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SYLAK OPEN AIR Day II par Steve
Par WËN le 5 Août 2017
Publié le 6 Septembre 2017 Consulté 333 fois

[SYLAK OPEN AIR VII] Samedi, 05/08/2017 @ Saint-Maurice-de-Gourdans (01)


Un retour à la maison et une courte nuit de sommeil plus tard, nous voilà de retour à Saint-Maurice-de-Gourdans (01).

APPLY FOR A SHORE

Mais mon entente avec les horaires étant ce qu’elle est, c'est donc au dernier morceau du premier groupe qu'on arrive. Celui-ci, c’est APPLY FOR A SHORE, du Hardcore Mélodique/Screamo, le truc pour ado qui peut bien passer si c'est bien fait et si on accepte un genre bien mainstream. Et à ce que j'ai pu voir, c'est plutôt pas mal. Les gars se donnent, le chanteur s'époumone, son chant clair se détache un peu des clichés du genre et reste juste. En gros, un choix plutôt pas mal pour démarrer, même s’il est difficile de juger en un seul titre. La journée promet d’être chaude, il est à peine midi, que déjà le soleil tape. Alors on profite de l’ombre offerte par les arbres et les installations pour éviter l’insolation. On le peut encore, le public restant pour l’instant épars.

BOTTLE NEXT

Dommage pour les absents, parce qu’avec deux gars, une guitare sèche, un micro, une batterie, des astuces à base de sampler, on est parti pour un Rock bien burné. Simple duo, BOTTLE NEXT parvient par un miracle qu’on appelle talent à nous emporter direct. Je pense alors à The CHAINSAW BLUES COWBOYS qui, dans un autre registre, avait réussi la même chose en 2015. En mélangeant les genres, avec du Rock américain, qui pourrait parfois se rapprocher du Stoner, un soupçon de Blues, une pincée de Jazz, avec l'apparition d’un saxophone joyeux – moi qui ai toujours vu cet instrument comme mélancolique, je crois m’être trompé – le groupe trouve quelque chose d’original et bourré de fraîcheur. Et malgré la présence sur scène de seulement une batterie et une guitare, sèche qui plus est, l’impression de se trouver devant un groupe de Rock parfois limite Hard se fait ressentir. L’appellation Hard Folk prend alors tout son sens. Le guitariste peu avare en vannes (« On n’a pas l’habitude de jouer devant des métalleux, parce qu’on fait de la musique de fiottes. »), ne laisse pas pour autant filer le temps entre deux morceaux. Une phrase pour résumer ? Un premier coup de cœur.



MARS RED SKY

En parlant de ça, j’ai l’impression que le Sylak et le Stoner, c'est une grande histoire d'amour. Je ne sais pas qui de l’organisation The Rock Runners est fan du genre, mais le festival nous aura fait découvrir pas mal de bonnes choses au fil des ans. Et MARS RED SKY ne déroge pas à la règle. Tout le monde n’apprécie pas, mais pour ma part, mes oreilles prennent leur pied (je dois avoir une anatomie bizarre). Avec ce qu’on pourrait qualifier de Stoner atmosphérique, il nous emporte dans son monde psychédélique, avec comme guide cette voix aiguë à la fois magnifique et très peu commune dans le style. Et tout en étant très différent, MRS me fait un peu penser à ABRAHMA, qui lui aussi s’approprie le genre pour le rendre très personnel. Scéniquement parlant, le groupe ne fait qu’accompagner la musique, mais il n’en faut pas réellement plus. Il laisse chanter ses instruments et cela nous permet même, si l’envie nous prend, de fermer les yeux pour mieux se laisser porter. MARS RED SKY nous offre un tout nouveau morceau, joué pour la première fois, avant de terminer ce voyage onirique pour nous faire revenir au stade Régis Perrin.

CRYPTOPSY

Quand on a une programmation aussi éclectique que celle du Sylak, il faut s’attendre à des changements d’univers radicaux. Et c’est le cas, en passant de la rêverie à de la violence brute avec l’un des groupes que j’attendais le plus cette année : CRYPTOPSY. Un choix étonnant d’horaire, je les aurais personnellement vus plus haut dans l’affiche, mais cela s’explique par des contraintes avec un départ des Québécois à 17h pour l’Italie. Moi qui en étais resté à "The Unspoken King" – que j'ai aimé, hein ? – je suis surpris de voir que Matt McGachy a radicalement changé son timbre de voix. Fini le Deathcore, fini le chant clair, retour à ce bon gros Death violent, chaotique et dégueulasse. C’est alors, qu’aidé par un petit coup de pouce apporté par le nom de leur tournée, je comprends que le groupe va nous jouer "None So Vile" en intégralité. Chose que les fans de la première heure doivent apprécier (moi, si j’avais su ça avant, j’aurais révisé mon classique). Et il faut bien avouer que, même s'il ne parvient pas au degré d’immondice du chanteur de l'époque, McGachy se sent plutôt bien dans la peau de Lord Worm, avec borborygmes parfaitement incompréhensibles et cris venus du plus profond des entrailles. Le pied est total, pour vu qu'on aime un brin. Flo Mounier (batterie) est impressionnant, si bien qu'il donne l'impression que jouer comme lui est d'une facilité sans nom. Mais il ne faut pas négliger ses camarades, tous impeccables. C’est d’une telle technicité et d’une telle brutalité, que ça en devient effrayant. Comme sur le CD, on termine par deux monstres où la mélodie gagne un peu de place, avant de nous laisser. Pantois. Petite anecdote : j'ai passé une partie du set à côté de Julien, de BENIGHTED, qui avoue s'être pris une bonne claque. Connaissant le bonhomme et son groupe, c'est dire le niveau.



HEIDEVOLK

Après ça, et pour que nos tympans connaissent un peu de repos avant de se faire labourer à nouveau avec bonheur, il nous faut passer dans un tout autre univers. Ça tombe bien, c’est exactement ce que la programmation a prévu avec le Folk Metal d’HEIDEVOLK. Mais, et c'est aussi ça la magie du Sylak, l'ambiance ne retombe pas. Les titres sont accrocheurs, l’atmosphère est festive, joyeuse – il suffit de voir les photos du bassiste pour s’en rendre compte –, sans jamais tomber dans la déconnade (on laisse ça à TROLLFEST pour demain). Le duo de chanteurs, soutenu par le bassiste, fonctionne bien, surtout que la voix claire du premier, presque incantatoire, apporte un peu d'authenticité à la musique tout en se montrant impressionnante. En témoigne l'introduction du dernier titre, issu de leur nouvel album. Ça n’est pas mon genre de prédilection, mais c’est toujours cool à voir, surtout quand c’est réussi comme ici.


CALIBAN

Avant de retourner dans la bestialité d’un Brutal Death, la Sylak nous offre un entre-deux. Un groupe plus violent que HEIDEVOLK, mais bien moins extrême que SUFFOCATION. Je veux parler de CALIBAN. Ayant lu quelques chroniques peu élogieuses ici et là, je ne m’étais jamais penché sur la question. C’est donc presque neutre, quoi que sceptique, que j’aborde ce set. Là, les Allemands me font un peu penser à EVERGREEN TERRACE, vus ici il y a trois ans : un groupe qui ne me plairait sûrement pas sur album, mais qui en live, fait son petit effet. Je pourrais aussi mentionner BETRAYING THE MARTYRS, avec un côté moins puissant cela dit (car ces derniers sont des tueurs sur scène). En vrai, ça peut faire penser à une grande partie des groupes de Metalcore. C’est du gros couplet bien musclé, surchauffé à la production bien béton, pour faire secouer et pogoter le public, et des refrains en voix claire aux intonations adolescentes pour accrocher un max l'auditeur, qui peut aussi les chanter en chœur. Ça ne révolutionne rien. Du tout. Mais ça fonctionne. CALIBAN est taillé pour le live – les albums peuvent, je pense, même s’envisager comme une simple invitation à venir le voir –, d'autant plus qu’il sait exactement ce qu'il fait, le fait bien et avec une certaine conviction. Bien, voilà. On a bien rigolé, on s’est calmé, on a retrouvé sa jeunesse adolescente, maintenant, les choses sérieuses vont recommencer.



SUFFOCATION

Et dire que SUFFOCATION porte bien son nom est un euphémisme. Pendant tout le set, l’impression d’entendre le concert avec mes organes internes plutôt qu’avec mes oreilles ne me quitte pas. Les Américains sont étouffants, maltraitant les amplis pendant une heure d’un Death brutal, véloce et technique. À peine a-t-on droit à un peu d'aération lors de soli, mais c'est bien tout ce qu'on voudra nous accorder. C’est peut-être moins crade que CRYPTOPSY, moins taré, mais pas moins violent et l’impression d’assister à un gros bloc massif qui nous défonce la gueule ne nous quitte pas, nous laissant complètement séchés. Il n’y a rien de plus à dire, sinon que SUFFOCATION est sur bien des lèvres à la suite de cette prestation, et ce, pas seulement pendant la demi-heure qui suit.



The CHRIS SLADE TIMELINE (From AC/DC)

La soirée pointe lentement le bout de son nez, et avec elle arrivent les premières têtes d’affiche. Et même si le festival nous a habitués à des noms prestigieux, faire venir un batteur d’AC/DC (entre autres) à Saint Maurice-de-Gourdans, a quelque chose de surprenant. La programmation de The CHRIS SLADE TIMELINE, c'est donc bien vu, rappelant à chacun des souvenirs, qu’ils soient d’adolescence, pour ceux qui ont vécu la grande époque, ou d’enfance, pour ceux qui ont été bercés par la musique de leurs parents. Je ne suis pas forcément très groupes de reprises, mais la présence de ce batteur change considérablement la donne, offrant légitimité à la formation et au public une petite leçon d’histoire. Les hits s’enchaînent : "Hells Bells", "Back In Black" et plein d'autres petites pépites de Hard Rock/Heavy Metal. Bon, il me faut quand-même admettre une incompréhension : que fait ce choriste à peine utile sur la gauche de la scène ? C’est vrai, quoi ! Debout, immobile, l’air un peu las. Même s’il tente de participer, il jure un peu avec le reste. Puis vient un titre d’URIAH HEEP, où l’on comprend qu’il est en fait simplement le chanteur des reprises hors AC/DC. Et d’un coup, mon regard sur cet homme change radicalement. Son chant, d’une grande sensibilité et d’une sacrée justesse, impressionne. Tout comme celui de l'autre chanteur d’ailleurs, au timbre proche de l’original. Il nous reste à regretter deux ou trois soucis techniques, quelques pains – que j’ai surtout remarqués lors de "Back In Black". Mais il faut surtout avouer que ça a fait du bien.


METAL CHURCH

La lumière décline, il est temps de changer quelques réglages de mon reflex pour m’adapter à la nuit qui arrive. Niveau musique, on reste dans le old-school avec METAL CHURCH. Si le Thrash ne fait pas partie de mes genres de prédilection – préférant les groupes à ambiances plutôt que le riff qui tue –, ce concert me tentait bien, car le souvenir de DEATH ANGEL il y a deux ans est toujours aussi vif. Un groupe impressionnant scéniquement, avec un chanteur très en forme. Et METAL CHURCH, c'est le groupe Thrash typique : du riff qui claque, un chant Heavy bien maîtrisé et des poses, des poses et des poses. Le groupe est bon, pro, généreux, le show est plus dynamique que celui du groupe précédent, mais possède moins de folie que DEATH ANGEL. Ce qui n'empêche pas le moment d'être bon, avec un chanteur qui s’empare de la scène, sans pour autant cacher ses partenaires. Musicalement, si vous aimez le genre et que vous ne connaissez pas (peut-être y en a-t-il encore), jetez une oreille, ça pourrait vous intéresser.



VENOM INC.

À son annonce sur le Facebook du Sylak, l'idée de voir VENOM INC. en live m'avait mis en joie. La baffe mise par la prestation de M-PIRE OF EVIL, à Laudun-L’Ardoise, me reste encore en mémoire, notamment grâce à la présence de Tony Dolan, véritable bête de scène et monstre de charisme, sans oublier la prestance de Mantas. Ce que je n'avais pas prévu par contre, c'était de me prendre une mandale encore plus grosse. VENOM, l’original, est devenu culte et ce n'est pas un hasard. Le VENOM INC. reprend leur côté le plus haineux et redoutable. Dolan est une fois de plus impressionnant, imposant, impérial. Lui et Mantas se complètent parfaitement. Puis entendre des morceaux fondateurs du Black Metal impressionne. Certains titres, comme "Warhead", sont de véritables pépites amplifiées par la mise en scène qui fait participer le public, tout en faisant monter la pression avant un refrain destructeur. Et que dire de "Countess Bathory", titre de fin, qui nous reste en tête bien après que le set soit terminé ?



MAX & IGGOR CAVALERA

Après cette grosse tarte que fut le concert de VENOM INC., vient alors la tête d’affiche de ce samedi. À savoir les deux frères Cavalera. Pour être honnête, je ne connais pas vraiment SEPULTURA. Il faut dire que quand je me suis mis au Metal, le groupe avait pas mal perdu de sa superbe et que de toute façon, Max puis Iggor avaient quitté le navire pour voguer vers des horizons plus ou moins réussis. Plutôt moins d’ailleurs, si j’en crois cette phrase lue dans une chronique du supergroupe KILLER BE KILLED il y a quelques années, affirmant que Max avait la capacité de transformer tout ce qu’il touche en sombre merde. Tout ce que je connais d’eux, c’est un live de SOULFLY au Hellfest vu en replay à la télé. Et j’avais trouvé ça assez chiant. Plat, mou, faussement jumpant... Bref, je m’étais ennuyé, plus impressionné par la monodread du guitariste-chanteur, que par ce qu’il jouait. Mais bon, donnons-leur une chance, car un désir de nostalgie leur fait jouer en entier l’album "Roots", considéré comme culte. Et bonne nouvelle : j’ai trouvé ça moins ennuyant que dans la vidéo. Je dois seulement avouer que les Brésiliens sont plus forts dans les moments où ils font monter la pression que dans les passages plus brutaux, manquant toujours autant de relief à mon goût. Mauvaise nouvelle : c’est peut-être l’une des rares choses positives que vous lirez à leur sujet. "Ça a mal vieilli, non ? ", "J’étais un fan de l’époque et les voir ce soir, ça m’a fait de la peine", ou alors "C’était poussif ! Et quand les deux frères ont joué seuls, on se serait cru à une répétition" ! Voilà ce qu’on peut entendre à la fin de cette prestation, qui n’a déjà pas bien démarré. Prendre 15 minutes de retard pour les balances pour qu’au final les guitares soient inaudibles tout le premier morceau, "Roots Bloody Roots" en plus, c’est déjà pas une belle entrée en matière (faut dire que les gars sont arrivés quelques instants seulement avant de se produire, ça n’aide pas – ndlr : c’est ça, de programmer 2 shows le même jour dont l’un au Wacken et de devoir louer un jet en pleine bourre pour assurer le Sylak). Max avait pourtant l’air d’y croire, et je ne sais pas si c’est l’excitation de retrouver sa jeunesse mais il semblait ne plus vouloir quitter les planches, pour un show qui s’est étiré en longueur, avec quatre ou cinq rappels, dont un "Roots Bloody Roots" final déjà joué (désir de rattraper les problèmes du départ ?) et deux reprises. Il parait même qu’un gars, arrêté par un vigile, a voulu leur lancer un parpaing sur la gueule lors de celle de MOTÖRHEAD. Malgré cette douche froide finale, ce samedi fut une journée variée, riche en découvertes, en confirmations et en bonnes baffes. Une journée bien chaude, à peine rafraîchie par une pluie tombée tout juste entre deux concerts. La suite promet tout autant, les déceptions mises à part, j’espère.



             



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