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POWER METAL  |  STUDIO

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HELLOWEEN - Giants & Monsters (2025)
Par JEFF KANJI le 11 Septembre 2025          Consultée 3627 fois

C'est bon, le joli rêve n'aura pas pris fin après une parenthèse enchantée parachevée par un album salué quasi unanimement par la critique. HELLOWEEN, fort de ses désormais sept membres et d'une équipe solide et expérimentée pour l'accompagner (le vieux compagnon de route d'Andi Deris Dennis Ward, ainsi que l'indéboulonnable Charlie Bauerfeind qui, je pense, commence à devenir un peu sourd avec le temps.

Car commençons par ce qui ne va pas très bien sur ce disque, à savoir le son. Inconstant, relativement étouffé, il n'est pas déshonorant, tout comme celui de "Beyond The Red Mirror" de BLIND GUARDIAN, pas mal critiqué lui aussi à sa sortie. Et les deux albums ont le même producteur. Le choix a été de pousser l'expérimentation tous azimuts, jusqu'à enregistrer la quasi-totalité de l'album avec trois kits de batterie différents ; un kit Metal traditionnel, un gros kit de stade surdimensionné, et un kit Rock avec grosse caisse énorme et pas de double-pédale. Si cette approche donne du caractère aux morceaux, indéniablement, il faudra se faire à cette façon de faire qui marque fortement le son de l'album.

Malgré son côté presque trop produit et rempli, selon les dires de ses propres membres, "Helloween" était un album à la production extrêmement fine, et largement supérieure à celle de "Giants & Monsters". Mais c'était aussi un album incroyablement homogène qui faisait la synthèse de toute la carrière des Allemands, quitte à parfois s'autociter. "Giants & Monsters" est un animal bien différent. Un disque plus aventureux, qui tente plus de choses, très varié, et beaucoup plus riche de ses différents songwriters. On sent un groupe en pleine confiance, qui assume son héritage sans qu'il ne soit un poids incommensurable. Je suis particulièrement surpris notamment de l'abondance de "spoken words" qui perpétuent un héritage des "Keepers". Cette liberté de ton se retrouve aussi dans les sons de guitare, très différents, qui n'hésitent pas à aller chercher des vieux sons de Rockman qu'on croirait tout droit sortis de "Somewhere In Time". Et Il y a aussi plus de tranquillité au niveau du chant. Si "Helloween" devait installer cette quasi triarchie vocale, en créant une place de choix à Michi et en respectant la place d'Andi qui devait céder une partie du leadership, les deux chanteurs se sont posés moins de questions.

Et Kai Hansen chante davantage ; c'est clairement une satisfaction, car il n'est pas juste là pour faire le nabot rageur. Cela me fait extrêmement plaisir de l'entendre à nouveau délivrer une prestation qui exploite une plus large palette de son registre, me rappelant de beaux souvenirs de GAMMA RAY. La composition, très partagée (avec un duo Deris/Hansen qui décidément fonctionne bien ; rappelons-nous qu'ils sont les principaux artisans de "Pumpkins United"). Deux compositions et demi de Kai, c'est toujours mieux que sur le précédent disque (même si la longuement attendue "Majestic" qui date des sessions de l'album homonyme de GAMMA RAY ne tient pas toutes ses promesses). Sascha tire son épingle du jeu avec le meilleur titre de l'album, "Universe" qui le voit proposer un écrin en or pour la voix de Michael Kiske. Avec son pont théâtral et très Hansenien par pas mal d'aspects, cette tuerie speed possède un refrain qui m'aura un peu désarçonné au départ, même si maintenant il est parfaitement intégré. C'est Weiki qui met la pédale douce, et tant mieux, le jadis taciturne guitariste tendant à manquer un peu d'inspiration, même si son "Savior of the World" est réussi, et surtout transcendé par un Michael Kiske au sommet de son art.

La force de ce disque est comme je le disais sa variété. Et si Michi s'arroge le registre épique et très Power Metal traditionnel, il n'est pas en reste sur le plus Rock "A Little Is A Little Too Much", sucrerie acidulée typique d'Andi Deris, dans l'esprit chill du "Best Time" de l'album précédent. La faconde du blond chanteur aux multiples voix produit encore des chansons à la fois catchy et surprenantes ("This Is Tokyo" et la plus inhabituelle "Into the Sun"). On se retrouve à la fin de l'album sans l'extase, mais avec la satisfaction de constater qu'HELLOWEEN, malgré un héritage de plus en plus envahissant, n'a pas renoncé à l'exploration et à se dépasser pour donner à ses fans autre chose que ce qu'il a déjà. Le prix pour que l'album ne soit pas un banger calibré ? Je veux bien m'en contenter, quand bien même ce disque, qui selon moi présente pas mal de similitudes avec "Better Than Raw" est loin d'être parfait.

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   JEFF KANJI

 
   GEGERS

 
   (2 chroniques)



- Kai Hansen (guitare, chant)
- Michael Weikath (guitare)
- Michael Kiske (chant)
- Markus Grosskopf (basse)
- Sascha Gerstner (guitare)
- Andi Deris (chant)
- Daniel Löble (batterie)
- -
- Matthias Ulmer (claviers)
- Oliver Hartmann (guitare acoustique sur 5)
- Andrew Skrabutenas (orchestration & programmation sur 5)
- Nicolo Fragile (claviers additionnels sur 11)
- Billy King (chœurs)
- Maria Valiskova (choeurs)


1. Giants On The Run
2. Savior Of The World
3. A Little Is A Little Too Much
4. We Can Be Gods
5. Into The Sun
6. This Is Tokyo
7. Universe (gravity For Hearts)
8. Hand Of God
9. Under The Moonlight
10. Majestic
Bonus
11. Out Of Control


             



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