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NE OBLIVISCARIS - Citadel (2014)
Par DOLORÈS le 29 Décembre 2014          Consultée 8415 fois

On a, pour une fois, un groupe qui porte bien son nom. NE OBLIVISCARIS, à ne pas oublier, le groupe qu'on devrait tous avoir de noté sur un post-it dans toutes les pièces de chez soi pour ne surtout pas laisser passer une occasion de s'écouter un de leurs albums.
En effet, je vous avais déjà parlé de "Portal Of I" comme d'une merveille, et on remet le couvert avec "Citadel". Etrangement, vu le premier jet du groupe, je n'avais absolument aucun manque de confiance quant à ce qu'ils allaient nous proposer avec le nouvel opus. Quand un groupe prouve autant de génie dès sa première apparition, difficile de ne pas se laisser aller jusqu'au bout dans leur étreinte.

Je leur lance des fleurs, mais "Portal Of I" est clairement un album d'une qualité difficilement égalée dans un style qui mélange autant du Death que du Black, à la fois progressif, mélodique, fou et maîtrisé. Alors oui, avec "Citadel", on a toujours ce chant clair qui en gêne plus d'un, on a toujours des soli et des mélodies omniprésentes, n'en déplaise aux Blackeux. Mais il faudrait être sourd ou idiot pour nier que leurs compositions possèdent une qualité hors norme. Mêler autant d'influences avec une maîtrise aussi terrible, et proposer le tout avec une intensité égale sur chacun des deux albums...

Si la pochette précédente avait soulevé chez moi quelques questionnements ainsi qu'un haussement de sourcil, j'ai peu à dire sur celle-ci. On cible une certaine cohérence qui manquait auparavant, mais elle a toujours le même effet : refléter à merveille l'aspect flamboyant et précieux des titres de NE OBLIVISCARIS. C'est cela même, à travers sa puissance et ses mélodies, "Citadel" est un album résolument brillant, littéralement. Enfin, non, la pochette n'est pas réellement sertie de cristaux mais c'est l'image que donne ces compositions subtiles.
Les non-connaisseurs ne devront pas pour autant s'y méprendre : les Australiens sont loin d'offrir des berceuses pailletées. On a d'ailleurs droit à des démonstrations assez exceptionnelles de violence tout en restant cantonnés à leur style, à la fois excessif et mesuré. Je pense notamment aux six dernières minutes du second titre, "Triptych Lux" qui mêlent pureté et destruction ultime en quelques riffs monumentaux. La même idée se retrouve sur la partie finale de "Pyrrhic" qui ne serait pas aussi épique sans ce violon poignant si caractéristique du groupe et qui, dans sa lutte avec tous les autres instruments, forme ce petit bijou.

NE OBLIVISCARIS a depuis longtemps déjà bien saisi quelles cartes jouer : son violon, sa basse et le choix de ses rythmiques. Si on imagine sans mal les envolées déchirantes qu'un violon peut produire, plus difficile de visualiser les deux autres éléments.
Sans non plus parler de solo de basse, il y a quelques rares passages où elle se retrouve au premier-plan, en s'intégrant parfaitement au reste de la composition, comme l'un des nombreux enchaînements hasardeux que le groupe met en scène. Cela rejoint alors l'affection particulière que j'ai pour les variations rythmiques assez osées mais toujours terriblement pertinentes et prenantes que "Citadel" soutient. Le groupe se complaît dans sa complexité à l'air aussi naturel que possible. Ajoutons à cela un souci constant du détail, et cette manière de superposer les pistes petit à petit avec habileté.

Difficile de détacher "Citadel" de son prédécesseur tant les deux albums se regardent en miroir : des échos constants se font sentir, avec des éléments repris, mais on a tout de même deux opus dont les titres ne se ressemblent absolument pas. C'est étonnant de voir à quel point le groupe reste égal à lui-même, sans nouvelle influence ni nouvelle forme de composition, entièrement différent, tout en proposant un second jet aussi abouti et de qualité que le premier.
La seule inégalité qu'il marque est finalement dans la répartition des titres et leur consistance, avec trois longs morceaux pour l'équivalent en titres courts et instrumentaux (ouverture-interlude-fermeture). NE OBLIVISCARIS est le type de groupe à qui on laisse, les yeux fermés, faire dépasser ses albums d'une heure, si cela signifie un petit coup de flamenco entre deux parties massives, des jeux de dualité loin d'être surjoués, un brin de poésie semé ici et là, et une production parfaite.

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- Tim Charles (violon, chant, piano)
- Xenoyr (chant, textes)
- Benjamin Baret (guitare)
- Daniel 'mortuary' Presland (batterie)
- Brendan 'cygnus' Brown (basse)
- Matt Klavins (guitare)


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2. Painters Of The Tempest (part Ii): Triptych Lux
3. Painters Of The Tempest (part Iii): Reveries From
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6. Devour Me, Colossus (part Ii): Contortions



             



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