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POSTCORE  |  VHS/DVD/BLURAY

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ALBUMS STUDIO

2001 2 Cult Of Luna
2003 1 The Beyond
2004 1 Salvation
2006 1 Somewhere Along The Highway
2008 1 Eternal Kingdom
2013 1 Vertikal
2016 1 Mariner (Avec Julie Christm...
2019 A Dawn To Fear
2022 1 The Long Road North

E.P

2013 Vertikal II

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2009 Fire Was Born
 

- Style : Bagarre GÉnÉrale, Neurosis, Isis, Dirge
- Membre : Julie Christmas , Khoma, Year Of The Goat
 

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CULT OF LUNA - Fire Was Born (2009)
Par WËN le 1er Juillet 2024          Consultée 488 fois

En pleine compulsion chronologique de la discographie du cultissime CULT OF LUNA et - coïncidence de calendrier - en plein week-end placé sous le sceau de la fête de la musique, me voici, passé les obligatoires et jubilatoires écoutes consacrées à "Salvation" (2004), "Somewhere Along The Highway" (2006) et "Eternal Kingdom" (2008) (quel programme !), à devoir bien logiquement m'arrêter sur ce premier témoignage visuel qu'est "Fire Was Born" (2009) et qui clôt (sans que nous le sachions à l'époque) la seconde partie de carrière de COL, alors que les frigides Suédois se préparaient déjà à explorer quelques cités rétro-futuristes aux dystopiques verticalités.

Entre temps, à l'époque, mon appréciation du groupe avait déjà franchi un sacré palier après avoir justement eu l'occasion de croiser sa route le 14 Mars 2009 à l'Épicerie Moderne de Feyzin (banlieue lyonnaise) et que cette expérience, puisqu'on peut clairement parler de ça ici, demeure encore, quinze années plus tard, parmi mes meilleurs souvenirs live. Accompagnés des Frenchies de DESTRUCTION INCORPORATED et DYSFUNCTIONAL BY CHOICE, les Suédois avaient brutalement hypnotisé toute l'assistance, confortablement installée qu'elle était dans des gradins garnis de fauteuils qui se prêtaient incroyablement bien à l'expérience proposée, le show se résumant aux silhouettes des zicos découpées sur des projos nimbant l'arrière-plan de teintes richement nuancées… pour un incroyable tour du monde saturé et tellurique, passant des plus hauts sommets forestiers aux plus profonds abysses océaniques, indifféremment perturbant de simplicité et de sincérité. Dit comme ça, ça parait peu, mais c'était incroyable à vivre et à ressentir.

C'est pour cette principale raison et ce petit plaisir coupable à l'idée de revivre les mêmes extraordinaires moments de tempête sonique avachi dans mon canapé, que je tenais particulièrement à me jeter sur cette réédition spécifique de l'album "Eternal Kingdom" dévoilant le présent DVD en guise de bonus (qui fut également disponible en standalone, mais seulement sur le marché suédois). 10 titres et 90 minutes au compteur pour cette prestation déroulée sans temps mort à la Scala de Londres, ce 1er Juillet 2008 (lors du premier 'leg' de cette tournée, soit huit mois avant ma date rhône-alpine).

Déjà, ce qu'il faut savoir, c'est que CULT OF LUNA en live, ce sont (sur cette tournée-là en tout cas) huit p'tits gars plutôt grands, tirés à quatre épingles et à la mèche savamment orchestrée (#TrèsTrèsLaSuède), mais putain, ils savent faire parler le Rock ! Armé de deux batteries, de trois grattes, d'un claviériste/trompettiste et d'un chanteur et demi (le micro étant partagé entre le guitariste-leader Johannes Persson et Klas Rydberg qui vit ses derniers instants au sein du groupe), le line-up est rompu à l'exercice. La chape Post Metal est d'une lourdeur exemplaire et les dissonances casse-gueule et autres longues digressions instrumentales dont les huit ont le secret deviennent leur terrain de jeu favori. L'énergie qu'ils y déploient est en tout cas bien palpable. Ainsi prend vie l'univers du CULTE DE LA LUNE.

À ce titre, le concert commence très fort et il ne fallait pas avoir loupé la sortie de son dernier album en date puisque ces premières trente minutes sont consacrées à trois de ses extraits (et classiques en devenir) dont le titre de clôture, "Following Betulas", livré ici en introduction ! Avec leurs lots de décrochages rythmiques et de rebondissements qu'ils savent proposer du long de leur dizaine de minutes respectives, "Following Betulas" et surtout "Ghost Trail" qui rend fou par son crescendo rythmique final (la force du cassage de bouche), mettent le public en transe ; public qui ne demande qu'à exploser au premier classique. Paf ! "Leave Me Here", très attendu, ne laisse personne indifférent.

Si la part belle est logiquement donnée aux titres de "Eternal Kingdom", les pièces-phares ne sont pas en reste. Ainsi le groupe enchaîne les perles en un gros collier Postcore où tout s'imbrique parfaitement : "Finland" et sa monumentale et accablante introduction précédant sa partie plus feutrée, "Adrift" et ses élans Post Hardcore, bardé d'une basse qui mine tout ce qui lui passe à portée de manche, sont de la partie. On saluera le beau travail sur les deux batteries qu'on entend distinctement dans chaque enceinte (idem sur "Eternal Kingdom" et sur le final tribal de "Echoes", un peu plus loin), ou encore ces petits synthés hantés qui gémissent de-ci de-là, comme ceux qui viennent garnir "Owlwood". Le concert se poursuit, les morceaux choisis mêlant en leur sein de longs instrumentaux atmosphériques et lancinants où le groupe ne se laisse aller qu'à de simples balancements corporels, à des parties de folies hallucinatoires où les musiciens tout comme leur public, semblant sous l'emprise de quelques psychotropes, se laissent guider par leurs syncopées ardeurs. Et dans tout ça, les nouveaux titres - comme l'éponyme au nouvel album - ne dépareillent aucunement.

Alors, les titres sont logiquement plus bruts de décoffrage ("Ghost Trail", "Leave Me Here") leurs multiples teintes n'étant pas faciles à restituer en condition live, mais c'est là aussi que le groupe trouve sa force, par cette abnégation de tous les instants, où il n'existe plus que pour son art. Il s'y transcende, y vit sa musique. Cette fine pellicule de désuétude propre aux versions originales des titres de "Eternal Kingdom", nécessaire à son concept, s'envole ici pour faire éclater la rage sous-jacente qu'on leur devine, laissant une interprétation à vif. Par exemple, la trompette de "Following Betulas" se trouve ici esseulée, alors qu'elles sont deux (ou renforcée d'un clavier) sur disque. Les arrangements de "Adrift" et "Leave Me Here" se perdent aussi un peu en route, tout comme les vocalises claires sur ce dernier. Mais là, pour le coup, c'est rustique et sincère ! C'est un parti-pris qui s'entend tout à fait. Après tout, les versions studios sont chez moi, si je veux en profiter.

L'autre grand gagnant de cette setlist est "Salvation" (même si "Waiting For You" semble avoir été temporairement remisé) avec trois extraits et pas des moindres, puisque "Echoes" (amputée de ses six bonnes minutes d'intro) trouve une place en fin de set, là où "Somewhere Along The Highway" - à force sans doute d'avoir été joué et rejoué sur les dates de la tournée précédente - n'hérite que de deux extraits (qu'avez-vous fait de "Dim", putain ?!) avec "Finland" et le quart d'heure alloué à "Dark City, Dead Man" qui clôture la prestation dans un silence assourdissant. Rien pour les deux premiers albums, preuve que le groupe a déjà fait son deuil de sa période davantage orientée Post Hardcore, alors que les extraits de "Salvation" (je pense notamment à "Adrift") font office de pont parfait avec sa facette actuelle, et ne dénoteront jamais dans une setlist post-2004, la preuve.

Ça a l'air bien, hein ? Et pourtant… Tout cela étant dit, et pour en revenir à mes attentes initiales quant à ce DVD, vous me trouverez un peu déçu, car celles-ci ne sont pas réellement atteintes, en cela que la magie que j'attendais n'opère pas vraiment. Je conçois que j'étais très exigeant à ce niveau, d'autant qu'il n'y a rien à redire ni sur la prestation en elle-même, ni sur la setlist. Mais, premièrement, force est de constater que le rendu pèche un peu, le support ayant pris un petit coup de vieux, dû au matériel de l'époque (caméra, grain de l'image). Mais surtout, si les images sont baignées dans tes tons chromatiques propres selon les lights du moment, la restitution ainsi filmée ne laisse pas de place aux nuances, et tue un peu dans l'œuf le réel plaisir visuel, nous laissant sur notre faim en confirmant que CULT OF LUNA fait plus que jamais partie des groupes qui se vivent en live, et pas de ceux qui se regardent chez soi… même si l'objet demeure un bon témoignage arrivé au bon moment pour entériner cinq albums studios (bon, trois, en l'occurrence). Ajoutez à cela, des bonus un peu chiches (une interview de trente minutes, non sous-titrée, et trois clips) et vous obtiendrez un produit sympathique, mais sur lequel vous ne reviendrez finalement que très occasionnellement (surtout que le groupe a fait mieux depuis).

Restent donc mes souvenirs, qui s'estompent, mais cette sensation toujours bien vivace d'avoir vécu un grand moment, ce jour-là.

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- Klas Rydberg (chant)
- Johannes Persson (chant, guitare)
- Fredrik Kihlberg (guitare, chant)
- Erik Olofsson (guitare)
- Andreas Johansson (basse)
- Anders Teglund (synthés, samples, trompette)
- Thomas Hedlund (batterie)
- Magnus Lindberg (percussions)


1. Following Betulas
2. Owlwood
3. Ghost Trail
4. Leave Me Here
5. Österbotten
6. Finland
7. Adrift
8. Eternal Kingdom
9. Echoes
10. Dark City, Dead Man
- Bonus
11. Interview
12. The Watchtower (clip)
13. Leave Me Here (clip)
14. Back To Chapel Town (clip)



             



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