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METAL INDUS LOURD  |  STUDIO

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1992 Psalm 69
2011 99 %
2012 Double Tap
  Relapse
2018 Amerikkkant
 

- Style : Nine Inch Nails
- Membre : Zoetrope, Gwar
 

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MINISTRY - Relapse (2012)
Par RENERION le 5 Juin 2012          Consultée 3871 fois

Ah le monde merveilleux de la musique. Parfois on se dit que c’est un peu comme le sport ou la politique, avec les groupes qui s’en vont puis qui reviennent pour un dernier tour de piste. Prenez MINISTRY par exemple… En 2008 on pouvait lire dans toutes les interviews de monsieur Jourgensen : « Bush est parti, moi j’ai dit tout ce que j’avais à dire, donc j’me casse aussi ». S’en est suivi la publication d’un live au titre évocateur "Adios Puta Madres" et un excellent album de reprises "Cover Up".

Jusque là me direz vous, tout va bien. On est dans un schéma de retraite classique, le groupe sort deux trois trucs de derrière les fagots pour nous rappeler son immense talent (parce que merde quoi, "Cover Up" il poutre). Et la, tirant sur une ficelle scénaristique hautement originale des feux de l’amour (genre Brittany quitte Brian pour se remettre avec Andy qui apprend qu’il est le véritable père de Kimberley qui est aussi la maîtresse de Brian, vous voyez le truc quoi) l'orga du Wacken annonce la reformation surprise du groupe pour un show en 2012, annonce suivi de la confirmation par Al d’un nouvel album dont j’ai la dure tâche de vous parler à présent.

MINISTRY reprend les armes là ou il les avait laissées. Et ne change rien à la ligne de conduite fixée par sa merveilleuse croisade anti-Bush. Un indus, ultra bourrin, puissant et agressif. Les premières notes de "Ghouldiggers" donnent le ton. On va en prendre plein les tympans pendant au moins une heure. D’ailleurs en relisant mes commentaires après la première écoute, "oh putain, trop bien, ça poutre, ils sont enfin de retour, mais comment je lole en relisant toutes les reviews de rejet". Comme quoi la première écoute peut facilement être trompeuse (d'où le fait qu'un bon chroniqueur n'écrit pas un texte dans avoir creusé un peu, d'où les délais parfois longs etc etc).

Ne boudons pas notre plaisir, l’intro parlée est excellente avec cette analyse vitriolée du monde du show-business, et tous les problèmes que pose le fric dès qu’il y entre. D’ailleurs le refrain de "Ghouldiggers" est purement imparable avec son « I’m not dead yet » scandé comme un ultimatum à toutes les sangsues du monde de la musique. Et arrive "Double Tap", mettre le meilleur morceau de l’album en seconde position est souvent un pari risqué mais là, il fait parfaitement son office. Brutal, intense, violent, rapide, MINISTRY nous refait un "Rio Grande Blood" de façon magistrale.

Parce qu’après tout, c’est ce que l’on recherche chez le MINISTRY actuel, ce coté ultra violent, qui arrache les tympans à chaque note en retransmettant la colère et le rejet total du système par le groupe.

Et c’est ce que l’on a ici, chaque morceau se veut plus bourrin que le précédent, en utilisant tous les effets classiques du groupe batterie omniprésente, guitares monstrueuse, basse lourde et ronflante. Définitivement, MINISTRY est de retour, en forme, et plus en colère que jamais. Le problème, c’est que quand on est en colère, on tourne souvent en rond.

Car MINISTRY tombe rapidement dans le piège de la redite. La deuxième moitié de l’album est plate, et quasiment sans intérêt. Franchement, "Weekend Warrior" après l’ultra puissant "Double Tap", c’est un peu comme regarder « Fausses Blondes Infiltrées » juste après « Tootsie », l’idée est grosso-modo la même mais la ou le second est génial, le premier n’a aucun intérêt. On passera sur les paroles hyper cheap de 99% « Mettons leurs les menottes, Jetons la clé, Parce que trop c’est trop ! » … Merci Al, vous pouvez vous rassoir, c’était un grand moment d’écriture…

La reprise de "United Forces" de S.O.D. m’a bluffé, le coté militariste assumé n’est pas déplaisant et même plus attachant, mais ça ne suffit pas pour sauver un "Get Up, Git Out’n’Vote" a pleurer. Et même un "Kleptocracy" de bonne facture n’arrange rien à l’ensemble.

RELAPSE, rechute en français… Pour ceux qui n’ont jamais vu de drogué, sachez une chose : une rechute n’est jamais quelque chose de beau. C’est violent, brutal et souvent dangereux. Un peu à l’image de la pochette de ce nouvel album. Hideuse reste le mot juste. MINISTRY a toujours été un habitué des pochettes tordues mais là même pas, c’est juste laid.

Bref, quelles sont réellement les raisons réelles de cet échec ? Peut-être que les attentes étaient situées trop hautes ? Après "The Last Sucker" on était en droit d’attendre plus et même beaucoup plus de la part de l’immortel Al. Mais la devant le peu d’innovation et la deuxième moitié de l’album qui s’essouffle au fil des écoutes, le couperet tombe, impitoyable. MINISTRY peut faire mieux, et ce, sans bouger de son trône. Pas un mauvais album en soi, juste un mauvais MINISTRY...

Au moins, il faut se dire que cet album nous permettra de revoir Al et sa bande sur scène et ça c’est la vraie bonne nouvelle de ce début 2012.

2,5/5.

Chanson qui valent le coup : "Ghouldiggers", "Double Tap", "Kleptocracy", "United Forces".

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   RENERION

 
  N/A



- Al Jourgensen (chant, guitare, claviers)
- Mike Scaccia (guitares)
- Tommy Victor (guitares)
- Sin Quirin (guitares)
- Tony Campos (basse)
- Casey Orr (basse, claviers)
- Samuel D'ambruoso (batterie, samples, chœurs)


1. Ghouldiggers
2. Double Tap
3. Freefall
4. Kleptocracy
5. United Forces
6. 99 Percenters
7. Relapse
8. Weekend Warrior'
9. Git Up Get Out 'n Vote'
10. Bloodlust
11. Relapse (defibrillator Mix) (edition Collector Seu



             



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