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- Style : Wintersun, Children Of Bodom, Aephanemer

KALMAH - Kalmah (2023)
Par MEFISTO le 3 Juillet 2024          Consultée 421 fois

Le Soleil pointe le bout de ses rais sur le marais finlandais, après une nuit endiablée dont la Lune a été le témoin. Un nouveau chapitre de la glorieuse histoire de KALMAH s'écrira aujourd'hui. Que la fanfare s'avance !

Au fur et à mesure qu'un groupe vieillit, on a parfois l'impression – teintée d'ironie, d'acceptation et d'humanité – d'entendre le même album. C'est un sentiment mêlé de culpabilité et de réalisme qui nous frappe. Sauf que si la formation en question s'assume et ne déçoit jamais ses fans dans la « redite », on songe alors qu'on serait imbécile d'esquinter une potentielle légende par mauvaise foi. Ne vous emballez pas, je ne crie pas au « mot en L » pour KALMAH, il y a loin de la croupe aux lépreux, je veux simplement avertir les auditeurs ingrats qui casent (et cassent) vite les vétérans de notre univers métallique. D'ailleurs, j'ai un message pour eux et elles : aussi vrai que la création ne se mesure pas en clics sur Youtube ou sur le nombre de vues d'une nouvelle concernant un band poussé par une machine marketing, la longévité d'un BON groupe est pertinente, car elle n'est pas le fruit du hasard. J'imagine que c'est pour cela que MAIDEN et consorts scorent encore fort sur NIME, à mon grand découragement !

Alors, que vous trouviez que la mélodie de "Home Sweet Hell" sonne comme le refrain de "For The Revolution", par exemple, eh bien, faudra composer avec. Les plus initiés l'auront remarqué. Sauf qu'après neuf albums et une telle carrière à faire danser et headbanguer les plus cadavériques des métalleux, on pardonne aisément à KALMAH de jouer du… KALMAH ! Les Finlandais forment un des rares groupes solides, sans grandes surprises, dont on peut dire : OK, c'est du KALMAH, ça m'a pris 3 secondes et quart à le reconnaître, écoutons maintenant si c'est aussi bon que la dernière fois. Plate de même, comme on dit au Québec. En pesant sur Play, le même constat tombe pour cet éponyme. Dix minutes après, idem. Trente minutes plus tard, rebelote.

Mais comment font-ils pour nous accrocher à chaque visite ? Serait-ce le contenant ? Un Death/Power Mélo ébouriffant à la facture particulière, reconnaissable entre mille, qui évoque de près ou de loin les tribulations des créatures peuplant l'imaginaire et le folklore de la Finlande et la beauté sacrée de ses grands espaces naturels. Ce qu'on a étiqueté avec le temps le "Swamp Metal". C'est ça qui vous branche ? Ou c'est le brio des frères Kokko et leur riffing singulier, leur facilité à chier de la mélodie ? Peu importe, toutes les raisons se valent. Les miennes sont simples. Je ne suis pas le plus grand fan de guitare, mais la griffe des Kokko m'a toujours plu. Idem avec cette énergie indescriptible s'échappant de l'orgie lumino-marécageuse de KALMAH, dans laquelle le synthé réussit toujours à combler les interstices.

Je ne ferai pas la nomenclature des meilleurs titres tapissés de cette technique « Kokko-nuts », il faudra vous contenter du podium. Vous savez déjà que KALMAH enfile une autre pierre à son chapelet, pas besoin de vous foutre un dessin dans les pattes. Je vous parlerai seulement de mon choix pour l'or. Se pourrait-il que pour une fois, la pièce la plus marquante d'un album de KALMAH soit une power-balade ? Qui aurait pu croire que ce splendide fantassin des tourbières à l'armure unique réussirait un jour à nous émouvoir comme sur "No Words Sad Enough" ? J'ai été stupéfié que ma cervelle retienne davantage cette œuvre plutôt que l'éventail de bourdons lui buzzant autour.

Qu'à cela ne tienne, "Kalmah" demeure un neuvième tour de piste de danse endiablé pour les Finlandais. Le temps n'a aucune prise sur eux, c'est phénoménal et sur la piste des petites légendes métalliques scandinaves. Rien que ça.

Podium : (or) "No Words Sad Enough", (argent) "Drifting In A Dream", (bronze) "Tons Of Chaos".

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- Pekka Kokko (chant, guitare)
- Antti Kokko (guitare)
- Timo Lehtinen (basse)
- Janne Kusmin (batterie)
- Veli-matti Kananen (synthé)


1. Haunted By Guilt
2. Veil Of Sin
3. Scarred By Sadness
4. No Words Sad Enough
5. Serve The Untrue
6. Home Sweet Hell
7. Tons Of Chaos
8. Red And Black
9. Taken Before Given
10. Drifting In A Dream



             



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