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ROCK PROGRESSIF  |  STUDIO

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PINK FLOYD - The Dark Side Of The Moon (1973) ★★★★ 
Par DARK BEAGLE le 25 Décembre 2025          Consultée 1433 fois

"The Dark Side Of The Moon" est très certainement l'épicentre de la carrière de PINK FLOYD et leur album le plus accessible. Il y a clairement un avant et un après "Dark Side", le disque marque une rupture nette avec les productions précédentes et servira de tremplin pour celles à venir. Il est également, comme beaucoup de choses populaires, un album clivant. On l'adule, on l'aime bien ou on le conchie sans réserve. Trop surestimé pour certains, le firmament du FLOYD pour d'autres, il ne laisse pas indifférent. Il est le fruit d'un travail acharné et d'une simplicité dans l'approche qui manquait jusque là aux Britanniques. « Simplicité » est certainement un mot un peu fort pour parler de la musique de PINK FLOYD, mais "The Dark Side Of The Moon" fait fi des longues plages instrumentales pour se concentrer sur l'essentiel, ce qui va rendre la formation plus accessible, bien que le succès de l'album ne soit pas dû qu'à cela. Plusieurs facteurs se croisent, des choix artistiques comme techniques, des idées folles à la conception graphique. Si je puis me permettre une métaphore un peu douteuse, "The Dark Side Of The Moon" a vu les planètes s'aligner à son sujet.

L'histoire de ce disque commence en 1972, quand les membres du groupe décident de tester de nouvelles compositions sur scène, un peu lassés de toujours jouer les mêmes titres. Certaines versions ne seront pas encore définitives, certaines compositions n'ont que leur titre de travail, mais l'ordre des pistes est déjà décidé, de même que les concepts qui vont les entourer. Puis PINK FLOYD enregistre "Obscured By Clouds", qui est la bande son du film "La Vallée" de Barbet Schroeder (qui avait déjà réalisé "More" quelques années plus tôt), ce qui met leur travail en pause. De retour en studio, en compagnie de Alan Parsons en temps qu'ingé-son, le groupe va enregistrer à l'Abbey Road ce qui va devenir "The Dark Side Of The Moon", bénéficiant d'une technologie de pointe qui leur permet d'exploiter seize pistes en même temps, ce qui va leur permettre de jouer avec le son comme jamais. En parallèle, Hipgnosis est à nouveau chargé de la pochette ; EMI n'a pas envie d'avoir un énième collage photo, aussi Rick Wright demandera simplement quelque chose de « simple, audacieux et spectaculaire ». Super les indications... Bref ! Si une jaquette présentant le Silver Surfer (après le Docteur Strange de "A Saucerful Of Secrets") est un instant envisagée, c'est finalement ce prisme traversé par un rayon de lumière qui sera retenu, participant au « culte » de la chose. Notez au passage que le pourpre manque à l'appel et que seules six couleurs de l'arc-en-ciel sont présentes en conséquence.

Et effectivement, cette pochette est simple, audacieuse. Spectaculaire ? Chacun se fera son opinion, mais cette sobriété va grandement servir PINK FLOYD, c'est le genre de jaquette que l'on n'oublie pas tant son dépouillement la sert totalement. Après, faut-il encore que la musique soit à la hauteur de l'illustration qui l'englobe. Et oui, "The Dark Side Of The Moon" est un grand album. À l'unisson de la pochette pourrait-on dire. Les compositions qui jalonnent le disque ne s'oublient pas et bien qu'il y ait quelques longueurs, il n'usurpe en rien son rang de classique. Ici, on ne va même plus parler de disque culte, on est au-delà. Ce fut et cela reste un véritable phénomène commercial, qui en fait une des galettes parmi les plus vendues au monde et qui aura également eu un effet moteur sur les ventes de vinyles pour d'autres groupes sur cette période. Bref, "The Dark Side Of The Moon" cumule quelques records en son temps, ce qui peut suffire à créer de la suspicion quant à la qualité réelle de l'Å“uvre, les critiques pouvant être nées de fantasmes liées à ces chiffres parfois rocambolesques quand on les compare avec ceux des précédents essais de PINK FLOYD. Son écoute en CD ou en streaming ne procure d'ailleurs pas la même satisfaction quand on a l'habitude de faire tourner le vinyle ou chaque face est conçue comme une ou des parties du concept général et qui possède sa vie propre ; pour les albums de cette époque, le support d'origine conserve encore une toujours une certaine importance.

La première face se concentre sur la naissance et les premières désillusions de la vie (un thème important pour Waters, qui s'inspire de lui-même et qui servira de trame quelques années plus tard pour "The Wall"), puis sur l'aspect inéluctable de la mort avec quelques beaux paroxysmes. La seconde partie se voudra plus sociale, plus politique, tout en restant personnelle puisque le groupe va parler d'aliénation mentale en faisant référence à Syd Barrett. Ainsi, chaque face est pensée comme une suite, tous les morceaux étant imbriqués les uns aux autres pour former deux tout. Et "Eclipse", le dernier morceau, reprend le début de "Speak To Me", comme pour boucler la boucle et dire que tout est un éternel recommencement. Voilà le disque résumé de façon assez simple, voire simpliste, le tout étant tout de même un peu plus compliqué. Il est cependant bon de noter que les morceaux sont relativement courts (on notera toutefois que "Us And Them" frôle les huit minutes), sans aucun titre-fleuve qui aura longtemps été une marque de fabrique de PINK FLOYD. Un format plus abordable donc, à l'image de la musique qui tend majoritairement dans la même direction, sans délires à la Seamus ou des variations de style quasiment systématiques d'une composition à l'autre. Cela ne veut pas dire qu'il n'y en a pas, mais "The Dark Side Of The Moon" apparaît rapidement comme étant alors le disque des Britanniques le plus homogène.

Tout commence par cette introduction signée Mason, qui reprend les battements de cœur à la batterie tandis que diverses voix et sons éclosent à côté, l'enchaînement avec "Breathe", tout en délicatesse, se fait naturellement. La guitare de Gilmour se veut de plus en plus aérienne et légère, Nick Mason se veut plus Jazzy dans son jeu. Cependant, le vrai grand moment de la première face est "Time", pièce magique qui commence par divers carillons que Parsons était allé enregistrer chez un antiquaire sans idée prédéfinie. Les chants mêlés de Wright et Gilmour font le reste, les deux voix se mariant parfaitement l'une l'autre. Les harmonies vocales sont plutôt travaillées sur cet album, nous en retrouvons de belles sur "Us And Them", peut-être bien le meilleur morceau chanté de l'album. La première face s'achève sur un classique du groupe, "The Great Gig In The Sky", qui parle de la mort et comment nous l'appréhendons, à l'origine un instrumental sur lequel Alan Parsons a demandé à la choriste Clare Torry d'improviser. Ce seront donc ses vocalises qui divisent, certains les trouvant affreuses, d'autres au contraire diront qu'elles font sens tant elle semble passer par plusieurs niveaux, entre épouvante et résignation. Vous l'aurez compris, Alan Parsons a une part de responsabilité non négligeable dans le son de ce disque, qui semble en être une recherche de son continue. Rien n'est laissé au hasard et tout se fait entre technologie (l'emploi de synthétiseurs modernes, de séquenceurs) et de système D (un collier de pièces de monnaie pour figurer le bruit de l'argent qui tomberait comme dans le coffre-fort de Picsou).

La seconde face débute d'ailleurs par "Money", le classique de cet album, qui n'est cependant à mon humble avis pas vraiment le meilleur titre. Il tranche quelque peu avec le reste par sa connotation très Pop, moins planante et éthérée que d'autres pistes. La voix de Gilmour se fait plus cynique et sentencieuse. On retrouve cette rythmique qui se rapproche du Jazz, le solo de guitare est étrangement chaloupé. Après, cela reste le morceau le plus abordable de l'album car il s'agit du plus classique, pas dans le sens Floydien du terme, mais plutôt dans le sens de l'amateur de Rock qui s'y retrouverait plus facilement que sur d'autres pistes. Il n'est donc pas étonnant que la maison de disque du groupe l'ait sorti en single et que ce dernier ait également cartonné. Ensuite le reste des morceaux retrouve les ambiances de la première face dès "Us And Them" qui parle des conflits entre deux personnes et qui va devenir sans le savoir le spectre de ce qui attendra PINK FLOYD quelques années plus tard. Tout est toujours lié, tout se succède avec une certaine logique ; Waters prend le micro pour les deux derniers morceaux, dont ce "Brain Damage" qui va évoquer Syd Barrett, un autre fantôme pour la formation, qui reviendra encore la hanter sur l'opus suivant. Et comme il a été précisé auparavant, la fin de "Eclipse" fait le lien avec le début de "Speak To Me", faisant de cet album un Ouroboros conceptuel. On notera également plusieurs passages « parlés ». Le groupe avait préparé des fiches avec des questions à l'entrée des studios et chaque personne y travaillant pouvait y répondre, certaines interventions ont été conservées telles quelles, d'autres ont été restituées par la suite, les fiches ayant toutes disparues petit à petit. Cela contribue à créer cette atmosphère un peu lourde, pas franchement joyeuse qui émaille ce disque. Le titre de l'album provient d'abord de l'une des dernières phrases utilisée sur "Eclipse". Elle serait du concierge des Abbey Road Studio, Gerry O'Driscoll.

Alors oui, le disque est très bon et il mérite son statut particulier né des ventes imposantes. Il n'est cependant, toujours à mon humble avis, pas parfait. "On The Run" est amusante cinq minutes mais elle devient vite lassante avec sa séquence de clavier répétée en boucle ; bien qu'il s'agisse d'un bon morceau, "Money" dénote quelque peu avec le reste et aurait tendance à tirer un peu trop la couverture à lui. Ce n'est pas que de l'ordre du détail, mais en même temps, c'est chipoter quelque peu. "The Dark Side Of The Moon" va clairement marquer les esprits et propulser les musiciens qui sont derrière dans la gloire. Et là, tout va changer. Il va devenir bon de se moquer du groupe, devenu riche, qui avait vertement critiqué la cupidité à travers "Money" justement ; cependant, une partie des revenus va servir à financer le film "Sacré Graal" des MONTY PYTHON dont les PINK FLOYD étaient particulièrement fans (une rumeur disait que le groupe cessait toute activité pour aller regarder l'émission "Flying Circus" des humoristes. Roger Waters y mettra un terme bien des années plus tard en disant que tant qu'un travail était en cours, personne ne le stoppait). Cet album va surtout marquer une scission au sein de la formation après cela, les musiciens étant groggy par le succès rencontré par "The Dark Side Of The Moon". Waters prendra alors les choses en main et l'esprit de camaraderie qui régnait alors au sein de PINK FLOYD commencera petit à petit par disparaître, jusqu'à la déflagration du renvoi de Rick Wright pour "The Wall". Mais ça, c'est une autre histoire...

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LINE-UP
- David Gilmour (chant, guitare, claviers)
- Roger Waters (chant, basse, claviers)
- Nick Mason (batterie)
- Rick Wright (chant, claviers)
- Dick Parry (invité - saxophone)
- Clare Torry (invitée - chant, chœurs)
- Leslie Duncan (invitée - chœurs)
- Barry St John (invité - chœurs)
- Doris Troy (invitée - chœurs)

TRACKLIST
1. Speak To Me
2. Breath
3. On The Run
4. Time
5. The Great Gig In The Sky
6. Money
7. Us And Them
8. Any Colour You Like
9. Brain Damage
10. Eclipse


             



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