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The BLACK CROWES - The Southern Harmony And Musical Companion (1992)
Par LONER le 18 Janvier 2009          Consultée 4322 fois

Il est des groupes qui s'accrochent à leur gloire comme un ivrogne à sa bouteille. C'est le cas des ROLLING STONES qui à l'aube des 90's remplissent encore les stades, bien qu'ils ne soient plus que l'ombre d'eux même, et ce malgré un récent... nouveau départ (« Start Me Up »). Mais la vague a fini par retomber et il faudra plusieurs années aux cailloux pour s'en remettre.
D'ailleurs, ça fait belle lurette que le riff estampillé Keith ne fait plus école. Les factions dissidentes se sont multipliées, le rock dit alternatif est en pleine guérilla urbaine. Et au milieu, il y a les BLACK CROWES.

Ultimes représentants d'un genre dit moribond, les frères Robinson cultivent l'art de faire du rock sudiste à coups de machette stonienne et de déflagrations bluesy dignes du dirigeable à ses premières heures. Encouragés par l'immense succès public et critique de leur premier effort, les natifs d'Atlanta se devaient de récidiver.
Livré en mai 1992, « The Southern Harmony And Musical Companion » se classe d'emblée premier dans les charts US et second en Grande-Bretagne. Un meilleur départ que son prédécesseur, bien qu'il se vendra au final moins bien (« seulement » quatre millions d'exemplaires). Au delà de ces considérations mercantiles, le second opus des BLACK CROWES se révèle vite plus abouti que « Shake Your Money Maker ». Là où ce dernier ne s'embarrassait pas des convenances et offrait des titres concis qui vont droit à l'essentiel, « The Southern Harmony... » met l'accent sur le feeling. Plus d'arrangements, plus de chœurs, plus de Ed Harsch aussi qui fait parler les ivoires tout au long de l'excellent « Remedy » ou de la remarquable ballade « Thorn In My Pride ».
A la seconde guitare, Jeff Cease cède la place à Marc Ford, échappé de BURNING TREE. Lui et Robinson, c'est un peu la paire Richards-Taylor des corbeaux, avec déluge d'électricité du côté gauche assuré par le frangin, tandis que Ford apporte un soutient d'abord discret avant de décocher un solo de feu, comme sur « Sting Me » qui vous met la raclée d'entrée.

La première face (oui, je parle en « faces » et je vous emmerde) s'achève sur deux blues magnifiques, dignes du ALLMAN BROTHERS BAND.
Tout d'abord, « Bad Luck Blue Eyes Goodbye » qui consacre le talent de Marc Ford en tant que soliste, surfant sur les nappes de Wurlitzer d'Ed. Et puis « Sometimes Salvation » où Steve Gorman peut laisser ses peaux s'exprimer librement sans risquer de recouvrir les incartades des deux bretteurs. Là-dessus, Chris n'a plus qu'à poser sa voix de bronze.
« Hotel Illness », immédiat et entraînant, ouvre la seconde face, aux sonorités globalement plus incisives, déjà par la présence de « Black Moon Creeping » où Ford et Robinson ferraillent plus dru que jamais, et surtout par celle de « No Speak No Slave » qui s'envole dans une tornade de guitares enflammées.

Que serait un album sudiste sans sa guitare slide ? « My Morning Song » se charge de combler (un peu trop ?) le manque par six minutes de rock « made in southern USA », un peu comme si Duane Allman avait emprunté un peu du gras de Billy Gibbons. Pantelants après ces assauts répétés, on accueil avec plaisir la reprise de « Time Will Tell » de l'ami Marley qui vient clore le disque en douceur, donnant finalement à Chris le dernier mot.
Bon, une fois qu'on arrive là, on fait quoi ? Simple, on remet le disque sur la platine, on va se resservir un verre de Jack Daniel's et c'est reparti. Car il faut savoir que depuis les BLACK CROWES personne n'a réussi à hisser le rock sudiste à de telles hauteurs, et ce « The Southern Harmony And Musical Companion » allait taquiner LYNYRD SKYNYRD le temps de dix morceaux quasiment sans défauts.
Goodnight.

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   LONER

 
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   (2 chroniques)



- Chris Robinson (chant, harmonica, percussion)
- Rich Robinson (guitare)
- Johnny Colt (basse)
- Steve Gorman (batterie)
- Marc Ford (guitare)
- Ed Hawrysch (piano)


1. Sting Me
2. Remedy
3. Thorn In My Pride
4. Bad Luck Blue Eyes Goodbye
5. Sometimes Salvation
6. Hotel Illness
7. Black Moon Creeping
8. No Speak No Slave
9. My Morning Song
10. Time Will Tell



             



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