>Boîte à demandes>Historique site
>Metal hit>Statistiques
>Dark Side>Liens
>Concerts>Discord
>L'équipe du site>Facebook
  

Recherche avancée       Liste groupes



      
HARD ROCK  |  STUDIO

Commentaires (11)
Questions / Réponses (9)
Metal Hit
L'auteur
Acheter cet Album
 


 

- Style : VULCAIN, GUN BARREL, AMERICAN DOG, SWEET, The RODS
- Membre : WILD HORSES [UK], The DAMNED, HAWKWIND, SCORPIONS, Phil CAMPBELL AND THE BASTARD SONS, THIN LIZZY, KING DIAMOND, FASTWAY
- Style + Membre : SAXON, LEMMY
 

 Site Officiel Du Groupe (2857)
 Myspace (2015)
 Site Motörhead France (2567)
 Myspace (1804)
 Myspace De Lemmy (1604)

MOTÖRHEAD - Bomber (1979)
Par DARK BEAGLE le 5 Juillet 2025          Consultée 1483 fois

"Bomber" paraît quelques mois seulement après "Overkill", disque qui aura ouvert de nombreuses portes à MOTÖRHEAD, les plaçant sur le devant de la scène après des années de galère. On pourrait penser que cet album serait bâclé vu la rapidité avec laquelle le groupe l'a enregistré, mais il n'en est rien. Il n'est pas non plus une copie d'"Overkill", avec lequel il partage toutefois le même producteur, Jimmy Miller, ainsi qu'une patte, les marques d'un style affirmé. Sur "Bomber", beaucoup de choses diffèrent cependant, par touches subtiles mais bien présentes.

À commencer par cette pochette, qui tranche avec les précédentes. Cette fois-ci, le Snaggletooth est juste un flocage sur la carlingue de l'avion, un bombardier Heinkel 111, du même genre de ceux qui ont pilonné l'Angleterre durant le Blitz. Cette fois-ci, ce n'est pas Joe Petagno qui est aux pinceaux, mais Adrian Chesterman (qui s'occupera également de celle du "Hit And Run Revisited" des GIRLSCHOOL) et il va produire une peinture devenue iconique, avec son style très réaliste qui montre les musiciens dans leur entreprise de grande démolition.

Si Overkill débutait par son title track et mettait directement la pression à l'auditeur avec cette introduction à la double grosse caisse, chose qui était encore assez rare à l'époque, le groupe n'agresse pas immédiatement ici. "Dead Men Tell No Tales" se veut plus lente, plus écrasante également, Lemmy et sa bande vont directement à l'essentiel sans chichi et sans esbroufe. Pourtant l'opener, bien que mid tempo, fonctionne à merveille parce que derrière lui, les autres morceaux ne proposent pas d'accélérations directes.

Car oui, "Bomber" est un album plus posé niveau tempo, à deux exceptions près : "Poison" et la chanson-titre, les deux ayant la particularité d'achever chaque face. Si "Dead Men Tell No Tales", "Stone Dead Forever" et "Bomber" sont souvent considérés comme les trois gros classiques indéboulonnables de cet opus, le reste n'est pas à négliger non plus. MOTÖRHEAD, à cette époque, avait trouvé une formule qui fonctionnait et elle était simple : jouer le Rock'N'Roll le plus sale possible et surtout le plus spontané qui soit, lui conférant une aura appréciée des Punks pour l'authenticité dont faisait preuve le groupe.

À titre d'exemple, je citerai simplement "Lawman" et "Sweet Revenge", deux morceaux différents, mais intimement liés puisque le premier meure alors que l'autre a déjà commencé. Nous passons d'une espèce de Blues lourd et sauvage pourfendu d'un très bon solo de la part de Fast Eddie Clarke à quelque chose de plus sombre, plus pesant, n'étant pas sans évoquer "Capricorn" du précédent essai de part son côté plus lent et menaçant. Cela sonne terriblement Rock'N'Roll, ça dégouline d'un feeling qui aura surtout été propre aux années Clarke/Robertson, mais ça n'empêche pas ce disque de sentier l'adrénaline et la testostérone.

Nous retrouvons d'ailleurs Clarke au chant sur "Step Down", où il se débrouille assez bien, dans un style toutefois moins grumeleux que celui, inénarrable, de Lemmy. Là encore il s'agit d'un morceau plus lent, plus " atypique " même s'il convient de se souvenir que MOTÖRHEAD n'était pas qu'un tank à ses débuts et qu'il touchait plusieurs styles pour n'en former qu'un en définitive : le sien. "Bomber" ne marque aucune concession. Cela reste marqué au fer rouge, le son est indéniablement du pur MOTÖRHEAD ; solide, sale et groovy dans son genre, avec un sens de la mélodie qui lui est propre.

Car contrairement à une idée reçue, la mélodie est présente au sein de MOTÖRHEAD, camouflée par la saturation, mais elle vit, elle donne corps aux morceaux. Clarke possédait une finesse de jeu qu'on a un peu tendance à oublier alors qu'elle brille ici. C'est peut-être le disque où il est le plus à la fête en terme de son, de production, sa guitare est bien mise en avant, la basse de Lemmy gronde un peu moins fort tout en restant indéniablement présente alors que Philthy Animal Taylor maltraite les peaux de ses fûts avec conviction, mais sans jamais être inutilement bourrin. Et le résultat est là, d'une efficacité limpide.

Car à l'instar de son grand frère, "Bomber" n'a pas de temps morts. Encore une fois, une écoute sur son format d'origine suffit à comprendre à quel point ce disque est malin. En nous réservant les électrochocs à la fin de chaque face, le groupe nous rappelle qui il est, de quoi il est capable dans ses excès et à quel point il est efficace. Il inverse plus ou moins la construction d'"Overkill", comme s'il nous jouait le disque à l'envers, avec une connotation très '70 due à son approche parfois plus Bluesy. Il est l'antithèse d'"Overkill" et de "Ace Of Spades", mais il demeure un jalon très important dans la carrière de la formation britannique.

"Bomber" est clairement, à mon sens, un disque à part dans la discographie de MOTÖRHEAD. Il en a les ingrédients, mais il les utilise différemment, laissant intervenir grandement le feeling sans pour autant trahir son côté " over the top ". En ralentissant le tempo, la bande à Lemmy publie un album totalement maîtrisé, qui transpire le Rock'N'Roll par tous les pores et qui propose surtout une autre facette de son talent. Il s'agit clairement d'un indispensable dans la longue carrière de MOTÖRHEAD, même si pour beaucoup, il s'agit avant tout de l'album qui propose "Dead Men Tell No lies", "Stone Dead Forever" et "Bomber", ce qui est un peu rageant quand on sait quels autres trésors il renferme.

Après, il est vrai que l'effet de surprise "Overkill" est passé, que ce côté plus posé peut ressembler à une perte d'inspiration ou que c'est une façon de se reposer sur ses lauriers. Peut-être même qu'il est réellement moins bon que son prédécesseur, mais ce n'est pas de grand-chose quand on comprend tout ce qu'il dévoile, cette qualité d'écriture et ce feeling omniprésent. Pour ma part, "Bomber" est au moins aussi indispensable qu'"Overkill" et qu'"Ace Of Spades" et enterre quasiment tout ce que sortira le combo après le départ de Fast Eddie Clarke quelques années plus tard.

A lire aussi en HARD ROCK par DARK BEAGLE :


HEART
Little Queen (1977)
Pour les amoureux du LED ZEP' IV




QUEEN
Freddie Mercury - A Kind Of Magic, L'histoire Illustrée (2016)
I little silhouetto of a man


Partager




 
   DARK BEAGLE

 
   DAVID
   LATIMUS

 
   (3 chroniques)



- Lemmy Kilmister (chant, basse)
- Eddie Clarke (guitare)
- Phil Taylor (batterie)


1. Dead Men Tell No Tales
2. Lawman
3. Sweet Revenge
4. Sharpshooter
5. Poison
6. Stone Dead Forever
7. All The Aces
8. Step Down
9. Talking Head
10. Bomber


             



1999 - 2026 © Nightfall.fr V5.0_Slider - Comment Soutenir Nightfall ? - Nous contacter - Webdesign : Inox Prod