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BLACK/ DOOM/ DEATH  |  E.P

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- Style : Beherit, Skepticism, Evoken, Nortt, The Ruins Of Beverast , Wormphlegm, Khanate

WORM - Starpath [split] (2023)
Par STORM le 15 Mai 2024          Consultée 749 fois

Acte manqué ou hérésie, ce split est complètement passé sous mes radars en fin d’année dernière et il a fallu que je me farcisse un petit aller en enfer en réécoutant le "Foreverglade" de qui-vous-savez (WORM), pour apercevoir par la lucarne fissurée de cet ascenseur pour l’Enfer, ce petit joyau infesté partagé avec d’une part un duo onirico-mélodico funéraire en l’espèce de DREAM UNENDING et les indigents de WORM avec leur Black/Doom enténébré. Du reste ce duel ou plutôt ce face à face identitaire est très bien représenté par cette pochette somptueuse, entre cette créature habitée par de mauvais esprits et cette personne vidée de substance et remplie à la place par des fluides cosmiques ou nébuleux qui sous-tendrait une certaine forme d’énigme. Et si l’un et l’autre ne partage pas les mêmes univers et les mêmes aspirations à être, un pot commun semble se dessiner entre ceux-là pour absorber la substance de l’auditeur en l’embarquant vers des horizons implacables de rêverie ou de cauchemars insondables.

DREAM UNENDING ouvre la marche et le vol à la fois pour entamer ce split par deux longs morceaux d’un Doom/Death teinté d’éléments progressifs, parfois soyeux et mélancoliques et d’autres légèrement teintés davantage d'agressivité. Il est de bon ton d’y percevoir des influences à la MY DYING BRIDE, ANATHEMA voire OPETH tant les bulles sonores des leads ont cet effet 3D et spatialisé assez caractéristique ménageant ainsi notre petit palpitant à ne pas subir des attaques d’angoisse et de brutalités. Continuant sa progression vers la lumière initiée lors de son second album "Song Of Salvation", DREAM UNENDING reste pourtant dans le pré carré d’un Funeral Doom avec un growl généreux quasi monotone et des rythmes plutôt lents. Efficace certes mais dénué d’originalité, même si les breaks progressifs ont ce charme qui nous rappellent quelques envolées FLOYD-iennes pas piquées des hannetons. C’est sans doute cela qui permet de rester captif l’espace d’un instant aux serres de ces Américains, avec cette impression sereine de voyager vers quelques azurs pas trop belligérants. Je reste néanmoins beaucoup moins convaincu par la pertinence et la tessiture du chant clair de Justin DeTore - que l’on retrouve notamment à la clôture du titre "So Many Chances". Le second titre "If Not Now When" a tendance à me faire penser un poil davantage à du EDGE OF SANITY avec quelques influences bien senties à la Dan Swanö. Il a ma préférence avec notamment toujours cette fin majestueuse et policée à la fois.

Lorsque surgissent les trois titres suivants gardés précieusement dans le giron de ces diables de WORM, quelque chose d’autre se passe et traverse l’air ambiant. D’un coup d’un seul ce dernier se vicie et s’opacifie de gaz ténébreux et suffocants. La créature vient d’échouer tout près de vous. Elle se reconstitue pour entamer son festin. "Ravenblood" déclenche les hostilités par un Black Metal symphoniquement sombre qui me rappelle les travaux de Nagash (TROLL, COVENANT, ARCTURUS). Phantom Slaughter toujours bien dopé au vice alterne avec brio ses vocalises ténébreuses de damné, entre un growl rauque et rustre et des déchirements hurlés et déchiquetants. À l’écoute de ce titre, perçoit-on l’évolution future de WORM ? Lorgnant vers l’agrégation de plus d’éléments Black Metal glacial, les trois titres de ce split nous donnent peut-être cette indication. Néanmoins, n’oublions pas que WORM est passé maître dans cet art de composer une musique résolument glauque. Qu’elle soit portée par un Funeral Doom ou un Death/Black sinistre, Phantom Slaughter y ajoute toujours des leads et des soli absolument somptueux et qui ne tranchent pourtant pas tant que cela avec l’ambiance infernale des titres. Preuve s’il en est qu’il connaît l’exact équilibre entre beauté et lugubrité. Le dernier titre "Sea Of Sorrow" est exceptionnel a bien de ses égards justement. Les leads à la Chuck Schuldiner sont de retour et nous ramènent aux plus belles heures des 90's. "Sea Of Sorrow" est sans doute l’un des plus beaux titres que WORM nous ait adressé. Si c’est cela l’évolution propable de WORM, je signe pour l’enfer de suite. Dans tous les cas WORM nous coupe encore le sifflet tant il crée un chemin d’épouvante encore inconnu, balisé d'eux-seuls. Magistral !

Ce split est à bien des titres savoureux car les deux groupes ont des univers bien distincts et nous font explorer chacun de leurs côtés des palettes sonores différentes et véritablement passionnées et passionnantes. Un split royal !

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   STORM

 
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- :: Dream Unending
- Justin Detore (chant, batterie)
- Derrick Vella (guitare, basse)
- -
- :: Worm
- Phantom Slaughter (chant, guitare, basse, claviers)
- Wroth Septentrion (guitare)
- Necreon (basse)
- L. Dusk (batterie session)


- Dream Unending
1. So Many Chances
2. If Not Now When
- Worm
3. Ravenblood
4. Midwinter Tears
5. Sea Of Sorrow



             



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