtout après "Black Metal" qui ressemblait à un foutage de gueule bien assumé, surtout après "Nucleus" qui fut fautif de ne pas capturer la lumière ou les ténèbres, c'est selon, de "Legend" et de ressembler à un sabordage savamment orchestré par le géniteur du groupe. "Idag" est une œuvre terne, aux explosions trop rares, à la mélancolie solidement ancrée en revanche. C'est peut-être par ce biais qu'il se dévoile, finalement, qu'il se montre le plus intéressant, mais là encore, tout n'est pas forcément bien dosé et une part de niaiserie vient un peu gâcher cela également.

Globalement, "Idag" n'est pas mauvais, mais il demeure décevant, ce qui est au final peut-être pire. Toujours plus sympathique à écouter que "Black Metal", il en partage toutefois quelques travers et s'avère lui aussi relativement médiocre. Nul doute que si nous devons encore attendre cinq ans pour un résultat identique, WITCHCRAFT finira pas disparaître des radars, tout simplement. "Idag" se devait de remonter la pente, d'être puissant et fédérateur pour permettre au groupe de retrouver de son aura, il ne sera qu'un disque de plus. Avec ses hauts, ses bas, mais sans vraiment dire s'il contient encore la moindre once de passion. Pelander fait du Pelander et à nouveau seul, il va pouvoir à nouveau se terrer dans l'oubli, jusqu'à son énième retour. En espérant que le suivant ne soit pas aussi vain.

Note réelle : 2,5/5.

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  ★★★★★ DARK BEAGLE


LINE-UP
- Magnus Pelander (chant, guitare)
- Philip Pilossian (basse)
- Pär Hjulström (batterie)
- Björn Ekholm Eriksson (invité - claviers)

TRACKLIST
1. Idag
2. Drömmar Av Is
3. Drömmen Om Död Och Förruttnelse
4. Om Du Vill
5. Gläntan (längtan)
6. Burning Cross
7. Irreligious Flamboyant Flame
8. Christmas
9. Spirit
10. Om Du Vil (slight Return)


             



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