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METAL INSTRUMENTAL  |  STUDIO

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2005 Suspended Animation
 

- Membre : Liquid Tension Experiment
- Style + Membre : Dream Theater

John PETRUCCI - Suspended Animation (2005)
Par MYLES le 4 Juin 2024          Consultée 437 fois

Nous sommes en 2005 quand sort cet album. A cette époque DREAM THEATER règne sans partage sur le monde du Metal Progressif. Certes, il y a de la concurrence (SYMPHONY X par exemple) mais au niveau media le groupe de John est loin devant. Cet album était bien attendu par les fans. Qu’est-ce que pouvait donner Petrucci seul sans les autres membres de DREAM. On avait déjà eu les disques de L.T.E (les deux premiers) et son disque avec Jordan Rudess le clavier du groupe ("An Evening With"), mais là il s’agit de lui seul et il n’a convié aucun membre de son équipe habituelle.

Déjà on note la présence de Dave La Rue le bassiste attitré de Steve Morse une des influences revendiquées de John. Début 2000 oblige, le son est bien Metal dans la continuité des efforts de DREAM ("Train Of Thought" et "Octavarium" sont passés par là). On aura donc une légère saveur MUDVAYNE dans le son massif (7 cordes oblige) du premier titre ("Jaws Of Life"). On est très proche de son groupe mais ici, œuvre solo oblige, de nombreuses influences SATRIANI (pour les mélodies) se font présentes, dès ce titre d’entame. Quand on parle de "Stach On A Curve" : Mode lydien à fond et mélodies typiques du californien font ici leurs apparitions... Malheureusement, comme dans son groupe principal, on a l’impression que l’hommage vire un peu à la copie de plans typiques ce qui donne par instants un sentiment un peu négatif de titre dans le style de… Et ce malgré le pont bien Metal qui dynamise l’ensemble.

Issu du Prog, John délaye la sauce et tous les titres sont longs. Est-ce une mauvaise chose ? Normalement non, si le titre est à tiroirs et amène des climats différents. Un peu comme chez RUSH ou DREAM (enfin pas toujours). Ici, certains s’étirent bien inutilement en longueur et le sentiment de roue libre se fait sentir. John shred le plus possible, le plus vite possible et souvent... dans le vide. Certains titres ont de bonnes accroches comme ce riff de "Glasgow Kiss". Malin comme un vieux singe c’est d’ailleurs ce titre, avec "Damage Control", qui sera mis en avant sur les DVD du G3 avec Satch et Vai. Bon on aurait par exemple amputé ce titre de deux bonnes minutes que ça n’aurait pas été gênant.

"Damage Control" a lui aussi un bon riff d’entame. Plus Rock, plus classique (on pense pour le riffing à Mark Tremonti), quoique qu’avec un son bien lourd. Ça commence bien et...ça s’étire franchement inutilement. Pas que notre ami joue mal. Faut pas déconner on parle de Petrucci, mais malgré les changements de tempos et les contre-points, on n’arrive pas à réprimer un léger bâillement, là ou chez L.T.E on était embarqué dans un grand 8 d’atmosphères mouvantes à chaque fois. John a un cœur Metal mais une gentille bluette vaguement jazzy se fait jour avec "Lost Without You", évidement dédiée à sa femme. Un petit côté Firkins dans l’accompagnement. Malheureusement ce morceau qui semblait s’éloigner des autres titres y revient bien vite en remettant le gain à donf’ ! Et puis ici ses mélodies sont affligeantes. Si on aborde ce problème on a aussi "Whisful Thing" à la mélodie digne d’une série US ado !

Ce qui me déçoit le plus est le fait qu’à aucun moment notre ami ne prenne un autre son ou un autre type de guitare. Pour quelqu’un qui se réclame de RUSH, Di Meola ou Morse qui eux sont des géants pour marier les atmosphères les climats et les sons, ici notre ami se révèle monolithique dans son approche.
C’est d’ailleurs la plus grosse déception du disque. Le morceau fleuve (quasi 12 minutes) de fin qui aurait pu, dû être une odyssée Prog... se révèle un soufflé bien retombé, qui s’étire en vain et ne propose rien de vraiment transcendant. Où est l’originalité de RUSH, la folie de Vai, l’immédiateté de Satch ou le côté universel car multiple de Morse ou Howe ? De plus à part quelques endroits, comme le pont dans "Lost Without You" avec La Rue qui est mis en avant on peut dire que le groupe qui l’accompagne est largement sous-employé.
Au final un album, qui va prendre la poussière comme la myriade de ceux sortis à l'époque de Shrapnel.
Dommage, mille fois dommage !

Morceaux préférés : "Glasgow Kiss" et "Damage Control".

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- John Petrucci (guitare)
- Dave Larue (basse)
- Dave Dicenso (batterie)
- Tim Lefebvre (basse,titre 3)
- Tony Verderosa (batterie,titre 3)


1. Jaws Of Life
2. Glasgow Kiss
3. Tunnel Vision
4. Wishful Thinking
5. Damage Control
6. Curve
7. Lost Without You
8. Animate-inanimate



             



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