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PRETTY MAIDS - Future World (1987)
Par JULIEN le 25 Juin 2005          Consultée 15363 fois

Nous sommes au milieu des 80s... IRON MAIDEN vient de torpiller la planète avec son gigantesque "Somewhere In Time" aussi novateur que sa pochette sculptant un paysage futuriste ; QUEENSRΫCHE s’est déguisé en Glameur de l’espace sur l'étonnant "Rage For Order" ; JUDAS PRIEST s’est fait remarquer (et souvent détester) en s’acoquinant à des claviers FM enveloppant un "Turbo" clinquant et quasi avant-gardiste... Et voilà que nos Danois de PRETTY MAIDS nous reviennent après un référentiel essai inaugural – "Red, Hot And Heavy" -, la besace chargée d’un nouvel album explosif... Une oeuvre à la pochette façon Megaman (je verse une larme sur ce héros de jeu vidéo qui berça mon enfance !), estampillée immeubles High-Tech mouchetés de couleurs lumineuses, et qui sont autant d'obstacles pour les soucoupes volantes aptes à transporter mamie au cyber-hospice ! Quel changement par rapport à l’imagerie primitivement Heavy Metal, servant de carte de visite au groupe sur "Red, Hot And Heavy" ! Bon, assez de falbalas, parlons musique !

Première chose à relever : Comme tant de groupes à cette époque, et bien qu’il les ait déjà employés précédemment, PRETTY MAIDS jonche ici sa musique de claviers très typés 80s, sorte de rencontre EUROPE – VAN HALEN (celui de "1984")... Mais, et se distinguant en cela de nombre de ses camarades, PRETTY MAIDS n'en voit pas pour autant sa musique s’affadir, ni même entreprendre de niveler sa richesse par la faute d’une optique plus conformiste, les instruments à touches s’accaparant un territoire plus conséquent. Et c’est ainsi avec un réel plaisir que l’on retrouve un groupe parvenu à mêler agressivité et mélodie avec pertinence, et une bonne dose de bagou.

Alors certes, l’ensemble gagne en emphase ce qu’il concède du côté d’un caractère affirmé des guitares. Ce qui ne signifie pas que Ken Hammer (désormais seul à la guitare) ait remisé sa six cordes au placard des faire-valoir, loin de là ! Et son instrument trépigne d'ailleurs de riffs savamment plantés dans l’échine de l’auditeur... Mais c’est pour mieux chauffer tes oreilles à l’attaque de solos inspirés, mon enfant ! Et les claviers ? Bien intégrés à la musique, ils s’épanchent en nappes et accords tissant des draperies plus FM ("Long Way To Go", "Love Games" et "Rodeo" au riff à la ACCEPT, sont tous trois assez clairement membres de la secte du Hard peu farouche face aux radios), quand ils n’engagent pas le duel avec la guitare (comme sur l’imparable et percutant morceau titre) ou ne viennent pas la rehausser d’élans synthétiques (le conquérant mid-tempo "We Came To Rock" ou les excellents et Speed "Needles In The Dark" et "Loud’N’Proud")... Et l’on se régale toujours de la voix unique de Ronnie Atkins, mieux utilisée ici : alternant avec aisance et maestria son chant clair limpide (illustration édifiante sur la très belle ballade "Eye Of The Storm") et des parties plus agressives, assez proches de celles baragouinées par l’impayable Chris Boltendahl (GRAVE DIGGER) - la classe en plus et le côté « Phacochère psychopathe » en moins -, Ronnie Atkins a cette fois-ci adopté une optique plus souple et vivifiante quant à l'emploi de ses deux intonations, les combinant sur tous les morceaux, lui qui se cantonnait à une seule humeur par composition sur le référentiel prédécesseur de l'album nous intéressant. Ce qui participe du sentiment de progression s'épandant ici.

Avec son "Future World" à la production très acceptable (bien que recouverte d’une pellicule un poil dâtée), PRETTY MAIDS consolidait ainsi sa place de choix au sein de la confrérie métallique européenne. Tout en s’ouvrant à des sonorités plus travaillées et à une plus grande diversité d'inspiration, le groupe s’attachait vivement à respecter sa dynamique personnelle, et à ne point dénaturer sa couleur propre, tout en gagnant en maturité. Égrenant les classiques, dont l’énorme et complexe "Yellow Rain", PRETTY MAIDS ne se trouait que très rarement à mon sens, fléchissant seulement lorsqu’il en venait à appuyer sa facette FM (ce que je regrettais déjà sur son premier album, bien que le schisme fut alors davantage marqué, et donc plus déconcertant). Mais voilà bien un argument des plus personnels, et qui ne doit pas vous dispenser d’appréhender à sa juste mesure ce petit bijou du Metal des 80s, assez court (moins de quarante-deux minutes), indispensable à tous ceux qui apprécient le genre et ne dégainent pas le pisto-laser au moindre jaillissement d’un accord de claviers. Ce groupe trop souvent oublié ne s’en trouvera que mieux !

Note : 4,5/5.

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   JULIEN

 
   DARK BEAGLE

 
   (2 chroniques)



- Ronnie Atkins (chant)
- Ken Hammer (guitare)
- Allan Delong (basse)
- Phil Moorhead (batterie)
- Alan Owen (claviers)


1. Future World
2. We Came To Rock
3. Love Games
4. Yellow Rain
5. Loud'n'proud
6. Rodeo
7. Needles In The Dark
8. Eye Of The Storm
9. Long Way To Go



             



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