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HARD ROCK  |  STUDIO

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1975 On Parole
1977 Motörhead
1979 Overkill
  Bomber
1980 Ace Of Spades
1981 No Sleep 'til Hammersmit...
1982 Iron Fist
1983 Another Perfect Day
1986 Orgasmatron
1987 Rock'n'roll
1991 1916
1992 March Ör Die
1993 Bastards
1995 Sacrifice
1996 Overnight Sensation
1998 Snake Bite Love
2000 We Are Motörhead
2002 Hammered
2004 Inferno
2006 Kiss Of Death
2008 Motörizer
2010 The Wörld Is Yours
  Lemmy : The Movie
2013 Aftershock
2015 Bad Magic
2017 Under Cover
 

- Style : Vulcain, Gun Barrel, American Dog, Sweet, The Rods
- Membre : Wild Horses [uk], The Damned, Hawkwind, Scorpions, Phil Campbell And The Bastard Sons, Thin Lizzy, King Diamond, Fastway
- Style + Membre : Saxon, Lemmy
 

 Site Officiel Du Groupe (2843)
 Myspace (2006)
 Site MotÖrhead France (2557)
 Myspace (1795)
 Myspace De Lemmy (1593)

MOTÖRHEAD - March Ör Die (1992)
Par DARK BEAGLE le 4 Octobre 2025          Consultée 860 fois

1991 aura été une année faste pour Lemmy. "1916", paru après quatre années d’absence studio, avait reçu un joli succès critique et avait été nominé pour les Grammy Awards. Mais la cerise sur le gâteau fut certainement cette collaboration avec Ozzy Osbourne sur quatre morceaux de "No More Tears" dont le hit "Mama, I’m Coming Home", qui lui avait assuré plus de royalties que quinze ans de MOTÖRHEAD. 1992 ne sera pas du même tonneau pour lui, même s’il a tenté d’y mettre les mêmes ingrédients. Il fait ainsi une nouvelle fois appel au producteur Peter Solley, qui était déjà aux manettes pour "1916" et va composer avec ses sbires un disque qui reste dans la lignée de ce que propose le groupe depuis "Rock’N’Roll". Sauf qu’ici, cela ne va pas très bien fonctionner. Et l’histoire commence même très mal.

En effet, après avoir enregistré ses parties pour "I Ain’t No Nice Guy", Philthy Animal Taylor est viré. Une décision qui n’avait rien de facile pour Lemmy et compagnie, mais qui devenait une nécessité puisque le jeu de Taylor devenait de plus en plus approximatif sur scène, pour ne pas dire médiocre. Et si on écoute bien "1916", on constate que ses patterns sont bien plus simples que par le passé où il frappait véritablement à l’instinct, offrant une rythmique féroce au groupe. Cela peut également être dû à l’air du temps (quoique les années 90 marquaient un second souffle salvateur pour la batterie Hard Rock), quoi qu’il en soit il semblait jouer à l’économie. C’est l’ex-Ozzy Osbourne et véritable mercenaire du genre, Tommy Aldridge, qui va tenir les baguettes sur la majeure partie du disque, ainsi que Mikkey Dee pour le titre "Hellraiser".

Le truc, c’est que ni l’un ni l’autre ne possèdent le groove de Taylor dans ses grandes heures et cela se ressent. Globalement, imaginez le MOTÖRHEAD du trip mélodique de la seconde partie des années 80 et collez-y un batteur qui tape comme un sourd. Ça ne fonctionne pas toujours très bien et on verra, enfin entendra pourquoi sur l’album suivant, "Bastards". Ajoutez à cela une inspiration parfois en berne ainsi qu’une production encore plus léchée que celle de "1916" et vous comprendrez une bonne partie des problèmes de "March Ör Die". La simplicité de la pochette, très sobre, laisse à penser que Joe Petagno n’ait pas été des plus inspirés lui non plus. En fait, "March ör Die" semble poursuivre dans la logique de "1916", mais sans en avoir le mordant, avec une production encore plus poussée pour faire ressortir l’aspect mélodique de MOTÖRHEAD.

Alors oui, on parle souvent de l’américanisation du son du groupe à cette époque et clairement on peut signaler un côté plus abordable, avec comme ultime rempart la voix de Lemmy qui reste toujours particulière, travaillée avec soin avec clopes, whisky et une hygiène de vie un peu particulière dirons-nous pour rester volontairement vague. Le choix d’interpréter une reprise, en l’occurrence le "Cat Scratch Fever" de Ted NUGENT semble aller dans cette direction également. Morceau accrocheur, propulsé par la gouaille de Nugent, le titre devient ici étrangement menaçant. Il est joué de façon plus Heavy et Lemmy ne cherche absolument pas à imiter les intonations du Motor City Madman. Cela reste un peu juste pour espérer toute notre attention, mais le rendu n’est pas forcément inintéressant, le rendu se veut bien plus sale. Puis il y a le cas de "I Ain’t No Nice Guy".

Pour un auditeur lambda qui découvre MOTÖRHEAD avec des morceaux « classiques » comme "Overkill", "Ace Of Spades" ou encore "(We’re) The Road Crew", le concept même de ballade associé au groupe peut sembler incongru. Pourtant la formation n’était pas fermée à l’idée et avait même signé une bien jolie "Love Me Forever" sur l’opus précédent, sur laquelle Lemmy roucoulait comme un pigeon asthmatique. Cela faisait sens. Ici, "I Ain’t No Nice Guy" bat le chaud et le froid. La mélodie est un peu trop acidulée pour être pleinement honnête, mais il y a la présence d’Ozzy qui apporte toutefois un plus non négligeable, le timbre nasillard du Prince des Ténèbres fonctionnant bien avec celui plus rocailleux de Lemmy. Puis il y a le solo de Slash et là, c’est le drame, ce dernier s’est contenté de jouer une partie très générique, qu’il aurait pu signer pour les GUNS sans sourciller. Il porte son empreinte, mais il n’a pas tout à fait le feeling qui aurait pu tout changer.

Mais pourtant, les musiciens en ont encore sous le pied et sont capables de quelques pièces ardentes. Il ne faut pas oublier que MOTÖRHEAD, c’est avant tout du Rock’N’Roll et ils le prouvent avec le bon "Stand" qui ouvre l’album, ou avec le rapide "Jack The Ripper" et son ambiance malsaine à souhait qui s’en tire ma foi plutôt bien. On s’arrêtera également sur "Bad Religion", qui reprend un sujet que Lemmy a pas mal ressassé. Là encore, pas de grosses surprises, mais le morceau est bon et fait tout à fait le job. Je m’attarderai également sur le plus bluesy "You Better Run", sur lequel Slash vient refaire une pige, un peu plus convaincante à mon sens. Le riff et le rythme traînant de ce titre fonctionnent plutôt bien et c’est un véritable boulevard pour la voix de Lemmy. Quant au title track, on aime ou on déteste. Le groupe se livre à nouveau à des expérimentations, dans la lignée de "Nightmare/Dreamtide" sur "1916", soit quelque chose d’étrangement planant, tout en conservant quelques atours Heavy et inquiétants. Personnellement, ça me rappelle les trips sous acides d’un HAWKWIND.

Puis il y a le reste, avec "Hellraiser" en tête. Ce morceau fonctionne très bien, à condition de ne pas connaître la version du "No More Tears" d’Ozzy, sur lequel il est apparu en premier. Wylde y avait apporté un feeling différent et qui faisait mouche avec l’interprétation d’Osbourne ; la version de MOTÖRHEAD n’est pas si mal, mais plus brute de décoffrage, elle n’a pas le même effet. Il lui manque un truc et ce truc, c’est peut-être justement l’aspect 100 % MOTÖRHEAD que l’on ne ressent pas forcément. Cela s’écoute, comme les morceaux qui n’ont pas été nommés, mais ils ne laissent pas pour autant un souvenir impérissable, un peu à l’image de l’album en définitive, qui voit le groupe non pas se vautrer lamentablement, mais poser un genou à terre. Et ça, je pense qu’ils ne l’avaient pas vu venir.

Malgré son caractère très moyen, "March Ör Die" est un disque charnière dans la carrière de MOTÖRHEAD. Il marque la fin d’une ère avec le départ définitif de Philthy Animal Taylor, qui s’en va avec le groove Rock’N’Roll qui faisait le charme de la formation. Une part de cette identité s’en va alors que Mikkey Dee arrive. Si ce dernier n’est pas un mauvais batteur, il ne possède pas le même feeling et le groupe durcira le ton autour de ses rythmiques plus Heavy, d’obédience Metal. Après, la réputation de pire album du groupe pour "March Ör Die" est aujourd’hui un peu galvaudée. Il ne s’agit pas d’un échec artistique complet, il marque juste un coup de mou après une carrière jusque-là solide. Ils feront bien pire par la suite, tout comme ils feront bien mieux en quelques occasions.

Note réelle : 2,5/5.

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   DARK BEAGLE

 
   DAVID

 
   (2 chroniques)



- Lemmy Kilmister (chant, basse)
- Phil "z??m" Campbell (guitare)
- Michael "w?rzel" Burston (guitare)
- Tommy Aldridge (batterie)


1. Stand
2. Cat Scratch Fever (Cover)
3. Bad Religion
4. Jack The Ripper
5. I Ain't No Nice Guy
6. Hellraiser
7. Asylum Choir
8. Too Good To Be True
9. You Better Run
10. Name In Vain
11. March Or Die


             



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